Les États-Unis préparent une invasion de l’Iran : des conséquences dévastatrices | Freeman

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L’ambassadeur Chas Freeman soutient que la campagne américano-israélienne contre l’Iran a produit un contrecoup stratégique : malgré des dégâts matériels importants aux infrastructures iraniennes, Téhéran conserve la supériorité en matière d’escalade et a préservé sa posture de dissuasion. Freeman affirme que les objectifs américains et israéliens — changement de régime et affaiblissement de l’influence régionale de l’Iran — ont échoué, ont épuisé les munitions occidentales, ont affaibli la posture militaire globale des États-Unis et ont accéléré les perturbations sur les marchés des armes et des carburants. Il met en garde contre une prolifération à grande échelle si l’Iran poursuit une latence nucléaire et contre des bouleversements géopolitiques à mesure que les échanges commerciaux et les paiements énergétiques s’éloignent du dollar. Freeman souligne les dynamiques régionales : Israël recherche des gains territoriaux au Liban et des points d’appui stratégiques dans le Golfe, tandis que les monarchies du Golfe conservent une marge de manœuvre mais s’exposent à des risques (notamment pour la désalinisation et les infrastructures vitales) qui rendent l’accommodement diplomatique p

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## Un point de bascule stratégique : la logique de l’escalade et ses conséquences La conversation enregistrée met en lumière une réalité troublante : le conflit en cours avec l’Iran a dépassé le stade des opérations ponctuelles pour se transformer en un tournant stratégique aux conséquences globales. Selon l’ambassadeur Chas Freeman, l’Iran a adopté une posture de résistance patiente qui fragilise la capacité coercitive des États-Unis et d’Israël tout en réorientant les rapports de force régionaux et mondiaux. Ce n’est plus seulement une confrontation militaire limitée : c’est une série d’effets en chaîne — militaro-industriels, économiques et diplomatiques — qui redessinent les équilibres. Comprendre ces interactions est essentiel pour saisir pourquoi une décision tactique, comme une attaque surprise pendant un week-end, peut produire des conséquences géopolitiques de longue durée. ## La stratégie iranienne : endurance et dissuasion retrouvée L’analyse développée dans l’échange souligne que l’Iran a choisi une tactique d’endurance plutôt qu’un affrontement frontal. Freeman compare cette approche au "rope-a-dope" : encaisser les premières offensives, conserver les munitions clés et frapper quand l’adversaire est épuisé. Cette option a permis à Téhéran de préserver ses capacités les plus sophistiquées et de transformer l’usage abusif par l’adversaire de son inventaire en une faiblesse stratégique. Au-delà des dégâts matériels subis, l’Iran a maintenu sa cohésion politique et sa capacité de riposte, remettant en question l’idée que la démonstration de force américaine anéantirait la volonté iranienne. Plus encore, cette patience a servi à restaurer — au moins partiellement — la crédibilité dissuasive de l’Iran envers Israël et les puissances extérieures. ## Érosion des capacités américaines et coût opérationnel L’un des points les plus frappants de la discussion est la description du coût matériel et logistique infligé aux États-Unis par quelques jours d’affrontements intensifs. Freeman note qu’en cinq jours, les alliés ont utilisé des quantités de munitions — comme les missiles Patriot — équivalentes, voire supérieures, à une production annuelle. Cette consommation accélérée érode la posture militaire américaine globale. Le transfert de systèmes de défense depuis l’Asie-Pacifique vers le Golfe, la réaffectation d’équipements destinés à l’Ukraine, et les perturbations des approvisionnements montrent que un conflit localisé peut drainer des ressources mondiales. L’affaiblissement qui en résulte réduit la marge de manœuvre des États-Unis face à d’autres crises potentielles, par exemple à Taïwan, et fragilise la confiance de leurs alliés. ## La militarisation du détroit d’Ormuz et l’économie mondiale en jeu Les enjeux économiques liés au détroit d’Ormuz occupent une place centrale dans la conversation. Freeman signale que l’Iran a transformé ce