Le professeur Steven Starr soutient que la campagne menée par les États-Unis contre l’Iran a mis en évidence de profondes faiblesses stratégiques et matérielles qui menacent l’hégémonie américaine et risquent de provoquer une catastrophe régionale et mondiale plus vaste. Il affirme que les bases américaines et les défenses aériennes dans le Golfe ont été dégradées, que d’importantes réserves d’intercepteurs et de munitions de précision sont épuisées, et que la projection de puissance depuis les porte-avions est limitée par la portée et par les défenses aériennes iraniennes. Starr souligne les conséquences humanitaires et économiques — dommages aux écoles et aux hôpitaux, perturbations des approvisionnements en énergie et en engrais, interruption du trafic maritime dans le détroit d’Hormuz et en mer Rouge, ainsi que la perspective de chocs mondiaux sur les marchés alimentaires et énergétiques. Il met en garde contre les options d’escalade, notamment les blocus, les attaques contre les infrastructures du Golfe ou l’emploi tactique d’armes nucléaires, qui pourraient déclencher des pertes massives de vies et une dépression économique mondiale. Starr documente également la diffusion de
Article
## Bases américaines touchées et missiles épuisés
La conversation met d’emblée en lumière une transformation stratégique brutale : l’empire de projection de puissance des États-Unis est confronté à une contrainte matérielle et opérationnelle qui remet en question sa capacité à maintenir un engagement militaire prolongé au Proche‑Orient. Les informations évoquées décrivent des bases américaines du Golfe gravement endommagées ou rendues inutilisables, avec des effectifs réduits et des installations abandonnées au profit de positions excentrées comme Diego Garcia. Cette dégradation opérationnelle n’est pas seulement symbolique ; elle traduit une perte d’accès physique et logistique qui affecte la conduite même des opérations.
Un point crucial ressort du diagnostic technique : les États‑Unis auraient consommé des parts disproportionnées de leurs stocks d’intercepteurs — Patriot et THAAD — en l’espace de quelques semaines. Les chiffres avancés indiquent que des années de production ont été utilisées en quelques semaines, privant temporairement l’armée d’une profondeur de munitions indispensable pour la défense aérienne et la protection des forces déployées. Là où la supériorité technologique reposait sur la supériorité des capteurs et des intercepteurs, la raréfaction des munitions transforme chaque lancement en un arbitrage stratégique lourd.
Ce qui aggrave la situation, c’est la vulnérabilité des chaînes de ravitaillement et l’incapacité à reconstituer rapidement ces stocks. Produire des centaines d’intercepteurs par an ne suffit pas pour remplacer des milliers consommés en un mois. Autrement dit, la supériorité qualitative est limitée par des contraintes industrielles et logistiques qui peuvent forcer une réévaluation des options militaires disponibles. L’argument selon lequel la supériorité technologique suffit à garantir la supériorité stratégique se fissure face à des limites de production et d’approvisionnement.
## Gaza, Liban et pertes civiles
La discussion déplace ensuite l’attention vers les conséquences humanitaires et politiques des opérations militaires. Les destructions massives en Gaza et au Liban, les écoles pulvérisées, les hôpitaux touchés et le nombre élevé de victimes civiles dessinent un tableau où la guerre pèse d’abord sur des populations non combattantes. Le recours massif à des frappes de précision — mais aussi à des frappes erronées ou délibérément indiscriminées selon les interlocuteurs — a des effets dont la portée dépasse les lignes de front : radicalisation, affaiblissement des institutions locales et érosion de la légitimité des acteurs qui mènent ces opérations.
Un aspect frappant du récit est la manière dont les pertes civiles sont instrumentalisées dans la guerre de l’information. La mise en cause des pratiques de ciblage, le recours à des explications technologiques (erreurs d’IA) et la dénonciation de meurtres ciblés de journalistes montrent que la guerre ne se joue pas seulement sur le terrain, mais aussi sur la narration publique. L’impact moral et symbolique des attaques contre des infrastructures civiles — écoles, hôpitaux, universités — alimente une hostilité internationale et régionale qui aura des conséquences durables pour la capacité des puissances occidentales à construire des coalitions durables.
