🚨 Frappe imminente : l’Iran prêt à porter le coup décisif | Pr. S.M. Marandi

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Le professeur Seyed M. Marandi soutient que la stratégie actuelle de Téhéran combine une résilience militaire calibrée avec des mesures politiques et économiques visant à résister et à dissuader toute nouvelle escalade américano-israélienne. Il affirme que l’Iran se prépare à une probable seconde vague d’attaques mais s’appuie sur une défense dispersée en « mosaïque », sur la résilience sociétale et sur des voies commerciales alternatives (vers le nord via l’Asie centrale, la Turquie, l’Irak et le Pakistan) pour atténuer les effets des sanctions et des pénuries. Les restrictions sélectives de l’Iran dans le détroit d’Hormuz ciblent les États ayant facilité des frappes contre l’Iran, en autorisant les navires amis tout en facturant des droits de passage — mécanismes susceptibles d’impliquer plusieurs monnaies, notamment le yuan chinois. Marandi souligne le noyau idéologique de la politique iranienne : les principes anti‑coloniaux et de résistance restent centraux plutôt que des intérêts purement transactionnels. Il met en garde les monarchies du Golfe que la poursuite de la facilitation des opérations américaines risque de provoquer une riposte catastrophique et des bouleversements

Article

## Introduction La conversation enregistrée avec le professeur S.M. Marandi dessine une carte stratégique et politique de la crise qui embrase le Golfe et résonne bien au-delà de ses rivages. À travers une série d’analyses factuelles et d’interprétations normatives, l’échange met en lumière un élément central : l’Iran est passé d’une posture de simple riposte à une stratégie fondée sur la résilience, la réciprocité et la disruption des canaux économiques de ses adversaires. Loin d’être une simple chronique d’événements militaires, le dialogue éclaire comment les dynamiques militaires, économiques et idéologiques se croisent pour redéfinir la donne régionale — et comment ces changements interrogent la viabilité d’un ordre international fondé sur la domination unilatérale. ## Mise à jour sur l’Iran et menace de nouvelles attaques Les intervenants évoquent une attente partagée en Iran : la crainte d’une nouvelle offensive américaine ou israélienne dans un futur rapproché. Prof. S.M. Marandi décrit un climat de préparation militaire et civile — des mobilisations de troupes et d’équipements américains signalées dans la région, et des mesures internes iraniennes visant à protéger la population contre un blocus ciblant nourriture et médicaments. L’argument clé est que, même si une agression n’est pas certaine, la posture régionale des États‑Unis et de leurs alliés rend plausible une escalade dans les jours ou semaines à venir. Cette préparation n’est pas seulement militaire. Elle inclut des efforts diplomatiques et logistiques : renforcement des corridors terrestres avec les voisins (Pakistan, Afghanistan, Turkménistan, républiques d’Asie centrale), maintien d’échanges via la mer Caspienne et des liaisons avec la Russie et la Chine. L’ensemble est présenté comme une politique de mitigation — une volonté de réduire l’impact d’un stranglement économique destiné à plier la société iranienne plutôt qu’à toucher directement les forces armées. ## Capacité de guerre américaine et pression des sanctions La discussion interroge la capacité réelle des États‑Unis à mener une phase cinétique prolongée. Des intervenants évoquent l’épuisement partiel des stocks de systèmes de défense antimissile comme Patriot et THAAD, et l’utilisation massive de munitions qui pourrait limiter la marge d’action future. Au‑delà de l’usure matérielle, l’argument se déploie sur la logistique et le coût : maintenir une force importante en plein été dans le Golfe, avec des conditions climatiques extrêmes, pèse lourdement sur les budgets et le moral. Parallèlement, la conversation souligne un tournant : la phase non cinétique — sanctions « sous stéroïdes », blocus financier et économique — devient l’outil principal de pression. Là où les frappes visaient des capacités militaires, le blocus cible la vie quotidienne des citoyens. Pour Marandi, cette stratégie montre une erreur de calcul occidentale : ni les frappes ni le siège