passage stratégique en une "route à péage" et favorise les règlements en yuans avec certains partenaires, réduisant le rôle du dollar. Cette réorientation commerciale est accompagnée d’un impact concret sur les marchés : augmentation des prix de l’énergie, tensions sur les intrants industriels (engrais, plastiques, helium) et perturbations saisonnières agricoles. Les conséquences ne sont pas limitées au court terme ; la fragilité des chaînes d’approvisionnement et la substitution monétaire entament les mécanismes qui ont soutenu l’ordre économique mondial depuis des décennies. Si Téhéran parvient à institutionnaliser un droit de passage partagé ou à monétiser son influence, le coût politique et économique pour les pays dépendants du golfe Persique pourrait être sévère. ## Scénarios d’invasion et risques opérationnels L’échange développe l’hypothèse, fréquemment évoquée dans les cercles militaires, d’une action surprise — potentiellement pendant un week-end — visant à saisir des îles stratégiques (Abou Moussa, Petits Tombs, Kharg, Qeshm). L’intérêt stratégique est double : offrir un point d’appui pour contester la maîtrise iranienne du détroit et neutraliser des infrastructures pétrolières vitales. Freeman explicite les calculs qui motivent ces cibles : paralyser les revenus pétroliers iraniens ou obtenir un levier territorial. Pourtant, la réalisation de telles opérations comporte des risques considérables — lourdes pertes, escalade incontrôlée, difficultés d’occupation et de maintien logistique — et l’incertitude des résultats rappelle les échecs historiques d’expéditions amphibies. En outre, la probabilité d’une réaction iranienne massive est élevée ; l’option d’une invasion est donc teintée d’une logique qui peut conduire autant à une impasse qu’à une catastrophe. ## Effets de contagion : prolifération et réajustements régionaux Un des constats les plus alarmants de la discussion porte sur la probable vague de prolifération qui suivrait l’érosion de la garantie suppressive américaine et l’émergence d’un Iran disposant d’une capacité nucléaire avérée. Freeman anticipe que des pays comme l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Égypte, voire le Japon et la Corée du Sud, pourraient être poussés à revoir leur posture nucléaire. La normalisation d’un commerce énergétique hors dollar et la mise en place de nouvelles architectures de sécurité régionales pourraient accélérer ce mouvement. Sur le plan politique, la crise renforce aussi les clivages : certains acteurs chercheront des rapprochements pragmatiques avec Téhéran (Chine, Inde, Russie), tandis que d’autres viendront réclamer une révision des alliances traditionnelles. Le risque est une fragmentation accrue des régimes de non-prolifération et un monde plus volatil. ## Remises en question des alliances et de la diplomatie occidentale La conversation met en lumière une crise de confiance envers les mécanismes d’alliance traditionnels. Les demandes américaines de contribution militaire expéditionnaire ont suscité des refus et des réticences en Europe ; l’Espagne a même interdit l’usage de ses bases pour des opérations contre l’Iran. Freeman note que cette tension alimente des débats publics sur l’engagement dans l’OTAN et la présence de bases américaines. Par ailleurs, la dépendance américaine à l’égard d’un agenda israélien, perçue comme dominante, a entamé la crédibilité internationale des États-Unis. En parallèle, certaines puissances européennes tentent des voies diplomatiques discrètes pour préserver le passage maritime et limiter l’escalade, montrant que la solution militaire n’a pas le monopole des initiatives. ## Implications diplomatiques : négociations, tromperies et l’espace pour une désescalade Le dialogue révèle aussi l’impasse diplomatique actuelle : les offres de négociation sont jugées superficielles, voire détournées à des fins de repérage politique. Freeman évoque des propositions présentées comme des alternatives de paix mais qui demandent à l’Iran d’accepter des conditions inacceptables. L’usage de leurre (annoncer un report d’attaque) pour masquer des préparatifs militaires illustre comment la tromperie peut miner toute confiance constructive. Malgré cela, des canaux existent — certains pays tiers ont transmis des propositions — mais