## Blocus pétrolier et répercussions mondiales
La conversation analyse ensuite l’effet à chaîne du blocus sur le commerce mondial de l’énergie et des matières premières agricoles. Un blocus du détroit d’Ormuz et la perturbation de la réserve flottante de pétrole entraînent des ruptures d’approvisionnement qui se traduisent rapidement par des pénuries de carburant et par l’annulation de vols. Mais les conséquences vont bien au‑delà du kérosène ou de l’essence : la destruction ou l’impossibilité d’exploiter des infrastructures civiles dans les États du Golfe pourrait rendre certaines régions pratiquement inhabitables, si les usines de dessalement cessent de fonctionner.
Les chiffres avancés sont saisissants : une perte durable d’une part significative de la production mondiale de pétrole et de gaz, ainsi que d’importantes capacités de production d’engrais, menacerait la sécurité alimentaire globale. La dépendance des agricultures modernes à des intrants azotés et phosphatés signifie que des ruptures d’approvisionnement pourraient se traduire par des chocs alimentaires internationaux, affectant prix et disponibilité. L’interconnexion des marchés énergétiques, agricoles et financiers transforme ainsi une crise régionale en crise systémique, où les décisions militaires locales résonnent jusque dans les campagnes et les abattoirs d’autres continents.
En termes stratégiques, ces ruptures soulignent la vulnérabilité d’un système mondial construit autour du « pétrodollar » et de la protection militaire des voies maritimes. Si la promesse de sécurité n’est plus tenue, les partenaires traditionnels des États‑Unis chercheront à diversifier leurs approvisionnements et leurs alliances, accélérant une recomposition géopolitique de long terme.
## Religion et politique de guerre
La dimension idéologique et religieuse de la politique de guerre est un autre fil conducteur de la conversation. L’analyse met en relief comment des convictions religieuses — dans leur version évangélique sioniste pour les uns, théocratique pour les autres — viennent colorer les décisions stratégiques et le récit public. La montée d’acteurs politiques imprégnés de visions apocalyptiques ou messianiques introduit une logique où la rationalité strictement matérielle et la retenue stratégique peuvent être sapées.
Certains responsables seraient ainsi décrits comme organisant des rites de prière au sein même d’institutions militaires, avec des conséquences de carrière pour ceux qui ne participent pas. Ce mélange d’exigences confessionnelles et d’objectifs géopolitiques pose deux risques : d’une part, il fragilise la neutralité professionnelle et la cohésion interne des forces armées ; d’autre part, il peut légitimer une vision manichéenne du conflit où la violence se voit conférer une finalité morale qui dépasse la contrainte politique. Le rôle des croyances dans l’élaboration de la stratégie n’est pas un détail : il conditionne la manière dont sont définis les ennemis, les objectifs et les limites de l’action militaire.
## Escalade avec l’Iran et risque nucléaire
L’échange met en garde contre une dynamique d’escalade potentiellement incontrôlable entre les États‑Unis, Israël et l’Iran. La capacité iranienne à frapper à longue portée, combinée à la vulnérabilité des forces déployées et à la difficulté de neutraliser des infrastructures souterraines protégées, crée un dilemme : soit l’option militaire se poursuit au prix d’une consommation massive de munitions et d’une destruction partielle, soit on ouvre la voie à une normalisation d’un statu quo fondé sur la dissuasion mutuelle et la coercition graduée.
La perspective d’une escalade vers des cibles civiles critiques — par exemple des centrales électriques ou des infrastructures de dessalement — soulève le spectre d’effets catastrophiques, humains et économiques. Au‑delà des dommages matériels, l’idée que des États du Golfe deviennent inhabitables pousserait à des mouvements massifs de population et à une redéfinition des équilibres régionaux. Enfin, la question nucléaire plane en arrière‑plan : toute escalade prolongée augmente les risques d’erreurs de calcul et l’attrait pour des options extrêmes, multipliant les risques d’une crise au cours de laquelle la dissuasion pourrait se détériorer.
## Attaques de drones russes et risque pour l’Europe
Dans une accélération dangereuse des systèmes d’armes non étatiques et étatiques, l’apparition d’attaques de drones, y compris celles attribuées à des acteurs soutenus par des puissances comme la Russie, ouvre un nouveau chapitre dans la vulnérabilité européenne. Les frappes long‑cours de drones permettent de frapper des cibles stratégiques à distance et
Transcript
Suicide stratégique : Le piège iranien qui
met fin à l’hégémonie américaine | Pr.
