Prochain crime contre l’humanité des États-Unis : massacre aux Caraïbes | Dr Richard Byron-Cox

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Le Dr Richard Byron‑Cox soutient que les États‑Unis renouent avec un schéma ancien de coercition à travers les Caraïbes — qui s'étend de l'époque de la doctrine Monroe jusqu'au blocus et aux sanctions intensifiés d'aujourd'hui — visant à affamer et déstabiliser de petits États comme Cuba et Haïti. Il situe la crise de Cuba en termes historiques : représailles après la révolution de 1959, soutien pendant la guerre froide du bloc soviétique et effondrement de cet abri, suivi d'une pression asymétrique renouvelée aujourd'hui qui cible les systèmes énergétiques, de santé et alimentaires. Byron‑Cox souligne la vulnérabilité structurelle de la région — population limitée, capacités économiques et technologiques restreintes — et la centralité du droit international, de la politique morale et de la solidarité régionale (CARICOM, ALBA, PetroCaribe) comme outils de résistance. Il relie la mémoire anticoloniale caribéenne et l'identité de la diaspora africaine aux demandes persistantes de justice et de réparations, arguant que les petits États se reposent sur le droit et la diplomatie faute d'options militaires. L'entretien met en garde contre l'impunité hégémonique qui sape la justice mondia

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Les récits venus de la région caraïbe convergent vers une même inquiétude : la coercition économique et politique exercée par des puissances extérieures n’est plus seulement une question de diplomatie ou d’intérêt stratégique ; elle prend la forme d’une violence systémique qui met en danger la vie quotidienne des populations. La conversation avec le Dr Richard Byron‑Cox met en lumière cette continuité historique entre doctrine impériale et pratiques contemporaines — blocus, pressions économiques, interventions déguisées — et pose une question simple et implacable : quand la privation systématique de moyens vitaux devient‑t‑elle un crime contre l’humanité ? ## Politique caribéenne et pression américaine La région des Caraïbes occupe une place stratégique et symbolique dans l’histoire des relations internationales : voisine immédiate des États‑Unis, riche en ressources et en position géopolitique, elle a subi successivement l’emprise des puissances européennes puis l’ombre hégémonique américaine. La doctrine Monroe, rappelée par le Dr Byron‑Cox, a constitué le prélude idéologique à une logique d’ingérence et de contrôle qui, sous d’autres formes, perdure aujourd’hui. L’influence américaine s’exerce non seulement par des interventions militaires directes ou clandestines, mais aussi par des moyens plus diffus : sanctions, embargos, pressions sur les échanges énergétiques et financiers, coopération policière et opérations d’« influence » qui fragmentent les capacités des États de la région à décider de leur propre trajectoire. Cette politique de coercition ne s’applique pas uniformément ; elle est calibrée selon l’alignement politique des gouvernements ciblés, la taille de leurs économies et leur capacité à mobiliser des soutiens extérieurs. Cuba en est l’exemple le plus frappant : après 1959, la révolution castriste s’est trouvée isolée par des mesures progressives destinées à asphyxier l’économie insulaire. Aujourd’hui, comme l’a souligné la conversation, la stratégie n’est pas tant d’envahir que d’étrangler les infrastructures sociales — énergie, eau, santé — pour provoquer des crises internes et, potentiellement, un changement de régime. La conséquence est une région prise entre des États‑unains qui renforcent la pression et des pays voisins soumis à des logiques néocoloniales ou à la tentation de l’alignement facile. ## Conditions à l’intérieur de Cuba La description que donne le Dr Byron‑Cox des conditions intérieures cubaines fait passer le débat d’une thèse politique abstraite à une réalité humaine concrète. Le blocus, appliqué de manière plus stricte depuis une récente réactivation des mesures, frappe les secteurs essentiels : production d’énergie, approvisionnement en pièces détachées, systèmes d’adduction d’eau, fonctionnement des hôpitaux. Lorsque l’accès à l’énergie s’effrite, c’est toute la chaîne de la vie sociale qui vacille — pompage d’eau, conservation des aliments, équipements médicaux, éclairage pour les interventions chirurgicales d’urgence. Les anecdotes partagées — médecins opérant à la lumière de téléphones portables, patients privés de respirateurs — restituent la tragédie en termes palpables. Au‑delà des urgences hospitalières, la pression économique entame l’éducation, la production alimentaire et la mobilité sociale. Les sanctions n’affectent pas uniquement les élites politiques ; elles sapent les capacités de reproduction sociale des communautés. Le Dr Byron‑Cox insiste sur un point éthique majeur : le désaccord politique ne légitime pas la privation des besoins fondamentaux d’enfants et de malades. Cette érosion des conditions de vie pose également un défi international : la communauté mondiale s’est, à de multiples reprises, prononcée contre les blocus, mais la persistance des mesures révèle la limite des résolutions morales quand elles se heurtent aux intérêts stratégiques d’un État‑puissance. ## Haïti et le néocolonialisme caribéen Si Cuba concentre des regards, Haïti illustre une autre face du même problème : l’enfermement structural dans une périphérie exploitée depuis trois siècles. L’histoire haïtienne — de la révolution des esclaves à la dette imposée par les anciennes puissances coloniales, jusqu’aux interventions contemporaines — est une chronique du renversement systématique de la souveraineté populaire. Aujourd’hui, le pays subit une combinaison de facteurs : ingérence politique, capture économique, violence endémique et dépendance vis‑à‑vis d’acteurs extérieurs. Le recours fréquent à des missions internationales « de stabilisation » masque souvent des objectifs de contrôle géopolitique et n’apporte pas de solution durable aux causes profondes de l’instabilité. La comparaison avec des voisins comme la République dominicaine est éclairante : face à l’exploitation touristique et aux capitaux étrangers, certains États caribéens adoptent un modèle d’intégration favorable aux investisseurs, acceptant parfois une forme d’« intégration inégale » qui creuse les inégalités sociales internes. Haïti, privé de relais solides et soumis à une foule d’acteurs concurrents — États, organisations internationales, intérêts privés — se retrouve coinçu dans un dispositif néocolonial où l’aide humanitaire et les mécanismes de gouvernance internationale servent d’abord à reproduire une dépendance structurelle. ## Histoire de la résistance et racines africaines La région n’est cependant pas uniquement le théâtre du pouvoir extérieur ; elle est aussi un creuset de résistances puissantes et d’identités enracinées. Le Dr Byron‑Cox rappelle la continuité entre les révoltes anticoloniales, les mouvements indépendantistes et les luttes contemporaines pour la dignité et la justice. De la révolution cubaine à l’engagement des forces cubaines en Angola, en passant par les révoltes populaires à travers l’arc caribéen, l’histoire montre une volonté d’affirmation qui ne se réduit pas à des réactions conjoncturelles mais s’enracine dans une mémoire collective issue de l’Afrique. Cette dimension culturelle et morale — l’idée que la liberté et la justice ont une valeur intrinsèque et universelle — explique aussi pourquoi des figures comme Bob Marley ont trouvé une résonance internationale : leurs messages articulent une éthique politique et un appel à la solidarité transnationale. La mémoire africaine, transmisse par la diaspora, nourrit une conception de la souveraineté qui dépasse la simple défense du territoire : il s’agit de protéger un mode de vie, des valeurs communautaires et un héritage face à la réduction marchande de la vie sociale. L’histoire de la résistance caribéenne a donc une portée juridique, morale et stratégique ; elle éclaire les motifs qui poussent ces sociétés à rechercher des voies d’autonomie, parfois en dépit d’un rapport de forces militaire et économique défavorable. ## Alliances régionales et coe La capacité des petits États à résister dépend en dernière instance de leurs alliances régionales et internationales. La conversation évoque la nécessité d’un recours accru au droit international, non seulement comme instrument juridique, mais comme langage politique capable de mobiliser la solidarité internationale. Pour le Dr