celles-ci ne rencontrent pas l’appétit iranien, qui cherche davantage la restitution de sa souveraineté régionale, la levée effective des sanctions et la garantie d’un retrait militaire durable. Sans concessions crédibles et mécanismes de vérification, la dynamique reste prisonnière d’un cercle vicieux. ## Conclusion : une fenêtre stratégique pour repenser la neutralité et les alternatives La discussion conduite autour des observations de l’ambassadeur Chas Freeman invite à tirer des leçons fondamentales pour la gestion des crises internationales. La multiplication des effets en chaîne — militaire, économique, monétaire et politique — montre que l’usage de la force ne produit pas isolément des résultats durables ; il reconfigure des systèmes d’intérêts et provoque des réactions imprévues. Pour les pays qu

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Les États-Unis préparent une invasion de l’ Iran : des conséquences dévastatrices | Freeman Donald Trump semble penser que « signaler une désescalade » en annonçant que les frappes sur les installations gazières iraniennes sont de nouveau suspendues jusqu’au 6 avril inciterait l’Iran à croire qu’il est en sécurité pour le moment. Mais nous savons que les États-Unis terminent le déploiement de leurs troupes dans la région. La conclusion logique : les États-Unis préparent une nouvelle attaque surprise pendant un week-end, dans l’espoir que, les marchés étant fermés, les troupes disposent de deux jours pour s’emparer soit d’une infrastructure économique importante afin de rassurer les traders pétroliers, soit même de poser les bases d’un contrôle du détroit d’Ormuz. Quelle folie ! Je discute aujourd’hui avec l’ambassadeur Chas Freeman, ancien haut responsable du Département de la Défense et ambassadeur en Arabie saoudite. De nombreux essais précieux de l’ambassadeur Freeman : https://chasfreeman.net Soutenez-nous sur Substack : https://pascallottaz.substack.com Boutique et dons : https://neutralitystudies-shop.fourthwall.com #Pascal Bienvenue à tous dans *Neutrality Studies*. Je suis Pascal Lottaz, et je suis à nouveau accompagné aujourd’hui par l’ambassadeur Chas Freeman, ancien ambassadeur des États-Unis en Arabie saoudite et haut responsable du gouvernement américain pendant de nombreuses années. Chas, bienvenue à nouveau. #Chas Freeman Merci, Pascal. Ravi d’être avec vous. #Pascal Chas, nous parlons aujourd’hui, le 27 mars. Nous sommes à un jour d’un mois complet de guerre avec l’Iran — ou plutôt de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran. Elle a commencé le 28 février, par une attaque sournoise et surprise alors que les négociations à Genève étaient encore en cours. Peux-tu nous donner une mise à jour et ton évaluation de la situation après quatre semaines ? #Chas Freeman Eh bien, je pense qu’il est assez clair que l’Iran dispose de ce qu’on appelle la domination dans l’ escalade. Il a adopté une stratégie que j’ai comparée à la tactique du « rope-a-dope » d’Ali — c’est-à- -- 1 of 15 -- dire rester là, encaisser tous les coups de l’adversaire et le laisser s’épuiser. Je pense que cette guerre a désormais traversé plusieurs phases. L’Iran attendait que les États-Unis et Israël épuisent leurs capacités d’autodéfense contre les attaques de missiles. Il a gardé ses missiles les plus sophistiqués en réserve pour ce moment-là. Et, vous savez, je pense que le niveau de férocité de l’ attaque américaine a été une immense démonstration de la capacité des États-Unis à projeter leur puissance à l’autre bout du monde avec une intensité considérable. Mais, vous savez, au cours des cinq premiers jours de cette guerre — qui, comme vous l’avez indiqué, dure maintenant depuis presque un mois — 800 missiles Patriot ont été tirés. Le taux de production annuel est de 750. Ainsi, en cinq jours, l’ensemble du stock annuel de ces armes a été épuisé. Et nous en sommes maintenant au point où il est assez clair que ni Israël ni les États-Unis n’ ont la capacité de se défendre efficacement contre les missiles iraniens. Israël subit donc de lourdes pertes. Nous ne savons pas à quel point la situation est grave, car la censure militaire israélienne est très efficace, et les grands médias respectent cette censure. TikTok, qui était autrefois une source d’ informations