n’ont brisé la résilience iranienne pendant les semaines de conflit, et une nouvelle tentative de ce type pourrait se heurter au même échec. La résistance populaire et l’adaptation des chaînes d’approvisionnement sont, selon lui, des facteurs décisifs qui modèrent l’efficacité des sanctions. ## Détroit d’ Ormuz et péages maritimes L’un des éléments les plus stratégiques de l’échange porte sur le contrôle du détroit d’Ormuz. L’analyse distingue clairement blocage total et gestions sélectives du trafic. L’Iran, expliquent les interlocuteurs, n’a jamais fermé systématiquement le détroit : il a plutôt mis en place un filtrage basé sur des critères politiques, laissant passer les navires des pays amis (Chine, Russie, Irak, etc.) et restreignant l’accès à ceux liés aux régimes ayant participé aux opérations contre l’Iran. La mise en place d’un « péage » pour le passage — justifié par Téhéran comme réparation pour les dommages causés par les pays du Golfe alignés sur Washington et Tel‑Aviv — introduit une nouvelle logique de gouvernance locale du commerce maritime. Le dispositif est décrit comme flexible et potentiellement multidevise, avec une probable préférence pour le yuan chinois compte tenu des liens Sino‑iraniens. Ce contrôle sélectif du détroit transforme un choke point stratégique en un instrument de négociation et de compensation économique, remplaçant partiellement la coercition militaire par la pression économique ciblée. ## Sortie des Émirats arabes unis de l’OPEP et risques pour les États du Golfe La décision annoncée des Émirats arabes unis de quitter l’OPEP est lue comme symptomatique d’une recomposition politique et économique. L’interprétation donnée dans la conversation est que les Émirats cherchent à se rapprocher davantage des États‑Unis et à consolider une posture pro‑occidentale ; mais cet acte pourrait aussi être le signe d’une fragilisation de l’architecture régionale traditionnelle. Selon l’analyse, la confiance des flux financiers et commerciaux dans les Émirats est désormais remise en cause. La période où les fortunes internationales transitaient par Dubaï de façon quasi incontrôlée pourrait être révolue. Plus largement, la sortie de l’OPEP marque un affaiblissement symbolique et pratique des anciens mécanismes de coordination énergétique du Golfe, fragilisant la capacité des monarchies à imposer leur agenda collectif et accroissant leur exposition aux risques économiques et politiques liés à la perturbation des marchés pétroliers mondiaux. ## Doctrine de résistance et idéologie Le fil rouge idéologique que dégage la conversation est la « doctrine de résistance » qui structure la politique iranienne depuis plusieurs années. Cette doctrine combine un discours moral et identitaire (soutien aux causes perçues comme anti‑impérialistes), une pratique de guerre asymétrique (défense en réseau, alliances régionales) et une stratégie économique visant à contourner les sanctions par des liens multipolaires. Marandi souligne que la résilience populaire et la capacité d’auto‑organisation constituent non seulement des réponses tactiques, mais un modèle stratégique exportable. Les modes d’action de l’Iran — de la décentralisation militaire à l’utilisation des corridors alternatifs commerciaux — servent de référence pour les États cherchant à résister à une pression extérieure dominante. Au‑delà du discours, la doctrine se traduit par des pratiques concrètes : maintien d’une économie politique tournée vers la Chine et la Russie, intégration régionale via des infrastructures terrestres et maritimes alternatives, et un usage mesuré mais ferme de leviers stratégiques comme le contrôle du détroit. ## Conditions de l’Iran pour tout futur accord L’un des enseignements pragmatiques du dialogue porte sur les attentes iraniennes en matière de négociation. Le professeur S.M. Marandi insiste sur une rupture claire avec les accords à sens unique du passé : l’Iran exige désormais des mesures réciproques, des garanties contraignantes et la fin des mécanismes qui ont permis à l’autre partie d’imposer des sanctions unilatérales après la signature d’un accord. Cette position implique des conditions renforcées : vérifications mutuelles, retrait des sanctions effectives et durables, et mécanismes qui