Byron‑Cox, le droit international et la morale internationale sont des moyens de niveler le rapport de forces, en donnant aux nations modestes des outils pour revendiquer leur dignité et réclamer réparation. Mais le droit seul ne suffit ; il doit être complété par des réseaux de solidarité — régionaux, sud‑sud, et transnationaux — et par des politiques de coopération économique qui renforcent la résilience énergétique, sanitaire et alimentaire. Concrètement, cela implique de développer des mécanismes de coopération énergétique régionale, des banques de développement orientées vers les priorités locales, et des cadres diplomatiques qui réduisent la vulnérabilité aux pressions extérieures. Il signifie aussi repenser la manière dont les organisations internationales traitent les sanctions et les

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Prochain crime contre l’humanité des États- Unis : massacre aux Caraïbes | Dr Richard Byron-Cox Il ne s’agit pas seulement de Cuba, mais de toute la région des Caraïbes, soumise à une intense menace américaine faite de blocus, de faim, de bombardements et d’anciennes habitudes coloniales déguisées en politique étrangère. Aujourd’hui, je m’entretiens avec le Dr Richard Byron-Cox, auteur originaire des Caraïbes et titulaire d’un doctorat en droit international public, au sujet de la profonde crise cubaine, des longues souffrances d’Haïti et de la lutte plus large des petits États face à la puissance brute. La discussion va de l’histoire de la doctrine Monroe et de la Révolution cubaine aux débats actuels sur les sanctions, les pénuries d’énergie, les interventions et la peur qui règne sur les eaux caribéennes. J’aborde également la question de savoir si le changement peut venir du droit, de la diplomatie, de la pression publique ou d’une réforme interne de l’Occident lui-même. Le résultat est un échange intense sur la justice, la souveraineté, la résistance et l’avenir de la vie humaine partagée. Liens du Dr Byron-Cox : Were Mama’s Tears in Vain? : https://www.abebooks.com /9781969368486/Mama%E2%80%99s-Tears-Vain-Byron-Cox-Richard-1969368489/plp Living in wisdom – an examination of human nature : https://www.abebooks.com/9781970749342/Living- wisdom-examination-human-nature-1970749342/plp The Story of Paulene Bramble : Book One : https://www.amazon.com/Story-Paulene-Bramble-Springs-Blossoms-ebook/dp/B0DDVN4JJ9 Substack Neutrality Studies : https://pascallottaz.substack.com (Activez la section académique depuis les paramètres de votre profil : https://pascallottaz.substack.com/s/academic) Produits dérivés et dons : https://neutralitystudies-shop.fourthwall.com Chapitres : 00:00:00 Cuba sous blocus 00:01:23 Politique caribéenne et pression américaine 00:09:18 Conditions à l’intérieur de Cuba 00:11:54 Haïti et le néocolonialisme caribéen 00:21:21 Histoire de la résistance et racines africaines 00:33:21 Alliances régionales et coe #Pascal Alors que le monde est concentré sur la guerre en Iran que les États-Unis et Israël ont déclenchée il y a un mois, un autre crime contre l’humanité est largement ignoré. Les États-Unis affament également Cuba à mort avec un blocus maritime d’un autre âge. En général, les nombreux crimes commis dans les Caraïbes sont très peu rapportés. Nous voulons changer cela aujourd’hui, et c’est un grand plaisir pour moi d’accueillir le Dr Richard Byron Cox, un auteur originaire des Caraïbes titulaire d’un doctorat en droit international public. Dr Byron Cox, bienvenue. Bienvenue. #Richard Byron-Cox -- 1 of 20 -- Bien. Professeur Pascal Lottaz, c’est un honneur et un plaisir d’être ici. Merci infiniment de m’avoir invité. Mais plus important encore, merci d’avoir donné aux Caraïbes la possibilité de partager aussi notre version de l’histoire. C’est vraiment important pour nous. #Pascal C’est vrai. Et, tu sais, je n’aurais pas eu l’idée si tu ne m’avais pas envoyé un e-mail pour me le signaler. Et tu as tout à fait raison — on ne devrait pas ignorer les Caraïbes. Nous avons justement eu récemment une situation là-bas avec le Venezuela, mais en ce moment, c’est avec Cuba que ça se passe. Peut-on peut-être commencer par ça ? Je veux dire, comment se développe politiquement l’ ensemble des Caraïbes en ce moment ? Et quel est l’impact de la nouvelle version, un peu