Steven Starr
Mise à jour sur la guerre avec le Prof. Steven Starr : L’empire de la violence est à court de
munitions. Le pivot vers une division stratégique du travail, avec les Européens prenant en charge la
guerre en Ukraine, ne progresse pas assez vite, et la nouvelle guerre épuise un système militaire
américain corrompu et atrophié. Les jours du tout-puissant Oncle Sam sont révolus. Et ce n’est que
le début de la descente. Liens : Famine nucléaire : https://nuclearfamine.org Neutrality Studies sur
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Introduction 00:00:48 Bases américaines touchées et missiles épuisés 00:05:52 Gaza, Liban et
pertes civiles 00:07:34 Blocus pétrolier et répercussions mondiales 00:17:17 Religion et politique de
guerre 00:23:20 Escalade avec l’Iran et risque nucléaire 00:32:03 Attaques de drones russes et
risque pour l’Europe 00:36:21 Guerre des drones et faiblesse militaire américaine 00:48:58
Prochaines étapes et danger d’un conflit élargi
#Pascal
Bienvenue à tous dans *Neutrality Studies*. Je m’appelle Pascal Lottaz, et je suis à nouveau
accompagné aujourd’hui du professeur Stephen Starr, qui nous tient informés depuis plusieurs mois
de la situation de guerre en Iran. Il a préparé une nouvelle présentation pour nous. Stephen,
bienvenue.
#Steven Starr
Eh bien, bonjour Pascal. Bonjour à vous et à vos téléspectateurs, et merci de m’avoir invité à
nouveau.
#Pascal
Merci beaucoup d’être revenu, et merci aussi de toujours préparer ces présentations. Je vais les
afficher à l’écran tout de suite. Les États-Unis et Israël ont perdu, mais ils refusent d’admettre leur
défaite.
#Steven Starr
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La parole est à vous. Oui, et je pense que la question qu’on doit se poser maintenant, c’est : est-ce
que les idéologues sionistes aux États-Unis et en Israël vont choisir d’escalader ? Honnêtement, je
pense que c’est la voie qu’ils vont prendre. Regardez la situation actuelle. Les États-Unis ont, en
gros, été chassés du Golfe persique. Presque toutes leurs bases militaires ont été détruites ou
rendues inutilisables. Entre treize et dix-neuf grandes bases ont été abandonnées ou détruites, et on
les voit sur cette carte-là, marquées par des points rouges. Le commandement central de la
Cinquième Flotte, à Bahreïn, vient d’être frappé si durement qu’il reste moins d’une centaine de
membres du personnel sur place. Et toutes les bases américaines en Syrie ont été abandonnées. Les
troupes de ces bases ont été déplacées dans des hôtels, et ces hôtels ont ensuite été pris pour cibles
par les Iraniens. Donc, vraiment, ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler une situation idéale pour l’
armée américaine. Sans ces bases sur place, ils doivent se replier sur Diego Garcia, un endroit très
éloigné du Golfe persique, qui...
#Pascal
Et même si… une seconde… même si les armes se sont tues depuis environ trois semaines, alors qu’
on parle aujourd’hui, fin avril, le vingt-huit, vingt-neuf, la situation reste la même, non ? Ces bases,
elles ne sont pas en train d’être réapprovisionnées en personnel pour l’instant, si ?
#Steven Starr
Eh bien, je veux dire, vous savez, ils n’avaient même pas prévu d’abris dans ces bases pour que les
soldats puissent se protéger. Et clairement, leurs systèmes de défense aérienne n’ont pas
fonctionné. Donc ils savent que s’ils y retournent, les Iraniens risquent de les frapper à nouveau. J’ai
été surpris que l’Iran accepte le cessez-le-feu, mais je pense que c’est très fragile, au mieux. Et
Israël, de toute évidence, ne l’a pas respecté. L’Iran a complètement détruit les systèmes radar
américains dans le Golfe. Trente pour cent de tous les systèmes de défense THAAD, les systèmes de
défense à haute altitude, ont été détruits. Il nous en reste huit. Nous en avons déplacé plusieurs de
la Corée du Sud vers le Moyen-Orient maintenant.