empêchent la revocation ou le contournement futur des engagements. Il s’agit d’une conception de l’accord non pas comme un simple acte juridique, mais comme un changement durable des rapports de force institutionnalisés, où la confiance doit être adossée à des intérêts convergents et à des coûts clairs en cas de violation. La logique est simple : la réciprocité permet d’assurer la stabilité et de réduire l’asymétrie qui a caractérisé les échanges diplomatiques précédents. ## Conclusion et où suivre Marandi La conversation offre un tableau nuancé : le conflit n’est pas uniquement militaire ; il est simultanément économique, diplomatique et idéologique. L’Iran se positionne comme un acteur qui a appris des épisodes précédents, qui capitalise sur une résilience sociale

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Frappe imminente : l’Iran prêt à porter le coup décisif | Pr. S.M. Marandi Alors que les États-Unis se préparent à de nouvelles guerres, l’Iran se prépare à la victoire. La stratégie de Téhéran est efficace car elle repose sur une analyse précise de l’ennemi. Aujourd’hui, je m’entretiens à nouveau avec le professeur Seyed M. Marandi de l’Université de Téhéran au sujet de la situation en Iran, du risque d’une nouvelle attaque américaine ou israélienne, des sanctions et des pressions sur le transport maritime dans le détroit d’Ormuz, de l’exposition des États du Golfe, de l’ OPEP, de l’idéologie et de la résistance, ainsi que des leçons tirées des précédentes négociations nucléaires. Marandi soutient que l’Iran souhaite désormais des mesures réciproques, des conditions plus strictes et la fin des accords à sens unique. Liens : Prof. Seyed M. Marandi sur X : https://x.com /s_m_marandi Neutrality Studies sur Substack : https://pascallottaz.substack.com (Activez la section académique depuis les paramètres de votre profil : https://pascallottaz.substack.com/s/academic) Boutique : https://neutralitystudies-shop.fourthwall.com Donations : https://neutralitystudies.com /donate Chapitres : 00:00:00 Introduction 00:00:35 Mise à jour sur l’Iran et menace de nouvelles attaques 00:04:55 Capacité de guerre américaine et pression des sanctions 00:11:37 Détroit d’ Ormuz et péages maritimes 00:20:34 Sortie des Émirats arabes unis de l’OPEP et risques pour les États du Golfe 00:30:47 Doctrine de résistance et idéologie 00:39:43 Conditions de l’Iran pour tout futur accord 00:47:20 Conclusion et où suivre Marandi #Pascal Bienvenue à tous dans *Neutrality Studies*. Je m'appelle Pascal Lottaz, et je suis à nouveau accompagné aujourd’hui par le professeur Saeed Marandi de l’Université de Téhéran. Saeed, ravi de te retrouver. #Marandi Merci beaucoup de m’avoir invité. C’est toujours un vrai plaisir d’être dans votre émission. #Pascal Je suis très heureux de te retrouver, parce que tu peux bien sûr nous donner les dernières nouvelles d’Iran, de Téhéran. Nous parlons aujourd’hui, mercredi vingt-neuf avril. Nous en sommes à la troisième semaine du cessez-le-feu, ou peut-être déjà la quatrième, après sept semaines de guerre. Et pourtant, nous restons toujours dans une situation de conflit. La contre-blocus continue. Les Américains restent très belliqueux. Peux-tu nous dire un peu comment sont les choses en Iran en ce moment ? -- 1 of 15 -- #Marandi Les choses en Iran sont... normales, ou du moins aussi normales qu’elles peuvent l’être dans les circonstances actuelles. En général, les gens avec qui je parle semblent penser que les États-Unis et le régime israélien vont bientôt lancer une deuxième offensive, une nouvelle vague d’attaques dans la continuité de la guerre. Cela devrait probablement se produire d’ici trois ou quatre jours. Ce n’est pas, bien sûr, une certitude. C’est simplement ce que les gens estiment être le scénario le plus probable, compte tenu de la posture régionale des États-Unis, de leurs activités militaires, et bien sûr des réalités politiques auxquelles nous faisons face. Donc, il n’est pas certain que les États-Unis attaquent, mais beaucoup pensent que, dans les prochains jours, c’est assez probable. Et je suppose que si c’est le cas, ils le feront peut-être quand les marchés seront fermés. Parce que c’ est quelque chose qu’ils aiment faire : tuer des gens, mais sans que leurs marchés