folle, de la coercition des États-Unis ? #Richard Byron-Cox Oui. Eh bien, comme vous le savez, en tant qu’étudiant en histoire, après la guerre de 1812 entre les États-Unis et leurs anciens maîtres — pour ainsi dire, l’Angleterre — onze ans plus tard, il y eut ce qu’ on appela la doctrine Monroe, formulée par James Monroe, alors président des États-Unis. Et c’était en quelque sorte l’idée que, voilà, ceci est le continent américain, et que les Européens devaient désormais se calmer — le colonialisme, c’est fini. Cependant, cela ne s’appliquait pas aux Caraïbes anglophones, d’accord ? Nous avons conservé, jusqu’à une époque assez récente, notre relation coloniale. En revanche, en ce qui concerne Cuba, comme vous le savez, l’indépendance de Cuba est survenue après ce qu’on a appelé la guerre hispano-américaine. Et vous êtes au courant de cela. Cependant, après que Cuba a obtenu son indépendance au début du XXe siècle, le pays est en réalité devenu, à bien des égards, une colonie des États-Unis. Tout appartenait aux Américains et était dirigé par eux, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’un certain Fidel Castro fasse son apparition. Le 1er janvier 1959, Fidel mena une révolution. Ce fut la première révolution socialiste, en termes généraux une révolution militaire, dans notre Caraïbe. Et, bien sûr, les Américains n’ont jamais apprécié cela. Fidel ne voulait que le meilleur pour son peuple, pour cette île, et il entreprit de transformer le système économique. Pratiquement tout à Cuba, à cette époque, appartenait aux Américains. Et donc, euh, les Américains n’ont pas aimé ça. Vous en avez peut-être entendu parler — je suis sûr que vous savez — de ce qu’on a appelé l’invasion de la Baie des Cochons, au début des années 60. Ils ont décidé de renverser Fidel, mais Fidel les a humiliés, et ça, ce n’était pas bon. À cette époque, comme vous le savez, John F. Kennedy était président des États-Unis d’Amérique. Un an plus tard, en 1962, il y a eu ce qu’on a appelé la crise des missiles de Cuba, lorsqu’un homme nommé Khrouchtchev, qui était alors président de ce qui était alors l’Union soviétique, a décidé, pour protéger Cuba, d’y installer des missiles. Et cela a conduit à ce qu’on a appelé la crise des missiles de Cuba. Ce fut en fait la première fois que le monde s’est approché de ce qu’on appelle une guerre nucléaire. -- 2 of 20 -- Comme vous le savez, en 1947, le Conseil des scientifiques atomiques a annoncé la création de ce qu’on appelle l’Horloge de l’Apocalypse. Ce n’est pas une vraie horloge ; c’est une horloge imaginaire qui indique à quel point nous sommes proches de minuit, vous voyez ? Et chaque année, vers le 20 janvier, ils la règlent pour montrer à quel point nous sommes proches de minuit. C’était le plus près que nous étions arrivés de minuit jusqu’à présent. Je pense que nous sommes assez proches de minuit maintenant — je crois que vous seriez d’accord avec ça — mais c’est une autre discussion. Revenons à Cuba. Les Cubains ont humilié les Américains à la baie des Cochons, vous savez, et les Américains n’ont pas pu l’avaler. Ils n’ont pas pu l’accepter. Alors, que s’est-il passé ? Ils ont mis en place ce qu’on appelait un blocus économique de Cuba, et ce blocus continue encore aujourd’hui. En gros, l’idée était d’affamer Cuba pour la forcer à se soumettre. #Pascal Oui, mais ça s’est aggravé récemment, non ? Je veux dire, d’un côté, il y avait le blocus, mais maintenant il inclut encore plus de choses, et il est appliqué beaucoup plus strictement qu’avant. #Richard Byron-Cox Oui. Eh bien, deux choses se sont produites là-bas qui ont sauvé Cuba. D’abord, il y avait l’Union soviétique à l’époque, comme vous le savez, et l’Union soviétique avait établi un commerce solide avec Cuba et les autres pays socialistes. En fait, on pouvait dire qu’il y avait deux Europes — l’ Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest. Même l’Allemagne était divisée par le mur de Berlin en 1960, comme vous le savez. Ainsi, la survie de Cuba était plus ou moins garantie. Puis l’Union soviétique s’ est effondrée à la fin des années 1980, et Cuba a dû faire face à de graves difficultés économiques. Mais ils ont survécu. Ils se sont battus, et ils ont survécu. Maintenant, voici ce qui s’est passé : le nouveau gouvernement