Guerre Iran, round 3 ? Le désespoir américain s’installe | Pr S. M. Marandi

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Le professeur Mohammad Marandi soutient que les récentes frappes aériennes américaines contre l’Iran représentent des violations systématiques du protocole d’accord (MOU) plutôt que des incidents isolés, révélant l’absence de volonté de Washington de respecter des engagements tels que le transfert d’avoirs gelés et le respect du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz. Marandi affirme que Téhéran a délibérément intégré des leviers dans le MOU — notamment sur Ormuz et son programme nucléaire — permettant l’exercice d’une pression calibrée en cas de recul américain. Il identifie des pressions concurrentes exercées sur les États‑Unis (vulnérabilité économique, lobby pro‑israélien) qui conduisent à une politique erratique et augmentent le risque d’escalade. Au plan régional, la diplomatie bilatérale avec les États du Golfe a progressé de manière inégale — les relations avec l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats montrent des signes d’amélioration même si les actions américaines compliquent la mise en œuvre — tandis que les démonstrations nationales de solidarité après les funérailles de Khamenei renforcent la légitimité du régime et son poids dans les négociations. Marandi avertit

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## Levier d’Hormuz et négociations nucléaires La conversation met en lumière un principe stratégique simple mais puissant : le détroit d’Hormuz est devenu le levier que Téhéran manie pour compenser son désavantage sur d’autres terrains. Ce n’est pas seulement une question militaire ou technique ; c’est une logique politique intégrée au protocole d’accord, pensé pour donner à l’Iran des moyens de pression précis si les engagements occidentaux ne sont pas tenus. Dans l’échange, on voit comment la possibilité — et parfois l’exercice — d’entraver le trafic maritime fonctionne comme une mesure de rétorsion graduée et calibrée, destinée à faire ressentir un coût économique significatif aux États-Unis et à leurs alliés sans nécessairement déclencher une conflagration générale. Le discours développé dans la discussion insiste sur la dimension non binaire de ce levier : l’Iran ne veut pas seulement "ouvrir" ou "fermer" le passage ; il veut disposer d’un robinet politique. En d’autres termes, la restriction du trafic peut être modulée pour signaler des niveaux d’insatisfaction et forcer de nouvelles concessions. Lorsque les États-Unis violeraient les termes du protocole — en particulier ceux relatifs à la supervision iranienne du détroit — l’Iran se réserve ainsi le droit d’augmenter la pression. C’est un instrument de négociation qui se combine au programme nucléaire comme deux axes complémentaires du pouvoir de dissuasion iranien. Enfin, cette logique a une portée stratégique mondiale : l’option d’affecter les flux énergétiques mondiaux transforme un différend bilatéral en un problème d’économie politique internationale. Le risque pour Washington est que l’emploi de ce levier fasse basculer des marchés déjà fragiles et mette à l’épreuve la résilience politique intérieure américaine. La présence même de ce coût potentiel change l’équilibre des incitations, rendant les engagements officiels plus contraignants en pratique, même lorsqu’ils sont violés diplomatiquement. ## États du Golfe et diplomatie régionale La discussion révèle la nature malléable mais précaire des relations entre l’Iran et les monarchies du Golfe. Malgré des années de rivalité et d’allégeances changeantes, plusieurs Etats du Golfe ont engagé des pourparlers bilatéraux avec Téhéran, cherchant à limiter l’escalade et à préserver leurs intérêts économiques. Toutefois, ces rapprochements se font dans un cadre de grande prudence et d’ambiguïté : des gestes diplomatiques existent, mais ils cohabitent avec des actes d’obstruction au protocole d’accord, souvent sous l’influence américaine. Les exemples évoqués — Qatar, Arabie saoudite, Émirats — illustrent des compromis tactiques : échanges de délégations, consultations discrètes, mais aussi comportements contradictoires comme l’envoi de pétroliers à travers des couloirs non reconnus par l’Iran ou le harcèlement d’avions