ferment. Apparemment, les Américains ont amené beaucoup d’équipements pour des opérations terrestres, à la fois pour des actions qui pourraient avoir lieu sur le territoire iranien, près du golfe Persique, mais aussi pour des opérations qui pourraient se dérouler plus profondément à l’intérieur de l’Iran. Et bien sûr, la puissance aérienne et les missiles sont déjà en place. Les Iraniens, de leur côté, se préparent militairement, et le gouvernement essaie aussi de préparer la société, pour éviter qu’il y ait de grandes pénuries dans les jours à venir. Après tout, le blocus imposé par les Américains vise essentiellement les Iraniens ordinaires. Ce n’est pas vraiment dirigé contre l’armée. En fait, ce n’est pas dirigé contre l’armée du tout. #Marandi C’est censé empêcher l’accès aux médicaments et à la nourriture. #Marandi D’autres approvisionnements permettent aux Iraniens d’accéder aux marchés, au marché intérieur en Iran. Et l’objectif, c’est d’empêcher que le pétrole iranien soit vendu pour acheter beaucoup de ces produits — des denrées alimentaires, des biens et des fournitures médicales que les Iraniens utilisent tous les jours. Alors, le gouvernement s’active, il discute avec les pays voisins, il conclut des accords avec eux pour pouvoir importer et exporter davantage qu’avant, par la frontière avec le Pakistan, mais aussi avec l’Afghanistan, le Turkménistan et l’Asie centrale. Par le Turkménistan, bien sûr, l’Iran est relié à la Chine, et par la mer Caspienne à la Russie et au Kazakhstan. Et puis, au nord, il y a les frontières avec la République d’Azerbaïdjan et l’Arménie, puis avec la Turquie et l’Irak. Donc, l’Iran se prépare à atténuer la douleur que les Américains veulent lui infliger. Pendant ce temps, à cause de la politique des États-Unis, le détroit d’Ormuz reste fermé, et la crise économique mondiale s’aggrave de jour en jour. C’est assez stupéfiant de voir que Trump sacrifie l’économie mondiale pour Netanyahu, pour un régime israélien, un régime génocidaire, qui décide du sort de milliards de personnes. Même celles dont les gouvernements ont soutenu ce génocide — les -- 2 of 15 -- Européens, les Canadiens, les Australiens, les Néo-Zélandais — tous souffrent aujourd’hui à cause de cette crise mondiale. Et tous ont soutenu l’extermination du peuple palestinien à Gaza. #Pascal C’est intéressant, ce que vous dites, que l’Iran se prépare pour la prochaine phase, et pour notre prochaine attaque cinétique. Beaucoup de gens, en ligne, disent qu’il faudrait prévenir l’Iran que tout ça n’est qu’un stratagème. Mais, franchement, je ne pense pas que l’Iran ait besoin d’être averti de quoi que ce soit par qui que ce soit. Évidemment, le cessez-le-feu actuel est aussi dans l’intérêt de l’ Iran. Mais ça ne veut pas dire, apparemment, qu’il y ait la moindre complaisance de leur part, n’est- ce pas ? La vraie question, pour moi, c’est de savoir si les États-Unis ont encore la capacité de poursuivre la guerre. Dans, disons, les grands médias américains, on a même pu lire que les États-Unis auraient utilisé entre quarante et cinquante pour cent de leurs capacités de missiles, de leurs capacités de frappe. Et plusieurs de mes collègues que j’ai déjà interviewés, comme Stephen Starr, parlent plutôt de soixante-dix à quatre-vingts pour cent des missiles Patriot et THAAD qui seraient partis. Ils ne sont tout simplement plus là. Alors, selon vous, quelle est aujourd’hui la réelle capacité des États-Unis à poursuivre la phase cinétique de la guerre ? Parce que, de mon point de vue, on est déjà passés à une phase non cinétique, où les tactiques d’étranglement se mettent en place, et où le blocus, dans ce sens, devient une... #Pascal Vous savez, être une sorte de version de… comment dire ? C’était déjà en place avant, non ? Les Nations Unies, les sanctions… pardon, des sanctions sous stéroïdes, c’est ça ? Des super sanctions, des sanctions renforcées sur le plan militaire. Comment vous voyez ça ? #Marandi Eh bien, encore une fois, une attaque militaire contre le peuple iranien n’est pas certaine. Ce n’est pas inévitable. On ne sait pas ce que les États-Unis vont faire. Mais le fait est qu’ils ont amené beaucoup d’équipements et de troupes dans la région, et que tout cela coûte très cher. Et puis, le temps se