L’Iran défie le blocus et fait plier l’empire américain | Marandi

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Le professeur Seyed M. Marandi soutient que les récentes négociations tenues à Islamabad ont mis en lumière la mauvaise foi des États-Unis et la domination israélienne sur la politique américaine. Marandi, qui a accompagné la délégation iranienne, décrit des menaces d’assassinat, des départs de dernière minute des délégations américaines et l’insistance de Washington sur des conditions — telles que le contrôle du programme nucléaire iranien et la cogestion du détroit d’Ormuz — qu’il juge incohérentes et humiliantes pour la souveraineté iranienne. Il affirme que l’Iran n’a jamais cherché à se doter d’armes nucléaires, que les pourparlers de cessez‑le‑feu traduisent une faiblesse tactique américaine après des revers sur le terrain, et que la posture de Téhéran en temps de guerre privilégie la réciprocité mesurée et la dissuasion plutôt que l’initiative. Marandi rejette les allégations occidentales selon lesquelles l’Iran aurait miné l’Ormuz, qualifiant de relations publiques ces narratifs visant à justifier des incursions navales américaines et à préserver une aura de suprématie américaine. Il avertit que les menaces de blocus américain risquent de provoquer un choc économique mondia

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## Introduction et pourparlers d’Islamabad La vidéo et la discussion qui en émane dessinent une image saisissante : l’Iran, confronté à des pressions militaires et diplomatiques intenses, a choisi de s’engager dans des pourparlers publics malgré des menaces directes et des tentatives évidentes d’intimidation. L’échange met en lumière non seulement la détermination iranienne à préserver sa souveraineté, mais aussi la fragilité du positionnement américain, qui oscille entre posture coercitive et recherches d’un règlement qui protége ses intérêts stratégiques et politiques. L’enjeu dépasse la simple négociation : il s’agit d’un affrontement sur la légitimité de l’ordre international, sur la capacité d’un État à imposer des conditions unilatérales et sur la narration médiatique qui légitime ou dénonce ces positions. La délégation iranienne s’est rendue à Islamabad avec un mandat explicite, et non sans risques personnels. L’échange évoque des menaces d’assassinat proférées publiquement, des incitations à la violence dans la presse occidentale et des alertes concrètes pendant le voyage de retour. Ce contexte dramatique n’a pas seulement endeuillé la sécurité physique des délégués ; il a également servi de révélateur des pressions extraterritoriales qui pèsent sur toute tentative de résolution diplomatique. Choisir de négocier dans ces conditions est à la fois un acte de transparence politique vis‑à‑vis de l’opinion publique iranienne et une stratégie destinée à contrer la narration qui ferait de l’Iran l’agresseur automatique. ## Exigences américaines et échec des discussions Les discussions d’Islamabad ont rapidement mis en lumière l’écart profond entre les objectifs américains et les lignes rouges iraniennes. Les exigences formulées côté américain — allant de la renonciation drastique à l’ensemble du programme nucléaire civil iranien jusqu’à la co-gestion du détroit d’Ormuz — ont été perçues comme intolérables et incompatibles avec la souveraineté nationale. La posture américaine, telle que décrite dans la conversation, a alterné entre ultimatums de reddition et propositions de feuille de route mécanique, sans tenir compte des impératifs de dignité et d’indépendance qui structurent la politique iranienne depuis la révolution. La fin abrupte des pourparlers, marquée par un communiqué nocturne qualifié de mensonger par les participants iraniens, illustre une dynamique où la tactique d’un camp cherche à sauver la face après des revers militaires et diplomatiques. Les Américains, incapables d’obtenir sur le champ de bataille ce qu’ils souhaitaient, ont tenté d’extraire ces gains à la table. L’échec tient autant à la posture intransigeante imposée par des acteurs externes qu’à l’absence d’autorité décisionnelle claire du côté américain, qui aurait nécessité des mandats réels plutôt que des transferts d’orientation incessants. ## Pressions pour un cessez-le-feu