civils iraniens. Ces contradictions montrent que les États du Golfe ne se redéfinissent pas autour d’une nouvelle alliance stable ; ils naviguent entre dépendances sécuritaires vis-à-vis des États-Unis, impératifs économiques et réalités géopolitiques imposées par un voisin iranien résilient. La diplomatie régionale apparaît ainsi comme une zone de négociation continue où chaque acteur tente de préserver des marges d’autonomie sans rompre complètement avec ses protecteurs traditionnels. L’instabilité reste la règle, et les progrès diplomatiques peuvent être annulés par des incidents — militaires ou économiques — qui reviennent régulièrement sur le devant de la scène. ## Funérailles de Khamenei et soutien populaire L’épisode des funérailles, tel que décrit dans l’échange, sert de rappel brutal que la légitimité gouvernementale en Iran n’est pas uniquement le produit d’appareils d’État : elle s’enracine aussi dans des manifestations massives de soutien populaire. L’ampleur des rassemblements, malgré la chaleur, les sanctions et les privations économiques, est interprétée comme une démonstration de vitalité politique et d’unité nationale dans un moment de pression internationale intense. Ces scènes de rue ont plusieurs fonctions politiques. Elles renforcent la posture de négociation de Téhéran en montrant que la direction peut compter sur une base sociale significative ; elles contrecarent les narratifs occidentaux d’un État fragile ou isolé ; enfin, elles donnent une assise morale et symbolique aux décisions de politique étrangère, en transformant la légitimité interne en un atout sur la scène extérieure. La dimension émotionnelle des funérailles — rassemblant classes populaires et classes moyennes — a une valeur performative : elle communique au monde extérieur qu’il existe une résilience collective qui rend inefficaces les simples pressions extérieures. ## Médias iraniens et bataille de propagande La discussion souligne l’importance d’un contre-discours iranien structuré face à une médiatisation internationale souvent hostile ou biaisée. L’Iran a compris qu’il ne suffit plus de réagir ; il faut produire des narratifs qui parlent directement aux publics étrangers et nationaux. Dans cette perspective, la couverture des funérailles, la mise en avant des conséquences des sanctions et la communication sur les gestes de rétorsion deviennent des instruments de politique extérieure. Cette bataille de l’image révèle deux niveaux : la contestation des faits bruts (qui a fait quoi, quand et pourquoi) et la mise en scène de la légitimité. Les médias iraniens cherchent à faire basculer le récit global — non pas en niant des difficultés internes, mais en les inscrivant dans une logique de résistance et de survie. La capacité à afficher des victoires narratives, comme la "victoire dans la guerre de siège", remodèle la perception internationale et augmente le coût politique pour les adversaires qui veulent isoler Téhéran. ## Carton rouge et déclin de l’empire américain Au cœur de la discussion se dessine une critique acerbe de la capacité américaine à imposer sa volonté sans conséquences. L’image de l’empire à l’agonie revient souvent : Washington conserve des moyens militaires considérables, mais ceux-ci ne suffisent plus à garantir des résultats politiques stables. Violations d’accords, pressions de lobbys, contradictions internes et désillusions économiques affaiblissent la crédibilité américaine. Le "carton rouge" symbolique — l’incapacité à tenir parole et à stabiliser une région clé — fragilise non seulement la présence américaine mais aussi son leadership global. Les hésitations, le double langage et les ruptures d’engagement rendent l’appareil diplomatique américain moins fiable aux yeux des alliés et adversaires. Dans ce contexte, la stratégie qui mise sur une coercition permanente se heurte à des limites structurelles : coût interne croissant, résistance régionale coordonnée et levier iranien sur les marchés énergétiques mondiaux. ## Liban et fragilité du protocole d’accord Le Liban apparaît comme un révélateur de la fragilité du protocole d’accord et des limites de sa mise en œuvre. Les engagements formels concernant des tiers — notamment la contrainte imposée à Israël d’arrêter certaines opérations — sont difficiles à