Je ne suis pas sûr. En général, ils sont associés au système THAAD, mais ils peuvent aussi être
utilisés avec les systèmes Patriot. En ce moment, il reste moins de mille missiles Patriot et une
centaine de missiles THAAD dans l’arsenal américain. Donc, le radar ne servira pas à grand-chose si
on n’a plus de munitions. Les États-Unis ont tiré quatre-vingts pour cent de tous leurs missiles
Patriot et soixante pour cent de leurs missiles THAAD au cours des sept dernières semaines. Sur ce
graphique, on voit les stocks de munitions pour les systèmes THAAD et Patriot, tout en bas. Ce sont
des armes très coûteuses : environ quinze millions de dollars pour un seul missile THAAD, et trois
millions neuf cent mille pour un Patriot.
Ces systèmes sont utilisés pour abattre des drones qui valent à peine cinquante mille dollars, donc
ce n’est pas vraiment rentable. En général, ils tirent deux missiles pour en intercepter un seul. Si on
regarde les stocks estimés avant la guerre et leur utilisation pendant le conflit avec l’Iran, on voit
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bien qu’il ne reste quasiment plus de missiles. Les États-Unis fabriquent environ quatre-vingt-seize
intercepteurs de missiles THAAD et six cents intercepteurs Patriot par an. Autrement dit, on ne peut
pas en produire à la chaîne. Il faudrait des années rien que pour reconstituer ce qu’on a perdu au
cours des sept dernières semaines. Alors la vraie question maintenant, c’est : est-ce qu’on veut
continuer à les utiliser si les attaques contre l’Iran se multiplient ?
#Pascal
Donc, juste pour l’Iran… En fait, les États-Unis, en à peine six semaines de guerre, ont tiré plus de
deux ans de stock de missiles Patriot. C’est complètement hallucinant. Et ce n’est pas seulement
toutes les armes présentes en Asie de l’Ouest… c’est aussi quatre-vingts pour cent de tous les
Patriots que les États-Unis…
#Steven Starr
Et la Corée du Sud n’a pas vraiment apprécié que les batteries Patriot soient retirées et envoyées au
Moyen-Orient. Les États du Golfe non plus ne sont pas très contents des États-Unis. Vous savez, la
promesse du pétrodollar, c’était que les États-Unis protégeraient les pays du Golfe en échange du
pétrole. Et ça ne s’est pas vraiment passé comme ça, n’est-ce pas ? Et puis, Israël a continué ses
attaques contre le Liban et Gaza. La photo du haut montre à quoi ressemble Gaza aujourd’hui. C’est
pour ça que les contribuables américains paient depuis des années, avec même des livraisons d’
armes par avion vers Israël, sans interruption depuis le début de la guerre. Israël a
systématiquement bombardé des écoles au Liban. La vidéo en bas montre l’une d’elles, détruite
récemment — juste un complexe scolaire, complètement pulvérisé. Oui… enfin, ça, ce n’est pas la
guerre.
Il n’y a personne caché, et ils tirent sur les soldats israéliens. Et Israël s’est distingué par le nombre
de journalistes qu’il a tués. Ils en ont tué environ trois cent soixante-dix au cours des quinze
dernières années, en Israël. Cette image montre des journalistes et des secouristes. Celle du dessus,
ce ne sont que des journalistes, et chacun d’entre eux a été tué par Israël, au Liban. Israël va même
jusqu’à les appeler au téléphone pour leur dire qu’ils vont les tuer, eux et leur famille. Certains fuient
leur maison juste avant d’être assassinés, simplement pour essayer de sauver leur famille. Et en bas,
on voit des gens qui tentent d’être secourus par les paramédics.
#Pascal
Un double tir… frapper à nouveau l’endroit déjà touché, pour tuer les secouristes. Oui, c’est ça.