et objectifs américains Le cessez‑le‑feu apparaît comme un instrument aux finalités ambiguës : pour l’Iran, un mécanisme de désescalade contrôlable, pour certains acteurs occidentaux, une manière de geler les rapports de force sans remédier aux causes profondes du conflit. La mise sur la table d’un cadre de dix points proposé par l’Iran et accepté comme base de discussion est révélatrice : l’Iran cherchait à institutionnaliser la non‑escalade et la réciprocité, tout en conservant sa capacité de répondre à des agressions futures. À Islamabad, la délégation iranienne a agi pour montrer à la fois sa bonne foi et sa détermination à ne pas céder sur l’essentiel. Pour Washington, en revanche, le cessez‑le‑feu a été interprété par certains comme une opportunité de « reconditionner » le conflit : réduire les dommages directs pour les intérêts américains tout en préservant la possibilité d’une pression continue par d’autres moyens — économiques, diplomatiques ou par une guerre d’usure indirecte. La dissonance entre le souhait d’un calme temporaire et la volonté de conserver des leviers de contrainte traduit une stratégie qui vise moins la paix durable que la gestion des coûts politiques et économiques pour les parties adverses. ## Blocus d’Ormuz et réalité militaire Le projet d’imposer un blocus du détroit d’Ormuz expose un paradoxe stratégique majeur. Contrôler une voie maritime aussi étroite exige une présence militaire massive et assumée ; or, la conversation souligne la vulnérabilité américaine à l’exposition de ses forces navales dans un espace à portée des missiles et des drones iraniens. L’Iran, disposant de capacités de précision balistique et de moyens navals asymétriques, détient un levier réel sur le trafic qui traverse le détroit. La capacité de nuisance iranienne transforme toute tentative de blocus en pari risqué pour qui se risque à l’appliquer. La logique d’un blocus strict — appliquer des restrictions unilatérales sur les navires liés à certaines nations — est également problématique sur le plan politique mondial. Une telle mesure reviendrait à contraindre des tiers (Chine, Japon, Inde, pays européens) et à provoquer une rupture des approvisionnements énergétiques mondiaux. L’effet immédiat serait l’aggravation d’un choc économique déjà latent, et potentiellement une réorientation diplomatique de pays lassés d’être soumis au diktat d’une puissance isolée. Enfin, la mise en scène d’un blocus sert souvent de stratégie de pression psychologique : elle tente d’imposer une réalité qui n’existe pas encore sur le terrain militaire mais qui peut peser sur les arbitrages internationaux. ## Allégations médiatiques et histoire des mines Les accusations selon lesquelles l’Iran aurait miné le détroit d’Ormuz ou refusé de retirer des engins marins s’inscrivent dans une séquence plus vaste de désinformation. La conversation insiste sur le rôle des médias occidentaux à fabriquer la causalité : présenter l’Iran comme instigateur unique des hostilités, tout en justifiant des ripostes disproportionnées. Une telle chaîne de représentation sert d’abord à légitimer des politiques coercitives et ensuite à faire porter le blâme de l’escalade aux victimes. Historiquement, les récits sur l’usage de mines et sur l’impossibilité de les localiser ont souvent été employés pour créer un cas médiatique en faveur d’interventions plus larges. Ici, l’argument central est double : d’une part, il n’existe pas de preuves publiques et irréfutables de la responsabilité iranienne dans de telles actions ; d’autre part, accuser l’Iran sans preuves permet de justifier des mesures coercitives (sanctions, blocus, opérations navales) qui ne sauraient sinon trouver d’accord international. La stratégie de communication visant à « criminaliser » l’autre devient alors un instrument de guerre parallèle. ## Stratégie de communication et jeu de pouvoir américain Au cœur du débat se joue une bataille pour l’interprétation des faits. La communication — qu’elle soit via des communiqués officiels, la presse, ou des campagnes ciblées sur les réseaux — est utilisée pour remodeler le réel et mobiliser des soutiens. La vidéo met en avant l’idée que les positions américaines ont été influencées non pas seulement par calculs géopolitiques rationnels, mais