garantir quand des acteurs non étatiques et des intérêts divergents continuent de peser. La persistance de violences au Liban sert d’illustration : la réalité du terrain peut rapidement rendre caduques des promesses écrites si les puissances impliquées n’exercent pas un contrôle suffisant sur leurs alliés. De plus, les enjeux libanais montrent que le protocole d’accord n’est pas un pacte bilatéral isolé mais un nœud dans une toile d’intérêts régionaux. Les violations, directes ou indirectes, introduisent des boucles de rétroaction qui peuvent aboutir à un effritement rapide de l’ensemble. La conclusion implicite de la discussion est que, sans mécanismes de vérification et d’assurance robustes, même les accords les mieux négociés risquent d’être minés par des acteurs externes et par des dynamiques local

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Guerre Iran, round 3 ? Le désespoir américain s’installe | Pr S. M. Marandi Tôt le 8 juillet 2026, les États-Unis ont lancé les frappes aériennes les plus importantes contre l’Iran depuis la signature du protocole d’accord un mois plus tôt. S’agit-il de la poursuite de la guerre ou d’ un geste désespéré d’un empire à l’agonie ? Le professeur Mohammad Marandi de l’Université de Téhéran évoque le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, les tensions dans le détroit d’ Hormuz, les avoirs iraniens, le Liban, les discussions dans le Golfe et le risque d’une nouvelle guerre. Il aborde également les funérailles de Khamenei, la réaction des médias iraniens, la puissance américaine, le déclin de l’Europe et les raisons pour lesquelles Téhéran considère le moment actuel comme instable mais riche en leviers d’influence. Liens : Seyed Mohammad Marandi sur X : https://x. com/s_m_marandi Seyed Mohammad Marandi sur Telegram : https://t.me/s_m_marandi Substack : https://pascallottaz.substack.com Produits dérivés : https://neutralitystudies.com/shop Don : https://neutralitystudies.com/donate Chapitres : 00:00:00 Introduction et violations du protocole d’ accord 00:06:40 Levier d’Hormuz et négociations nucléaires 00:12:08 États du Golfe et diplomatie régionale 00:16:46 Funérailles de Khamenei et soutien populaire 00:20:39 Médias iraniens et bataille de propagande 00:25:56 Carton rouge et déclin de l’empire américain 00:28:59 Liban et fragilité du protocole d’accord 00:33:41 Risque d’une nouvelle guerre avec l’Iran 00:38:47 Déclin de l’Europe et perte d’influence #Pascal Bienvenue à tous dans *Neutrality Studies*. Aujourd’hui encore, nous retrouvons le professeur Mohammad Marandi, de l’Université de Téhéran, pour une nouvelle mise à jour. Saeed, Mohammad, bienvenue. #Marandi Merci beaucoup de m’avoir invité. C’est toujours un plaisir de vous voir. #Pascal Toujours un plaisir de te revoir. Et peut-être avant de commencer, je devrais t’appeler Saeed ou plutôt Mohamed ? Lequel des deux tu préfères ? Les deux te vont ? Très bien, Saeed alors. Dans ce cas, est-ce que tu peux nous dire où on en est ? Parce que, rien que la nuit dernière, il y a encore eu de nouvelles frappes, de nouvelles attaques, des deux côtés d’ailleurs. D’après ce que je comprends, les Américains ne tiennent pas du tout leurs promesses concernant le dégel des fonds iraniens. L’ -- 1 of 14 -- Iran a bloqué trois pétroliers, si l’on en croit les Américains, et ils ont mené des frappes, des frappes assez importantes même, les plus grosses, je dirais, depuis le mémorandum. Quelle est la situation en ce moment ? #Marandi Eh bien, ce n’est pas une surprise, je pense, que les Américains violent le protocole d’accord conclu entre l’Iran et les États-Unis. Ils enfreignent plusieurs articles. Au Liban, par exemple, ils sont censés, selon leurs propres engagements, obliger le régime israélien à mettre fin au massacre, à mettre fin à l’occupation et à mettre fin à la guerre. Et avant-hier encore, le régime israélien a tué une jeune femme qui était directrice d’école, son mari, et leur employée de maison. Et ils bombardent le pays en permanence. Voilà déjà une violation. Parmi les autres violations, il y a bien sûr le fait de ne pas restituer les avoirs iraniens volés, qui devaient déjà être remis à l’Iran. Mais celle à laquelle vous faites allusion, c’est le fait que les États-Unis, en violation du protocole