directes, a essentiellement été racheté par le lobby sioniste aux États-Unis et ne fournit plus les éclairages qu’il offrait autrefois sur cette question. Pendant ce temps, Israël profite bien sûr de la couverture de la guerre pour poursuivre son objectif à long terme d’annexer le sud du Liban jusqu’au fleuve Litani. Il mène également des programmes et des activités de nettoyage ethnique en Cisjordanie avec un nouveau niveau d’intensité. Je résumerais donc tout cela en disant que l’Iran a subi d’énormes dégâts matériels, mais que son plan stratégique — sa stratégie globale — reste intact. Ses capacités à mettre en œuvre cette stratégie semblent intactes, et il tient sa position. Les États-Unis, sous Donald Trump, paraissent de plus en plus désespérés de sortir de cette guerre, tandis qu’Israël souhaite que les États-Unis la poursuivent, car les objectifs israéliens sont très clairs. Ils cherchent à étendre le territoire israélien, à poursuivre le projet du Grand Israël — c’est-à-dire un Israël s’étendant de l’Euphrate au Nil — et, dans ce processus, à annexer des terres adjacentes à l’ État israélien actuel au Liban, en Syrie, et ainsi de suite. En somme, Israël tente d’anéantir l’État iranien. L’objectif américain a commencé par un changement de régime, ce qui ne s’est pas produit. En réalité, les objectifs des États-Unis dans cette affaire ont été très confus et incohérents. Mais ils ont inclus toute une série d’éléments particuliers — par exemple, empêcher l’Iran de développer une arme nucléaire. Pourtant, l’effet réel des attaques a été de garantir que l’Iran construira désormais une arme nucléaire. Et si l’Iran construit une arme nucléaire, on peut s’attendre à ce que les Saoudiens, les Turcs, les Égyptiens et d’autres — comme l’Irak — suivent leur exemple. Nous pourrions également observer des effets en cascade jusqu’en Asie-Pacifique, là où vous êtes. Je pense que cela incitera le Japon à reconsidérer activement sa politique de latence nucléaire. Cela stimulera certainement la Corée du Sud, où l’opinion publique est fortement favorable à la construction d’armes nucléaires pour contrer l’ arsenal nucléaire nord-coréen. Je pense donc que nous sommes sur le point d’assister à une grande vague de prolifération. Le deuxième effet est, bien sûr, qu’en ayant épuisé une grande partie de ses -- 2 of 15 -- stocks de munitions existants, les États-Unis se sont affaiblis sur le plan international, à l’échelle mondiale. #Pascal Donc, s’il devait y avoir une crise à Taïwan, par exemple, les États-Unis n’auraient pas la capacité d’y faire face efficacement. #Chas Freeman Nous avons en réalité commencé à retirer des armements d’Asie-Pacifique — en déplaçant les batteries THAAD hors de Corée du Sud, en retirant les batteries Patriot, en récupérant du matériel partout où c’est possible. Et maintenant, bien sûr, un autre effet en cascade est que des armes initialement destinées à l’Ukraine sont envisagées pour être détournées vers cette guerre. Cela a donc été un désastre pour la situation américaine dans son ensemble — pour sa posture militaire mondiale. Cela a également causé d’énormes dommages à la réputation des États-Unis, en raison de nombreux facteurs, notamment leur soumission évidente à la direction israélienne. C’est une chose très étrange que les États-Unis aient désormais une politique en pratique sous-traitée à Israël. L’ application massive de la force n’a pas atteint son objectif de briser la volonté de l’Iran. L’Iran reste défiant, et l’administration, je pense, est assez désespérée sur le plan intérieur. On en voit les conséquences à la pompe à essence, avec la hausse des prix du carburant. On voit l’ inflation. Nous découvrons que le golfe Persique n’est pas seulement une source majeure de pétrole et de gaz, mais qu’il est aussi au cœur de la production de toutes sortes d’intrants agricoles et industriels — par exemple, environ 60 % des plastiques, près de la moitié de l’approvisionnement mondial en engrais, le soufre, l’hélium — des éléments essentiels à l’industrie et à l’agriculture modernes. Et c’est la saison des semis dans l’hémisphère Nord, mais il n’y aura pas assez d’engrais pour soutenir les cultures aux niveaux habituellement attendus. Les effets à long terme sont donc considérables, mais même à