Eugene Doyle soutient que le récent débat en Nouvelle-Zélande sur une éventuelle réaction militaire aux liens croissants des Îles Cook avec la Chine révèle des contradictions stratégiques et normatives plus profondes. Il situe la controverse dans le statut constitutionnel ambigu des Îles Cook, leur vaste ZEE et le potentiel minier des grands fonds marins, ainsi que dans la concurrence des grandes puissances pour l’influence dans le Pacifique. Doyle critique les appels à la force relayés de manière sensationnaliste par certains médias, invitant plutôt la Nouvelle-Zélande à respecter la souveraineté pacifique et à privilégier une diplomatie qui mette au premier plan les priorités régionales — notamment la résilience climatique et un Pacifique dénucléarisé. Il affirme que la Nouvelle-Zélande s’est rapprochée des objectifs stratégiques des États-Unis, amplifiant la rhétorique anti‑chinoise malgré une forte dépendance économique à l’égard de la Chine. Doyle salue la diplomatie mesurée de la Chine et exhorte Canberra et Wellington à adopter une politique plus indépendante, menée par les pays du Pacifique, qui reconnaisse un ordre multipolaire. En définitive, il présente le différend comm
Article
## Contexte géopolitique : un duel inattendu au cœur du Pacifique
La conversation enregistrée avec Eugene Doyle met en lumière un retournement stratégique qui a pris de nombreux observateurs par surprise : les Îles Cook, jusque-là perçues comme un partenaire dépendant de la Nouvelle‑Zélande, se retrouvent au centre d’une compétition croissante entre grandes puissances. L’enjeu n’est pas seulement la proximité géographique ou des loyautés historiques ; il s’agit d’un affrontement latent pour le contrôle des espaces maritimes, des ressources sous‑marines et des alignements politiques qui définissent la sécurité du Pacifique Sud. Ce qui apparaît d’abord comme une querelle régionale révèle ainsi des implications globales, où considérations économiques, impératifs stratégiques et questions de souveraineté se mêlent.
## Statut constitutionnel des Îles Cook : limbes et revendications
Un point clé de la discussion est le statut particulier des Îles Cook. Officiellement autogérées mais sans pleine reconnaissance universelle comme État membre de l’ONU, elles vivent dans une zone grise du droit international. La reconnaissance par le président américain en 2023 a complexifié encore la donne : elle a été perçue par certains comme une manœuvre liée à des intérêts stratégiques et économiques, plutôt que comme une simple affirmation de droit. Eugene Doyle souligne combien cette ambiguïté juridique crée un terrain fertile pour les ambitions étrangères — quand un territoire a la latitude d’orienter sa politique étrangère, il devient immédiatement une cible pour les puissances qui veulent sécuriser des positions maritimes ou des contrats d’exploitation.
Cette situation met en lumière une tension récurrente : la coexistence entre obligations historiques (la relation de protection et d’association avec la Nouvelle‑Zélande) et l’aspiration des populations insulaires à définir leur propre avenir. La description de ces îles comme « dans un état de limbo » est pertinente parce qu’elle illustre les contraintes réelles de souveraineté que subissent des communautés insulaires qui, sur le papier, ne sont pas totalement souveraines et, en pratique, peuvent pourtant signer des accords internationaux significatifs.
## Nodules polymétalliques et économie : pourquoi tout le monde regarde vers le fond marin
L’un des facteurs explicatifs les plus concrets de l’intérêt international pour les Îles Cook est économique : d’immenses gisements de nodules polymétalliques ont été découverts dans leur zone économique exclusive (ZEE). Ces nodules, riches en cobalt, nickel, cuivre et manganèse, représentent une ressource stratégique à l’heure de la transition énergétique et de la course aux matériaux indispensables aux batteries et aux technologies propres. Doyle note à juste titre que la ZEE des îles couvre environ 2 millions de kilomètres carrés — une richesse d’espace et de potentiel qui rivalise avec celle de la Nouvelle‑Zélande elle‑même.