#Steven Starr
Alors, vous savez, une fois que le blocus et la guerre ont commencé — le blocus du détroit d’Ormuz
— il y avait encore beaucoup de pétrole brut en mer, ainsi que des produits pétroliers raffinés. On
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appelle ça une réserve flottante de pétrole, quand il est stocké sur ces navires. Les pétroliers
avancent à peu près à la vitesse d’un vélo, donc il leur faut des semaines pour aller du Golfe
persique jusqu’aux différents ports du monde. Et on voit bien que le kérosène chute fortement. D’
ailleurs, si quelqu’un essaie d’acheter des billets d’avion, beaucoup de vols sont déjà annulés un peu
partout à cause de ça. Et on peut voir que la ligne bleue montre les chiffres actuels par rapport aux
moyennes précédentes. Les États-Unis ont d’ailleurs fièrement annoncé avoir bombardé treize mille
cibles en Iran.
Alors, qu’est-ce qui a été détruit ? Nous avons neuf cents écoles, et au moins trente universités et
centres de recherche ont été endommagés ou détruits par nos bombardements. Et ça, vous savez, c’
est parce qu’on bombarde massivement des villes et des cibles civiles. Plus de trois cents centres de
santé et établissements médicaux, dont une cinquantaine d’hôpitaux, ont été touchés ou détruits. L’
image à droite montre l’école primaire Manab, qui a été détruite, je crois, le premier ou le deuxième
jour de la guerre. Les États-Unis ont tiré deux missiles Tomahawk sur ce site. Ils ont essayé de
rejeter la faute sur l’intelligence artificielle. Vous savez, le système de ciblage Hegseth a supprimé la
supervision humaine du processus et l’a confié à l’IA. Donc, peut-être que c’est plausible, même si,
je pense, beaucoup de gens n’y croient pas. Ils pensent que c’était délibéré.
#Pascal
Petite pause rapide, parce que j’ai été récemment banni de YouTube. Même si je suis de retour, ça
peut très bien se reproduire à tout moment. Alors, pensez à vous abonner, non seulement ici, mais
aussi à ma newsletter sur Substack. C’est pascallottaz.substack.com. Le lien est juste en dessous,
dans la description. Et maintenant, on reprend la vidéo.
#Steven Starr
Des munitions américaines de précision ont aussi été utilisées pour frapper des milliers de cibles
factices. Vous savez, les lanceurs de missiles et les avions leurres chinois et russes sont équipés d’
éléments chauffants pour apparaître sur les radars. Et d’ailleurs, j’ai trouvé une annonce sur Alibaba
pour un avion… qu’on peut carrément commander en ligne. Apparemment, les stratèges militaires
américains étaient convaincus d’avoir détruit tous les lanceurs de missiles iraniens, leur force
aérienne, et tout le reste. Mais en réalité, ils frappaient des cibles qui étaient des leurres. Et
finalement, les États-Unis, comme les grands médias, ont fini par admettre que les « villes de
missiles » iraniennes avaient survécu aux attaques américaines. Il n’y a pas si longtemps, les
responsables américains affirmaient qu’elles avaient toutes été anéanties. Mais même Pete Hegseth
a reconnu que l’Iran est en train de remettre à jour ses missiles et ses lanceurs.
Un reportage de CNN a montré des photos satellites qui permettaient d’identifier des « villes de
missiles » touchées, puis remises en service. J’ai mis ici une petite image d’une de ces villes de
missiles. On en avait déjà parlé ensemble, dans une précédente interview, à propos de la raison
pour laquelle ces villes sont pratiquement imprenables. Elles sont enfouies sous environ quatre cent
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cinquante mètres de granit, et, franchement, on ne peut pas les détruire. Même les estimations
officielles disent aujourd’hui qu’à peine un tiers de l’arsenal de missiles iranien a été détruit. Il leur
reste donc des milliers de missiles et des dizaines de milliers de drones. Et ils continuent d’en
fabriquer sous terre, dans ces villes de missiles. Alors, est-ce que les États-Unis vont maintenir leur
blocus ? On renforce nos forces dans le Golfe. Les trois groupes aéronavals sont déjà sur place. Et j’
ai lu que l’USS Eisenhower se préparait peut-être à être déployé comme quatrième porte-avions. C’
est un renforcement militaire considérable.
#Pascal
Attendez une seconde… la tension monte, là. Et je me demandais, où est-ce qu’ils vont ? Où vont
toutes ces personnes ?
#Steven Starr
Eh bien, c’est une bonne question. Ils ne peuvent p