par des influences extra‑gouvernementales et des lobbies aux intérêts particuliers. Ce constat n’excuse rien mais éclaire la fréquence des contradictions et des revirements stratégiques. Plus encore, la capacité à dicter le récit permet d’exercer une forme de pouvoir qui dépasse la simple force militaire. Quand une grande puissance réussit à convaincre des publics étrangers et domestiques de la légitimité de sa politique, elle crée un matelas politique qui stabilise ses choix risqués. À l’inverse, la stratégie iranienne de transparence — en exposant son mandat et sa présence sur le terrain des négociations — tente d’user de la même arme : rendre difficile toute tentative de diabolisation sans appel à l’évidence. ## Motivations du cessez-le-feu et prochaines étapes Le cessez‑le‑feu, tel

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L’Iran défie le blocus et fait plier l’empire américain | Marandi Pascal est à nouveau rejoint par le professeur Seyed M. Marandi de l’Université de Téhéran pour discuter des pourparlers d’Islamabad, des menaces contre la délégation iranienne, des exigences américaines concernant le programme nucléaire iranien et le détroit d’Ormuz, du cessez-le-feu avec le Liban, des affirmations des médias occidentaux, ainsi que du risque d’une nouvelle guerre, d’un choc économique et d’une crise régionale plus large. Liens : Professeur Seyed Mohammad Marandi sur X : https://x.com/s_m_marandi Professeur Seyed Mohammad Marandi sur Telegram : https://t. me/s_m_marandi Neutrality Studies sur Substack : https://pascallottaz.substack.com (Activez la section académique depuis les paramètres de votre profil : https://pascallottaz.substack.com/s /academic) Boutique : https://neutralitystudies-shop.fourthwall.com Don : https://neutralitystudies. com/donate Chapitres : 00:00:00 Introduction et pourparlers d’Islamabad 00:06:04 Exigences américaines et échec des discussions 00:12:44 Pressions pour un cessez-le-feu et objectifs américains 00:17:39 Blocus d’Ormuz et réalité militaire 00:20:34 Allégations médiatiques et histoire des mines 00:23:35 Stratégie de communication et jeu de pouvoir américain 00:25:44 Motivations du cessez-le-feu et prochaines étapes 00:31:12 Récompenses revendiquées et sécurité des vols #Pascal Bienvenue à tous dans *Neutrality Studies*. Je m’appelle Pascal Lottaz, et je suis à nouveau accompagné aujourd’hui par le professeur Saeed Marandi de l’Université de Téhéran. Professeur Marandi, bienvenue. #Marandi Merci beaucoup de m’avoir invité, Pascal. C’est toujours un grand plaisir. #Pascal C’est un plaisir de vous avoir parmi nous. Vous étiez littéralement au cœur de la tempête — à Islamabad ce week-end, avec la délégation qui a négocié avec les Américains. Nous parlons maintenant en ce lundi 13 avril, alors que Donald Trump menace d’imposer un blocus du détroit d’ Ormuz, censé mettre fin à ce qu’ils appellent le blocus iranien du même détroit. Pouvez-vous nous dire où en sont les choses cet après-midi, et ce qui s’est passé à Islamabad ? #Marandi -- 1 of 11 -- Oui, bien sûr. Eh bien, nous avons été menacés d’assassinat. Le Washington Post appelait à l’ assassinat des négociateurs iraniens. Nous vivons une époque incroyable. Il y a quelque temps, sur X, une prime a été placée sur ma tête personnellement, et maintenant, c’est toute la délégation qui est menacée de meurtre. Sur le chemin du retour d’Islamabad, nous nous attendions vraiment à être touchés par un missile dans l’avion. Au lieu de venir à Téhéran, ils ont atterri à Machhad, près de la frontière entre le Turkménistan et l’Afghanistan. Ils ont atterri très rapidement parce qu’ils voulaient que cela paraisse comme s’ils se dirigeaient vers Téhéran. Ensuite, nous avons pris le train pour Téhéran, là d’où nous venions à l’origine. Donc, vous savez, dans ces circonstances, la délégation s’ est rendue à Islamabad. Mais le président du Parlement a fait preuve d’un grand courage, car il fait partie des personnes que ce régime veut assassiner — et, bien sûr, par extension, le régime Trump. Mais à Islamabad, c’était très intéressant, Pascal. Les Iraniens disposaient d’un mandat complet de l’ayatollah Saeed Mujtaba al-Khamenei, mais Banz, lui, n’en avait pas. Même s’il était entouré — excusez-moi, mon téléphone, va-t’en — même