La course pour sécuriser l’accès à ces ressources se traduit par des démarches diplomatiques mais aussi par des pressions économiques et symboliques. La reconnaissance politique par des acteurs extérieurs, les visites de hauts responsables et les accords de partenariat stratégique sont autant de moyens de nouer des liens privilégiés avec l’État insulaire et, par ricochet, de garantir des droits d’exploitation ou d’influence. Ce sont des logiques classiques de compétition autour des ressources, mais la densité stratégique du Pacifique les rend particulièrement sensibles : qui contrôle les fonds marins contrôle une part importante de la chaîne d’approvisionnement globale.
## Médias et réactions en Nouvelle‑Zélande : frictions internes et rhétoriques d’exception
La conversation met en relief la manière dont les médias et certains commentateurs en Nouvelle‑Zélande ont enflammé le débat, jusqu’à suggérer — pour choquer ou tester les limites — l’emploi de la force militaire contre les Îles Cook. Doyle rapporte l’exemple du New Zealand Herald et d’un éditorial provocateur proposant l’invasion comme option afin d’empêcher un partenariat entre les Cooks et la Chine. Même si ces voix ne représentent pas une politique étatique, elles en disent long sur l’état d’esprit d’une partie du paysage médiatique et politique : l’acceptation tacite d’une rhétorique impériale, une tentation de défendre des intérêts « comme si » ces territoires étaient toujours des dépendances à gérer.
Cette posture contraste avec des principes que la Nouvelle‑Zélande proclame parfois — défense des petits États, promotion du droit international, soutien aux peuples du Pacifique. Doyle souligne l’hypocrisie de certaines réactions : alors que la presse occidentale a soutenu, dans d’autres contextes, le droit des nations à choisir leurs alliances (pensons à l’Europe de l’Est après l’invasion de l’Ukraine), l’indignation ici est dirigée contre le choix souverain d’un micro‑État insulaire. La sélection des principes en fonction des acteurs concernés révèle à quel point l’idéologie peut modeler le discours public et conditionner les réponses politiques.
## Le rôle de la Nouvelle‑Zélande : mini‑allié des États‑Unis ou leader pacifique régional ?
Un débat central que soulève la discussion est celui du rôle que la Nouvelle‑Zélande choisira dans le Pacifique. Doyle critique la dérive qui fait du ministère des Affaires étrangères une annexe des priorités militaires américaines, et il appelle à une politique étrangère plus autonome. Cette question n’est pas purement symbolique : elle touche à la crédibilité de la Nouvelle‑Zélande auprès des pays du Pacifique. Si Wellington se présente comme un « mini‑Washington », sa capacité à dialoguer, à proposer des solutions régionales et à gagner la confiance des voisins est sérieusement amoindrie.
À l’inverse, une approche ambitieuse et respectueuse — fondée sur l’écoute des priorités locales (climat, déplacement des populations, développement durable) et sur le renforcement des capacités régionales — pourrait reconstruire un leadership moral et pratique. Doyle appelle explicitement à développer une politique qui ne soit pas simplement anti‑chine ou pro‑américaine, mais qui mette au centre les intérêts des peuples du Pacifique : sécurité climatique, neutralité régionale, non‑prolifération et développement économique inclusif.
## Climat, décolonisation et mémoire : priorités oubliées du Pacifique
Le fil rouge du rassemblement des intervenants est l’évidence que, pour les habitants du Pacifique, les préoccupations matérielles quotidiennes — montée des eaux, érosion, déplacements — dépassent largement les querelles géopolitiques de Salon. Doyle évoque le rappel cinglant d’anciens leaders du Pacifique qui reprochent à Canberra et Wellington de ne pas écouter les priorités locales. L’histoire de la région — essais nucléaires, colonisation persistante, territoires non représentés à l’ONU — nourrit une défiance légitime envers les discours qui traitent ces zones comme des pions stratégiques.
L’exemple des populations déplacées, des sites contaminés et des injustices historiques (Atoll de Bikini et autres) impose une lecture morale : l’avenir du Pacifique doit être pensé d’abord en termes de réparation, d’adaptation climatique et d’autodétermination. Toute politique étrangère qui néglige ces urgences risque non seulement d’être inefficace, mais aussi d’aggraver l’aliénation et la dépendance.