réchauffe. Vous savez, la région du Golfe persique, la péninsule arabique, deviennent très vite très chaudes et très humides. Et l’été est vraiment insupportable pour les gens ordinaires, surtout s’il n’y a pas d’électricité ou s’ils travaillent dehors pendant la journée. #Pascal -- 3 of 15 -- Petite pause rapide, parce que j’ai été récemment banni de YouTube. Même si je suis de retour, ça peut très bien se reproduire à tout moment. Alors, pensez à vous abonner, non seulement ici, mais aussi à ma newsletter sur Substack. C’est pascallottaz point substack point com. Le lien est dans la description juste en dessous. Et maintenant, on reprend la vidéo. #Marandi En ce moment, le mois de mai, c’est vraiment le mois de transition. À la fin du mois, il commence à faire très chaud. Et ensuite, juin, juillet, août, septembre… ces mois-là sont très difficiles. Donc, pour les Américains, ce sera très compliqué de garder leurs troupes ici, de maintenir tout ce matériel sur place. Ça coûte très cher. L’idée, c’est donc que, avant que la chaleur ne devienne insupportable, c’ est la dernière occasion pour les États-Unis de lancer une offensive, avant que les conditions ne deviennent intenables pour les soldats. Bien sûr, ça ne veut pas dire qu’ils ne le feront pas en plein été, quand il fera très chaud. Mais ça ne veut pas non plus dire qu’ils vont forcément lancer cette attaque dans les prochains jours. Mais c’est très probable, surtout après toutes les dépenses qu’ils ont engagées — des milliards et des milliards de dollars dépensés rien que pour amener ces troupes ici. Mais bien sûr, les sanctions, ou le blocus qu’ils ont imposé au pays iranien, ont pour but de mettre les Iraniens à genoux. Cependant, à mon avis, leur erreur de calcul se joue à au moins deux niveaux. D’abord, ils ont mené l’assaut des États-Unis et du régime israélien avec l’aide des régimes du Golfe persique, comme le Koweït, les Émirats, l’Arabie saoudite, Bahreïn et le Qatar. Ils ont attaqué la nation iranienne pendant presque quarante jours — trente-neuf jours — pendant la guerre du Ramadan. Et ils ont échoué. La raison, c’est que le peuple iranien est d’une résilience exceptionnelle. Il a aussi montré une capacité de résistance tout aussi remarquable. Et bien sûr, l’armée iranienne a été organisée d’une manière telle qu’ils n’ont pas réussi à affaiblir ses capacités défensives et offensives. C’est une structure unique, quelque chose de nouveau dans l’art de la guerre, et qui sera étudiée dans les années à venir par de nombreux pays à travers le monde, surtout ceux qui veulent résister à l’ empire. Ce que l’Iran a fait deviendra, je pense, un modèle qui pourra, et qui sera, reproduit ailleurs. Donc… oui, ce que je disais, c’est que le siège aura le même résultat, parce qu’ils ont échoué à mener une guerre ouverte contre le peuple iranien. Il n’y a aucune raison de penser que la même résilience et la même résistance ne permettront pas au peuple iranien de surmonter cette phase aussi. Qu’il y ait une attaque militaire, ou une deuxième vague d’assauts accompagnant ce siège de la faim, ou non, je pense que le résultat sera le même. Les États-Unis, eux, ont aussi imposé un siège au reste du monde, et cela a commencé bien plus tôt. En d’autres termes, nous sommes déjà depuis deux mois dans cette crise économique mondiale provoquée par Trump, Netanyahu et, bien sûr, le lobby sioniste. Donc, à mon avis, la souffrance va continuer, partout dans le monde, dans la région et en Iran. Mais je pense qu’il est clair que les États-Unis échoueront malgré tout. -- 4 of 15 -- #Pascal Est-ce que vous considérez ce que fait l’Iran dans le détroit d’Ormuz, comme la plupart des gens dans les médias, comme un blocus ? Parce que, pour moi, ça n’en a pas vraiment l’air, puisque les navires peuvent encore passer, non ? C’est plutôt une affaire très sélective : les amis peuvent traverser, et ceux qui sont alliés à l’ennemi, non. C’est assez simple, en fait. Et puis, il y a aussi la question du péage, du fait de faire payer ce passage. Comment vous voyez la suite ? Des pays comme le Japon, où je me trouve en ce moment, vont devenir très inquiets à l’idée de ne plus recevoir de pétrole. Et le Japon n’a jamais eu de mauvaises relations avec l’Iran, du moins pas dan