s’il était entouré de Witkoff et de Kushner, deux partisans d’Israël dont les intérêts vont au régime israélien plutôt qu’aux États-Unis, il devait sans cesse passer des appels à Washington, et apparemment même au régime israélien, d’après ce que j’ai entendu. Mais il a passé tous ces appels simplement parce qu’il n’avait aucune autorité. Les Iraniens n’ont passé aucun appel à Téhéran. Tout au long de la journée, ils négociaient. Parfois, des progrès étaient réalisés, et parfois il y avait des désaccords — des désaccords importants — mais dans l’ensemble, les choses n’avançaient pas vraiment. Ils devaient poursuivre le deuxième jour, mais soudainement, dans la nuit, la situation a très mal tourné du côté américain. L’atmosphère est devenue très négative, puis, en pleine nuit, ils ont simplement publié un communiqué et sont partis. Bien sûr, le communiqué était complètement malhonnête, car Vance affirmait que l’Iran voulait maintenir — ou laissait entendre que l’Iran voulait maintenir — un programme d’armes nucléaires, ce qui était un mensonge. L’Iran n’a jamais eu de programme d’armes nucléaires. Et en fait, heureusement, Joe Kent, dans sa lettre de démission, a révélé cela au monde entier — que l’Iran ne cherchait pas à se doter d’armes nucléaires, que l’Iran ne représentait pas une menace pour les États-Unis, et que cette guerre concernait entièrement le régime israélien et le lobby sioniste. C’est pour cela que les États-Unis sont en guerre. Et bien sûr, on peut aussi faire allusion à ce que Tulsi Gabbard a dit plus tôt, ainsi qu’au fait que l’AIEA n’a jamais eu la moindre preuve que le programme nucléaire pacifique de l’Iran ait jamais été autre chose que pacifique. Mais il était clair que les États-Unis n’avaient aucune intention de négocier sincèrement. Et même s’ils ont perdu la guerre, ils pensaient qu’ils vaincraient l’Iran, qu’il s’effondrerait en un jour ou deux. Cela ne s’est pas produit. Ensuite, ils ont dit que les missiles, les drones et les autres capacités militaires allaient s’effondrer — être détruits. Cela ne s’est pas produit. Et maintenant, à la table des négociations, ils exigent ce qu’ ils n’ont pas pu obtenir sur le champ de bataille. Donc, je veux dire, les exigences américaines -- 2 of 11 -- étaient incluses : l’Iran devait abandonner l’ensemble de son programme nucléaire pacifique. Mais pourquoi ? L’Iran est un pays souverain. La révolution, il y a 47 ans, portait sur la souveraineté — sur la dignité, l’honneur, l’indépendance. Et ils ont aussi exigé de co-gérer le détroit d’Ormuz. Je veux dire, ce n’est pas le golfe du Mexique ; ils n’ont aucun droit sur le détroit d’Ormuz. Alors pourquoi diable l’Iran gérerait-il le détroit d’Ormuz avec les États-Unis ? C’est juste, vous savez... Voilà, c’est essentiellement la mentalité de Washington en ce moment. #Pascal Hé, petite interruption rapide parce que j’ai récemment été banni de YouTube. Et même si je suis de retour, cela pourrait se reproduire à tout moment. Donc, s’il vous plaît, pensez à vous abonner non seulement ici, mais aussi à ma liste de diffusion sur Substack — c’est pascallottaz.substack.com. Le lien sera dans la description ci-dessous. Et maintenant, retour à la vidéo. Je veux dire, nous avons commencé ces négociations avec l’Iran en déclarant officiellement que les Américains demandaient des pourparlers depuis déjà trente jours. Et maintenant qu’ils avaient accepté d’utiliser nos dix points comme base de négociation, nous étions prêts à le faire. Ont-ils réellement utilisé l’un de ces dix points et dit quelque chose comme : « D’accord, par exemple, nous retirerons nos troupes d’Asie occidentale » ? Est-ce qu’ils ont déjà été prêts à s’engager sur ce point ? #Marandi Vous savez, c’est très intéressant — comme vous le soulignez à juste titre — au début de la guerre, ils ont exigé une reddition sans condition. #Pascal Oui. #Marandi Et puis cela a progressivement évolué vers leur plan en 15 points, qui était tout aussi ridicule, et l’ Iran l’a rejeté. Ensuite, ils ont accepté le plan iranien en 10 points comme cadre pour les négociations. Cela montre simplement qu’ils avaient perdu la guerre. C’étaient eux qui cherchaient un cessez-le-feu, pas l’Irak. C’étaient eux dont la position avait changé, pas celle de