## Vers une stratégie néo‑zélandaise crédible : diplomatie, respect et coopération régionale
La conclusion majeure que propose la conversation avec Eugene Doyle est normative mais pragmatique : la Nouvelle‑Zélande doit cesser d’imiter mécaniquement des agendas extérieurs et développer une stratégie régionale fondée sur la coopération, le respect et l’écoute. Concrètement, cela implique plusieurs pistes : renforcer les mécanismes de consultation avec les gouvernements insulaires, investir prioritairement dans des projets climatiques et humanitaires, promouvoir des accor
Transcript
Nouvelle-Zélande vs. Chine ? Le Duel
Pacifique Inattendu !
La Nouvelle-Zélande devrait-elle envahir les Îles Cook ? Croyez-le ou non, mais cela fait désormais
partie du débat public en Nouvelle-Zélande. Le plus grand journal du pays vient de publier un article
avec ce titre, suggérant une intervention militaire pour arrêter la coopération des îles autonomes
avec la Chine. Que se passe-t-il dans cette nation supposément pacifique voisine de l'Australie et
pourquoi les habitants des Îles Cook ne sont-ils plus en sécurité face à un pays qui, de jure, est
censé les protéger ? Pour en discuter, je suis rejoint par Eugene Doyle, un ami de cette émission et
écrivain basé à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Blog d'Eugene : https://www.solidarity.co.nz
Consultez également Pearls and Irritations : https://johnmenadue.com
#M3
Le gouvernement néo-zélandais a cette politique où nous voulons augmenter notre commerce avec
la Chine, et nous dépendons énormément de la Chine pour le commerce, tout en rejoignant une
alliance militaire anti-chinoise, l'AUKUS. Donc, si j'étais Chinois, je serais à juste titre très irrité par
cela. Les Chinois ont simplement agi de manière très mesurée et constante, repoussant
tranquillement cela. Et je les admire pour cela.
#M2
La Nouvelle-Zélande devrait-elle envahir les îles Cook ? Croyez-le ou non, cela fait maintenant partie
du débat public en Nouvelle-Zélande. Le plus grand journal du pays vient de publier un article avec
ce titre, suggérant une intervention militaire pour arrêter la coopération des îles autonomes avec la
Chine. Que se passe-t-il dans cette nation supposément pacifique voisine de l'Australie, et pourquoi
les habitants des îles Cook ne sont-ils plus en sécurité face à un pays qui, de jure, est censé les
protéger ? Pour en discuter, je suis rejoint aujourd'hui par Eugene Doyle, un ami de cette émission
et écrivain basé à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Eugene, bienvenue à nouveau.
#M3
Salut, Pascal. Ravi d'être de retour. Je suis un fervent adepte de l'émission.
#M2
Eh bien, merci pour cela. Et vous avez écrit cet article, en fait, et attiré mon attention sur le fait que
la Nouvelle-Zélande a maintenant un débat public sur ce qu'il faut faire avec les Îles Cook, y compris
l'utilisation de la force militaire contre elles. Je pense qu'il est important de noter que les Îles Cook
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sont dans un état de limbo. Elles sont autogérées, mais elles ne font pas partie de l'ONU. Elles ne
sont pas indépendantes. Elles ne sont pas de jure une nation indépendante, mais elles ont un
autogouvernement, y compris une politique étrangère et la liberté de décider de ce qu'elles veulent
faire avec les relations internationales tout en étant liées à la Nouvelle-Zélande pour des raisons de
sécurité. Que se passe-t-il ?
#M3
Oui, en fait, la façon dont vous l'avez exprimé était assez précise, mais cela montre à quel point tout
cela est compliqué parce que les Îles Cook ont été reconnues en 2023 par Joe Biden comme
souveraines et indépendantes, n'est-ce pas ? Donc, il y a pas mal de discussions sur le statut
constitutionnel des Îles Cook. Joe a peut-être été légèrement influencé par le fait que, et c'est assez
important, les Îles Cook possèdent des milliards de tonnes de ce qu'on appelle des nodules
polymétalliques. Donc, ils ressemblent à des pommes de terre, mais ils sont composés de cobalt, de
cuivre, de nickel et de manganèse—des milliards de tonnes d'entre eux.
Et curieusement, peu de temps après que Marco Rubio a réalisé que les îles Cook pouvaient en fait
être une source énorme de minéraux pour quiconque pourrait mettre la main dessus, l'Amérique a
fini par reconnaître les îles Cook comme souveraines et indépendantes. Les Chinois sont intéressés.