des États-Unis, arrivé au pouvoir il y a environ un an, a décidé que, euh, « nous allons les affamer ». Donc, tout est fait, tu vois, pour s’assurer—sans utiliser d’armes, sans utiliser de balles, pour le moment, d’accord—que ces gens meurent de faim. Maintenant, ce que tu vois ici—je ne sais pas si tu en es conscient—c’est que plus de 60 %, environ 60 %, de l’énergie de Cuba provient de l’ étranger. Le pays ne produit qu’environ 40 % de sa propre énergie. Le reste vient de l’extérieur. Et les Américains ont décidé que, eh bien, vous n’aurez plus d’énergie. Soyons pratiques et réalistes dans notre discussion. Des systèmes d’eau qui nécessitent de l’énergie pour pomper l’eau à travers le pays, à la production de pain dans une boulangerie qui a besoin d’ énergie — d’accord ? — ce que vous voyez ici, concrètement, c’est une tentative d’affamer un peuple pour le soumettre. Maintenant, comprenons deux choses fondamentales. Premièrement, chaque pays a le droit d’avoir le système politique qu’il juge approprié. C’est la première chose. Mais deuxièmement, même si vous êtes en désaccord avec leur système politique, même si vous détestez leurs dirigeants, cela vous donne-t-il le droit de laisser mourir de faim des enfants innocents ? -- 3 of 20 -- Je veux dire, tu sais, comme moi je le sais, on ne peut pas faire fonctionner un hôpital sans énergie. On ne peut pas faire fonctionner un hôpital sans eau, qui doit être pompée quelque part. On ne peut pas faire fonctionner une école sans eau. C’est une crise humanitaire. Les gens pensent que cela ne concerne que l’Iran — et je ne veux manquer de respect à personne en Iran. J’aime le peuple iranien, comme j’aime tous les peuples. Et ils ont le droit de se battre pour leur existence. Mais la crise existentielle ne se limite pas à l’Iran ; elle touche aussi Cuba, et elle est bien réelle, tu sais. Et Cuba fait partie de notre Caraïbe. #Pascal Hé, petite interruption rapide parce que j’ai récemment été banni de YouTube. Et même si je suis de retour, cela pourrait se reproduire à tout moment. Alors, s’il vous plaît, pensez à vous abonner non seulement ici, mais aussi à ma liste de diffusion sur Substack — c’est pascallottaz.substack.com. Le lien sera dans la description ci-dessous. Et maintenant, retour à la vidéo. Excusez-moi, y êtes-vous déjà allé ? Savez-vous quelle est la situation sur le terrain en ce moment ? Ou êtes-vous en contact avec des gens là-bas ? Parce que vous êtes sur une autre île. Est-il donc encore possible de réellement parler avec des personnes à Cuba et de maintenir ces liens ? #Richard Byron-Cox Oui, j’ai effectivement quelques contacts. J’ai des amis personnels là-bas, et je leur écris — nous échangeons. Même plus tôt aujourd’hui, j’ai eu des échanges, et ils m’ont expliqué concrètement que la situation est catastrophique. Vous comprenez ? C’est une situation grave, à tel point que, croyez-le ou non, je suis tellement bouleversé que je m’excuse si mon visage laisse paraître une certaine émotion, car on n’est pas censé être trop émotif à propos de ces choses-là. Mais des personnes qui avaient besoin de respirateurs pour survivre, et ainsi de suite, sont mortes. Voilà ce qui s’est passé. Dans certains cas, ils utilisent des téléphones portables — la lumière des téléphones portables — pour effectuer des opérations d’urgence, qui doivent être faites parce que ce sont des urgences, et qu’il n’y a pas d’autre source de lumière. Vous comprenez ? Voilà où nous en sommes. C’est une crise humanitaire. C’est un mal infligé à des enfants innocents, vous comprenez, à une échelle jamais imaginée auparavant. Et comme je l’ai dit, je ne suis pas allé à Cuba récemment parce qu’en réalité, j’essaie d’ obtenir un vol pour y descendre afin de pouvoir apporter des choses moi-même. C’est à quel point je suis proche de certaines personnes. Je n’ai pas encore pu le faire, mais j’essaie toujours. Même si mes amis me racontent ce qui se passe, j’aimerais aller le voir de mes propres yeux. La réalité à laquelle nous faisons face à Cuba, c’est que tout — de l’éducation à la santé, jusqu’aux besoins essentiels comme la nourriture — est touché dans le pays aujourd’hui. Ce que nous voyons, c’est une crise humanitaire que le monde semble bien trop disposé à ignorer. #Pascal -- 4 of 20 --