l’Irak. L’Iran a donc accepté le cessez-le-feu parce qu’il n’avait jamais commencé la guerre. L’Iran n’a jamais initié d’ escalade pendant la guerre. Le pétrole, le GNL, les engrais et les produits pétrochimiques continuaient de circuler. Même après le début de la guerre, l’Iran n’a pas complètement fermé le détroit d’Ormuz — seuls les navires appartenant à des entités en guerre avec l’Iran ou considérées comme hostiles n’étaient pas autorisés. Ainsi, lorsque l’Arabie saoudite, les Émirats, le Qatar et Bahreïn — et la question du transport du pétrole — ainsi que la Chine ou d’autres pays qui n’étaient pas hostiles à l’Iran, comme la Russie et d’ -- 3 of 11 -- autres, ils étaient autorisés à faire naviguer leurs navires. Maintenant, que s’est-il exactement passé à la table des négociations ? Je ne connais pas les détails, car, tout d’abord, j’étais surtout impliqué avec les médias pakistanais pendant que nous étions là-bas. Mais aussi, évidemment, beaucoup de détails ont été gardés dans un cercle très restreint. Il y avait certains éléments positifs dans la discussion, et des progrès étaient réalisés, même s’il arrivait constamment que, lorsqu’il parlait au téléphone avec des personnes à l’extérieur, cela entravait les avancées. Mais au final, lorsqu’il s’ agissait de points clés, la position qu’il adoptait était tellement scandaleuse et étrange qu’il était clair que tout cela visait à faire échouer les négociations. Les Iraniens pensaient que, hypothétiquement — car, comme je l’ai dit, il y avait beaucoup de scepticisme sur le chemin, dans l’avion —, pendant que nous parlions, personne n’était optimiste quant au fait que les États-Unis se comporteraient de manière raisonnable ou accepteraient la réalité. Mais si les progrès avaient continué, il aurait pu y avoir une chance d’obtenir une sorte d’ accord intérimaire, un accord à court terme ou une prolongation du cessez-le-feu — quelque chose de ce genre. C’était possible. Mais quand on regarde ce qui s’est finalement passé, et la position ridicule adoptée par lui, par Pence et son équipe, il était clair que cela n’allait jamais se produire. Mais, tu sais, pour les Iraniens, il y a ce mythe, Pascal, selon lequel ils auraient été dupés par les Américains. Comme avant la guerre de douze jours — nous étions en train de négocier, et ils ont attaqué. Et puis avant cette guerre, nous négociions encore, et ils ont attaqué de nouveau. Ce n’est pas vrai. Les Iraniens savaient que les Américains allaient attaquer dans les deux cas. Mais ils devaient négocier pour deux raisons. Premièrement, ils voulaient s’assurer que la population du pays sache que l’Iran avait fait tout ce qu’il pouvait. Parce que si tu ne négocies pas et que l’autre camp attaque, alors certaines personnes commenceront à dire : « Eh bien, si vous aviez négocié, cela aurait pu être réglé. » Et deuxièmement, pour l’image auprès de la communauté internationale — c’ est important aussi — parce qu’alors les États-Unis tueront des gens mais produiront aussi de la propagande pour faire passer la victime pour le coupable. Tout comme à Gaza, tout comme en ce moment avec le génocide ou les attaques que nous voyons au Liban, les médias occidentaux essaient de faire passer la victime pour le coupable. Ils ont donc négocié avant que les deux pays ne subissent des attaques de type blitzkrieg de la part des Américains et du régime israélien, afin de s’assurer que la communauté internationale et les Iraniens ordinaires reconnaissent que l’Iran faisait tout ce qui était raisonnablement possible pour éviter la guerre. Et en se rendant à Islamabad, c’était la même chose. Le président du Parlement a évidemment risqué sa vie — il a été très courageux d’y aller. Il y est allé essentiellement pour dire au monde : « Regardez, nous sommes là, nous sommes prêts à mettre fin à cela », et aussi pour montrer aux Européens que nous ne croyons pas à leur propagande. Nous sommes prêts à résoudre ce problème. Il est déraisonnable que son président soit un psychopathe, que le régime de Washington soit sinistre et qu’il poursuive les politiques d’Israël plutôt que des politiques liées aux besoins du peuple américain. #Pascal -- 4 of 11 -- Oui, je veux dire, pour moi, la stratégie de l’Iran a été très, très cohérente. Elle repose sur la