Le gouvernement néo-zélandais entretient une association longue et étroite avec les îles Cook depuis
même avant 1901, lorsque le gouvernement britannique a eu la gentillesse de nous transférer les
îles Cook. Donc, la première question que vous devez presque poser est : bon sang, où sont les îles
Cook ? La plupart des gens ne savent même pas où se trouve la Nouvelle-Zélande.
Alors, où se trouvent les îles Cook ? Eh bien, vous avez l'Australie ici, vous avez la Nouvelle-Zélande
en bas du Pacifique Sud, et à 3 000 kilomètres au nord-est se trouve ce petit groupe d'îles appelé les
îles Cook. Et elles sont petites, mais avec un facteur vraiment intéressant : elles ont 2 millions de
kilomètres carrés de zone économique exclusive (ZEE). Maintenant, la Nouvelle-Zélande a, je pense,
la cinquième plus grande au monde. Nous avons 4 millions ; elles ont 2 millions. Donc, les îles Cook
sont minuscules en termes de population, mais vous pouvez en fait voir pourquoi les grandes
puissances s'intéressent aux îles Cook.
#M2
Oui, c'est assez intéressant parce que la zone économique exclusive est un concept défini dans la
CNUDM, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Et l'idée principale est que tout
territoire qui émerge de l'eau génère alors une ZEE. Et même certains territoires sous l'eau, selon
leur profondeur, produisent une ZEE. Et c'est le genre de richesse ou c'est le fond océanique qui
n'est pas seulement le fond océanique, mais aussi l'océan, la pêche en fait partie, n'est-ce pas ? Cela
relève de la compétence de cet État. Donc, vous pensez que les États-Unis aussi ont l'intention
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d'exploiter le fait que quiconque est le plus proche du gouvernement des Îles Cook peut
probablement obtenir des contrats pour utiliser ces ressources naturelles ou exploiter ces ressources
naturelles. Est-ce que c'est ce qui se passe, une compétition ?
#M3
Je pense que c'est juste l'un des nombreux facteurs. Mais, oui, nous ne devrions pas minimiser
l'importance de cela. L'exploitation minière en haute mer fait certainement partie de ce qui est en
jeu ici. Et qui pourra exploiter cette ressource, contrôler cette ressource, sera d'un grand intérêt.
Comme je l'ai dit, c'était vraiment intéressant que Marco Rubio, actuellement sénateur américain,
soit terriblement intéressé par les Îles Cook. Joe Biden était suffisamment intéressé pour en fait la
déclarer souveraine. Et donc je vais juste aborder ce titre plutôt provocateur que le New Zealand
Herald a effectivement lancé il y a quelques jours.
Et ils ont dit, posez la question, la Nouvelle-Zélande devrait-elle envahir les Îles Cook ? Parce que les
Cook n'ont pas consulté notre avis sur un accord qui vient d'être signé. Le Premier ministre, Mark
Brown, des Îles Cook est actuellement à Pékin et va signer un partenariat stratégique avec le
gouvernement chinois. Maintenant, il nous assure, mais nous n'avons pas vu les détails de l'accord,
que cela n'empiète pas sur les arrangements de sécurité et de défense et que la Nouvelle-Zélande
n'a rien à craindre. J'ai un certain niveau de sympathie pour la position du gouvernement néo-
zélandais, vous savez, nous avons une relation très étroite avec les Cook.
Nous investissons beaucoup d'argent dans le pays, donc je ne veux pas adopter une position de
gentil ou de méchant à ce sujet. Je pense que ces choses sont assez nuancées. Mais la Nouvelle-
Zélande devrait avancer prudemment et utiliser nos compétences diplomatiques, pas nos
compétences d'intimidation. L'article du New Zealand Herald a été écrit par Matthew Hooton, qui
bénéficie de toutes sortes de couverture médiatique et a passé des années sur notre radio nationale
et dans toutes sortes de commentaires. Je vais donc citer un petit extrait de son article : Les
relations du Premier ministre des Îles Cook, Mark Brown, avec la Chine concernent clairement la
sécession du royaume de Nouvelle-Zélande, a déclaré Poutine, vous savez, sans fondement.