court terme, nous voyons déjà les conséquences de la transformation par l’Iran du détroit d’Ormuz, passé d’une autoroute à une route à péage. En gros, si vous concluez un accord avec l’Iran — comme le font la Chine, l’Inde, le Japon, la Turquie et peut-être d’autres, dont la Russie — tout va bien pour vous. Si vous concluez un accord avec l’Iran, lorsque vous passez à travers, c’est un peu comme franchir un péage : vous prenez un ticket, vous remettez un peu d’argent en passant le détroit — et, fait intéressant, les paiements se font désormais en yuans chinois, et non plus en dollars. C’est le signe d’ un autre problème : l’impact sur le marché mondial des devises et sur les monnaies de réserve, en particulier les procédures de règlement des échanges commerciaux, qui s’éloignent désormais du dollar à un rythme assez rapide. Il se passe donc beaucoup de choses, mais je n’ai pas fini. C’est vendredi matin pour vous à Tokyo, jeudi soir ici dans le New Hampshire. Et Donald Trump a essentiellement annulé son programme pour demain. Il a également déclaré qu’il reportait la date limite pour attaquer les installations iraniennes de production et de transport d’énergie. -- 3 of 15 -- Tout cela présente les signes habituels d’une utilisation de la tromperie pour lancer une attaque surprise. Nous savons que les Marines seront en position ce soir ou demain matin dans la mer d’ Arabie. La 82e division aéroportée s’est déplacée. Les forces spéciales sont en place. Et je pense que nous pouvons probablement nous attendre à une sorte d’assaut contre l’Iran demain — enfin, à votre heure aujourd’hui, mais je dirais samedi, pendant le week-end, en Asie-Pacifique. Peut-être vendredi, peut-être samedi ici aux États-Unis. Nous arrivons donc à un point dangereux. Et les Iraniens semblent tout à fait préparés à une attaque d’infanterie. Ils ont dit que c’est ce qu’ils attendaient — « Approchez, approchez », comme l’araignée l’a dit à la mouche. Nous ne savons donc pas ce qui va se passer, mais il est évident qu’il s’agit d’un tournant. #Pascal Hé, petite interruption rapide car j’ai récemment été banni de YouTube. Et même si je suis de retour, cela pourrait se reproduire à tout moment. Alors, merci d’envisager de vous abonner non seulement ici, mais aussi à ma liste de diffusion sur Substack — c’est pascallottaz.substack.com. Le lien sera dans la description ci-dessous. Et maintenant, retour à la vidéo. J’ai parlé hier avec Mohamed Marandi, et il m’a dit exactement ceci : « Écoute, ils vont probablement nous envahir — l’ une de nos îles, sans doute — et dans ce cas, nous savons exactement ce que nous allons faire. » Pourquoi les États-Unis envisageraient-ils quelque chose comme ça ? Je veux dire, penses-tu que la logique de certaines de ces personnes est que, dans le meilleur des cas, nous prenons et gardons réellement cet endroit ? Et que, dans le pire des cas, il y a un massacre et beaucoup de sacs mortuaires qui reviennent ? Et qu’alors, tout le monde se rassemblera autour du drapeau, en se disant : « Oh non, les Iraniens ont tué nos soldats innocents. » Penses-tu que c’est ce genre de motivation ? Cela semble tellement insensé, car évidemment, les Iraniens peuvent simplement bombarder ces gens s’ils viennent. #Chas Freeman Eh bien, on ne sait jamais. On ne sait jamais ce qui peut se passer pendant une guerre ou une bataille. Les possibilités vont d’une répétition de Gallipoli à quelque chose de plus réussi pour les États-Unis. Tout dépend beaucoup des cibles. Par exemple, j’ai toujours pensé que la cible logique pour les Marines serait Abou Moussa et les Petits Tombs, des îles disputées entre l’Iran et les Émirats arabes unis. Elles ont été saisies par le Shah en 1971 pour l’Iran, alors qu’elles étaient sous contrôle britannique, au moment où les Britanniques abandonnaient leur autorité sur ce qui allait devenir les Émirats arabes unis. Les reprendre satisferait les Émirats. Cela offrirait un point d’appui dans le détroit d’Ormuz pour une contestation américaine du contrôle iranien du détroit. C’est donc une possibilité. Il y en a d’autres — on a beaucoup parlé, notamment en Israël, de la prise de l’île de Kharg, qui se trouve bien plus haut dans le Golfe, en réalité beaucoup plus proche du Koweït que des Émirats arabes unis, et qui c