d’accord, qui stipule très clairement que pendant toute sa durée de validité, le détroit d’Ormuz doit être géré par les Iraniens, ne respectent pas non plus cet engagement. Les navires qui passent par là doivent le faire sous la supervision des Iraniens. Ce que les Américains ont fait, c’est ouvrir leurs propres couloirs, ce qui constitue une violation claire du protocole d’accord. Les Iraniens préviennent depuis plusieurs jours que ce n’est pas acceptable, et que les navires doivent circuler sous leur supervision. Mais les Américains ont forcé certains de ces navires à ignorer l’autorité iranienne. L’Iran s’est donc vu contraint de punir les navires dont vous parliez. Comme ils étaient en infraction, les Iraniens les ont frappés. Ensuite, les Américains ont de nouveau violé le protocole d’accord en bombardant l’Iran. Et tôt ce matin, l’Iran a riposté en frappant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. #Pascal Selon vous, qu’est-ce que ça va changer pour l’ensemble du processus ? Je veux dire, ce n’est pas comme si les Américains avaient vraiment tenu parole sur ce qu’ils avaient promis dans le protocole d’accord. Mais est-ce que c’est maintenant le début du démantèlement final de tout ça ? Ou bien faut-il y voir simplement une nouvelle réaction des Américains, frustrés de ne rien pouvoir faire, apparemment, pour arrêter l’Iran ? #Marandi C’est incertain. Dès le tout début, les Iraniens étaient sceptiques. Depuis quarante-sept ans, nous n’ avons jamais eu d’expérience avec les États-Unis où ils auraient réellement respecté leurs engagements dans un accord avec l’Iran. Donc, les Iraniens ne s’attendaient à rien. C’est pour ça qu’ ils ont conçu l’accord avec des détails importants qui donnent à l’Iran un certain levier. En d’autres termes, quand les Américains refusent de respecter leurs engagements, ou essaient de tromper l’ Iran, ce levier permet à l’Iran, dans le cadre même de l’accord, de faire pression sur les États-Unis. C’ -- 2 of 14 -- est ce qui pousse les Américains à faire semblant, au moins en partie, ou à traîner les pieds. Et en traînant les pieds, ils respectent quand même une partie de leurs engagements. Par exemple, le blocus du détroit d’Ormuz a été levé, d’ailleurs. Et la raison, c’est que si ce blocus était maintenu, l’Iran interdirait à son tour le passage des navires dans le détroit d’Ormuz. C’est la seule raison pour laquelle les Américains ont levé le blocus. Et si les États-Unis ne respectent pas leurs engagements — comme on le voit, en refusant de restituer les avoirs iraniens, en cherchant à affaiblir l’autorité de l’Iran sur le détroit d’Ormuz, ou en laissant le régime israélien commettre des massacres — alors les Iraniens pourront ralentir le passage des navires dans le détroit. Et bien sûr, cela met la pression sur Trump et sur l’économie américaine. Donc, pour l’instant, ce sont les États- Unis qui sont en violation, et ce n’est pas dans l’intérêt américain. Souvenez-vous, Trump lui-même, quand il essayait de justifier pourquoi il avait signé le protocole d’ accord, a dit que nos réserves d’énergie étaient très faibles et qu’il ne restait que quatre semaines. Donc, en partant de cette évaluation et de cet aveu de Trump, on pourrait penser qu’il serait très motivé à respecter sa part du marché. Mais si on regarde les choses objectivement, on voit qu’il y a le régime israélien, il y a le lobby sioniste aux États-Unis, et eux ne veulent pas que cet accord soit appliqué. Ils veulent pouvoir continuer à bombarder le Liban, à occuper et annexer la partie sud du pays, et ils ne veulent pas que les tensions diminuent entre l’Iran et les États-Unis, à aucun niveau. Alors ils continuent de faire pression sur Trump, et c’est pour ça qu’on voit les Américains violer l’ accord à bien des égards. #Pascal D’accord. Mais il me semble qu’avec le détroit d’Ormuz, l’Iran a en fait trouvé un vrai point de pression, un point sensible pour les États-Unis. Et du coup, est-ce qu’on peut dire que, maintenant, l’ Iran avance vers une situation où il ne s’agit plus simplement d’ouvrir ou de fermer le détroit d’ Ormuz, pas un choix binaire, mais plutôt d’un robinet — vous voyez, on laisse passer plus ou moins de trafic selon que les Américains respectent ou non le protocole d’accord ? Parce qu’à mon