Et comme je l'ai souligné avec une hauteur coloniale considérable, très années 1940, très, très
britannique presque, je cite, ses mouvements illégaux ne peuvent pas tenir. Ce serait une opération
militaire relativement simple pour nos SAS, vous savez, nos services spéciaux, de sécuriser tous les
bâtiments gouvernementaux clés dans la capitale des Îles Cook, Avarua. Maintenant, c'était peut-
être la chose la plus scandaleuse qu'un journaliste ait dite cette semaine en Nouvelle-Zélande, mais
tous les médias sont en quelque sorte en train de s'agiter à ce sujet et parlent des Cooks comme
d'un gouvernement renégat et, vous savez, que les gens sont furieux et, vous savez, TVNZ a
éditorialisé que, vous savez, la Nouvelle-Zélande est à juste titre furieuse à ce sujet, etc.
#M2
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Juste une seconde, juste pour demander. Donc, en Nouvelle-Zélande, le discours actuel n'est pas
indigné par cet article. Le discours, ou le grand public ou les médias, est en fait indigné par l'audace
des Îles Cook d'avoir un accord de sécurité avec la Chine. C'est de cela que l'indignation porte.
#M3
Pas un accord de sécurité, mais oui, un partenariat stratégique.
#M2
Désolé, partenariat stratégique. Oui, ce qui n'est certainement pas la même chose. Et nous ne
savons pas ce que contient cet accord pour le moment, mais il sera probablement axé sur l'économie.
#M3
Oui, je pense que cela sera en grande partie centré sur les questions de développement
économique. Et il faut dire que c'est en partie une question de querelles entre les grandes
puissances et les puissances moyennes. Ainsi, la Nouvelle-Zélande est très fermement dans le camp
américain. Et malheureusement, nous avons assisté à une dérive étonnante ces dernières années ;
notre ministère des Affaires étrangères et maintenant notre gouvernement actuel se comportent
vraiment comme rien de plus que des succursales du Pentagone. Et il y a pas mal de personnes
politiques dans ce pays qui ne sont pas satisfaites de cela, qui pensent que la Nouvelle-Zélande
devrait être amie avec les États-Unis, certainement une relation à long terme, mais devrait adopter
une politique étrangère plus indépendante.
#M2
Mais d'où cela vient-il ? Parce que je me souviens qu'il y a trois ans, précisément trois ans ce mois-
ci, nous avions tous ces articles de journaux pendant des mois après février, n'est-ce pas ? Ils
disaient que chaque nation a le droit de choisir ses propres partenaires de sécurité et ses partenaires
en général. Encore une fois, les Îles Cook concluent maintenant un accord de partenariat
stratégique, pas un accord de "nous rejoignons par la présente le territoire de la Chine", n'est-ce pas
? Et après l'invasion de l'Ukraine, nous avions tous ces articles dans les médias libéraux, dans ces
journaux des médias grand public, nous disant que chaque nation a le droit de décider avec qui elle
veut traiter en ce qui concerne l'Ukraine, en ce qui concerne les relations avec l'Occident.
Nous avions tous ces articles également sur la Géorgie, comment la Géorgie a le droit de choisir un
chemin européen, bien qu'aucun autre chemin. Et nous apprenons à nouveau que les médias
traditionnels sont en fait vraiment fantastiques pour inventer des principes qui ne s'appliquent que
dans certaines circonstances, mais pas dans d'autres. Alors est-ce vraiment parce que la formulation
est fantastique ? Vous l'avez cité, vous savez, les Îles Cook sont clairement sur le point de se séparer
du royaume de la Nouvelle-Zélande. Je veux dire, cela ne devient pas plus impérial, l'idée de, OK,
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ceux-ci sont à nous. Et même s'ils ont un gouvernement autonome, ce gouvernement autonome se
termine là où nous disons qu'il se termine.
#M3
Oui, je pense que la Nouvelle-Zélande doit avancer prudemment ici, car il ne sert à rien de prêcher
les droits des petites nations, et la Nouvelle-Zélande est certainement une petite nation vulnérable
aux manigances des États-Unis ou de la Chine. Donc, nous promouvons l'idée de respecter les
petites nations, et nous ne devrions certainement pas nous comporter de manière arrogante envers
nos voisins, vous savez, des plus petits comme les Îles Cook. Et je vais vous donner un exemple
savoureux. Il y a eu un coup d'État militaire aux Fidji il y a quelques années, et le premier ministre,