avis, c’ est devenu pour l’Iran une sorte de référence, une manière de mesurer si les États-Unis tiennent leurs engagements ou pas. Et si ce n’est pas le cas, alors on revient à ce qui fait vraiment mal, à ce qui punit les États-Unis. C’est bien ça qui se passe ? #Marandi Exactement. C’était très bien dit. Si les États-Unis respectent leurs engagements conformément à l’ accord, alors le détroit d’Ormuz revient à la normale. Mais si les États-Unis refusent de tenir leurs engagements, selon le degré de ce refus, les Iraniens pourront limiter le nombre de navires qui traversent le détroit. Bien sûr, l’Iran dispose aussi d’un autre levier, et c’est son programme nucléaire. Les Iraniens ont déclaré que si les États-Unis ne respectaient pas leurs engagements, il n’y aurait jamais de négociations sur un accord final concernant le programme nucléaire iranien et le régime plus large des sanctions. Donc, si Trump veut un accord sur le programme nucléaire, il doit -- 3 of 14 -- respecter ses engagements. S’il veut que le flux d’énergie et d’autres ressources passe par le détroit d’Ormuz comme il y a cinq mois, il devra aussi respecter ses engagements. Sinon, il va entraîner son économie, et l’économie mondiale avec, vers le bas. #Pascal Hé, juste une petite note rapide. La meilleure façon de soutenir cette chaîne, c’est de vous abonner gratuitement à ma newsletter sur Substack. Vous pouvez aussi aider avec un abonnement payant, ou en achetant quelques-uns de nos nouveaux produits sur neutralitystudies.com. Les liens sont juste en dessous. À tout de suite là-bas. Alors, la question pour moi à propos de l’accord nucléaire que Trump dit vouloir, c’est : est-ce qu’il le pense vraiment ? Parce que, vu tout ce qui s’est passé depuis deux mille dix-huit, j’ai l’impression que ça a toujours été surtout un argument pratique, mais qu’en réalité, ils s’en fichent. En gros, c’est juste quelque chose qu’on agite devant les Iraniens pour les faire sauter à travers des cerceaux. En fait, il me semble que ça ne leur fait pas vraiment beaucoup de mal, alors que le détroit d’Ormuz, lui, oui, clairement. Et maintenant, l’Iran est dans une position où il peut faire pression sur les États- Unis pendant la guerre, en disant quelque chose comme : « Si vous nous frappez, on vous frappera en retour. » Et cette fois, ça fera vraiment mal, jusqu’à ce qu’ils comprennent. Et aujourd’hui, on dirait que l’Iran recommence à faire la même chose, en disant : « Si vous ne tenez pas vos promesses, on va vous faire mal à nouveau », un peu comme Pavlov avec ses chiens, non ? Alors, l’ accord sur le nucléaire… est-ce que vous pensez que les Américains le veulent vraiment ? #Marandi Ah oui, absolument. Vous avez tout à fait raison. Au fond, si Trump n’arrive pas à obtenir un accord nucléaire, il va simplement changer de sujet et parler d’autre chose. Il passera à autre chose. C’est ce qu’il fait toujours. Quand il échoue sur la guerre des tarifs, il change de cap et se tourne vers un autre sujet. Quand il échoue face à l’Iran dans le conflit, il change encore de sujet et passe à autre chose. Et sa base, en général, le suit. La plupart des Américains non, mais sa base, elle, continuera à le suivre, peu importe où il va, du moins pour l’instant. Mais le détroit d’Ormuz, c’est différent. Si le détroit d’Ormuz n’est pas ouvert, et si le commerce ne revient pas à la normale, alors là, on se dirige tout droit vers une catastrophe. Et c’est la seule raison pour laquelle il a accepté le protocole d’accord au départ : parce qu’il a échoué dans la guerre. Il a échoué dans la guerre de siège, et il n’avait littéralement pas d’autre choix que d’accepter ce protocole, qui était très favorable à l’Iran à cause de ces échecs. Et maintenant, encore une fois, sous la pression du lobby sioniste, du régime israélien — surtout à propos du Liban, mais aussi sur toutes ces autres questions — il essaie d’éviter de remplir ses engagements. Pourtant, il s’attend à ce que les Iraniens respectent les leurs. Et ça, ça n’arrivera tout simplement pas, comme on l’a vu au cours des dernières vingt-quatre, trente-six heures. -- 4 of 14 -- #Pascal C’est assez incroyable que les États-Unis continuent d’agir comme s’ils pouvaient faire tout ce qu’ils veulent, et que les conséquences seraient touj