La réalité frappe l'Europe : l'échec catastrophique de l'UE dévoilé !

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Pietro Shakarian et Lasha Kasradze soutiennent que le Caucase du Sud connaît un recalibrage géopolitique structurel alors que la multipolarité remplace l’ordre occidental unipolaire. Ils affirment que les promesses d’intégration de l’UE et des États-Unis se sont révélées illusoires, réduisant le levier occidental et atténuant la pression récente sur la Géorgie et l’Arménie. L’aventurisme pro-occidental de Pashinyan et la perte du Haut-Karabakh sont présentés comme des erreurs stratégiques qui affaiblissent l’Arménie, renforcent la Turquie et l’Azerbaïdjan, et érodent l’influence russe et iranienne. En revanche, la Géorgie sous le pragmatisme de Bidzina Ivanishvili est décrite comme poursuivant une diplomatie équilibrée, fondée sur la souveraineté, visant la stabilité régionale par le dialogue avec les Abkhazes et les Ossètes plutôt que par la force. Les intervenants soulignent des continuités historiques — héritages impériaux, consolidation à l’époque soviétique et le Caucase comme pont perpétuel entre l’Est et l’Ouest — et avertissent que la sécurité durable des petits États de la région repose sur des alignements dictés par l’intérêt national au sein d’un cadre multipolaire renou

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## Le mythe européen démantelé : quand la réalité rattrape les espérances La discussion met en lumière une rupture franche entre l'image idéalisée de l'Europe et les réalités politiques et économiques qu'elle impose aux pays du Caucase du Sud. Les récits d'adhésion, d'occidentalisation et de panacée européenne, qui ont nourri les politiques publiques et les aspirations populaires en Géorgie et en Arménie, se fissurent devant des preuves tangibles : crises économiques répétées en Europe, traitements inégaux des États membres, et une incapacité à répondre de façon crédible aux questions de sécurité et de développement. Ce désenchantement n'est pas une réaction émotionnelle ponctuelle mais un phénomène structuré, où les promesses d'intégration ont été évaluées à l'aune des pratiques bureaucratiques, des priorités électorales et des contraintes géopolitiques de l'UE. Ce que fait émerger la conversation, c'est moins la fin de l'Europe que la fin d'un mythe instrumentalisé par des espoirs qui n'ont pas été assortis de garanties tangibles. ## De l'unipolarité à la multipolarité : le retrait de l'influence occidentale Plusieurs intervenants de la discussion identifient un tournant systémique : la transition d'un monde unipolaire, dominé par un Occident interventionniste, vers un système multipolaire où plusieurs grandes puissances reconfigurent les équilibres. Cette transformation a deux effets convergents sur le Caucase du Sud. D'une part, elle allège temporairement la pression extérieure destinée à instrumentaliser la région contre un rival (en l'occurrence la Russie). D'autre part, elle révèle les limites de l'engagement occidental — stratégique, financier, et idéologique — lorsque les intérêts vitaux sont jugés insuffisants. Le retrait, ou du moins la redéfinition du rôle américain et européen, n'est pas uniquement le produit d'une administration ou d'un leader ; c'est aussi la conséquence d'un épuisement politique et budgétaire après des décennies d'interventions risquées. La multipolarité n'est pas un retour à un âge d'or régional, mais une nouvelle donne dans laquelle les États locaux doivent repenser leur autonomie stratégique. ## Pressions, instrumentalisations et le cas du Caucase du Sud La conversation insiste sur la manière dont la région a été utilisée comme levier géopolitique. Il est évoqué que, sous diverses formes, les tentatives d'ouvrir des "deuxièmes fronts" ou de pousser des changements internes par la coercition politique et le financement d'acteurs locaux ont été une constante: du soutien à des changements de régime aux tentatives de faire converger des arsenaux et des ressources vers des zones de conflit. Ces politiques ont contribué à une volatilité chronique et à une détérioration du tissu social — diaspora, déplacements et affaiblissement des institutions. Le recul de cette stratégie de pression se traduit par un apaisement relatif, mais il ne résout pas les causes profondes de l'instabilité : fractures ethniques, dépendances économiques et rivalités territoriales non réglées. Ce qui ressort de l'échange, c'est que l'instrumentalisation externe n'a jamais permis de bâtir des solutions durables ; elle a, au contraire, exacerbé des vulnérabilités structurelles. ## Sécurité et souveraineté : redéfinir des priorités nationales Face à l'affaiblissement des promesses extérieures, la conversation plaide pour une réorientation vers la souveraineté et la sécurité nationale conçues selon les intérêts propres des États du Caucase. À la différence d'une politique de dépendance, la souveraineté pragmatique suppose d'abord d'identifier les ressources politiques et économiques locales, de reconstruire des institutions de défense crédibles et de mener une diplomatie régionale basée sur le principe du dialogue. Il ne s'agit pas d'un repli autarcique, mais d'un recalibrage réaliste : quelle combinaison d'alliances, de neutralité active ou d'équilibres transactionnels protège le mieux l'intégrité territoriale et le développement économique ? La discussion suggère que le choix stratégique le plus prometteur est celui qui privilégie l'intérêt national, en jouant des opportunités offertes par la multipolarité plutôt qu'en cherchant une adhésion totale à un bloc extraterritorial. ## Dialogue, négociation et rejet de la logique militaire Un fil récurrent de l'échange est le rejet de la solution militaire comme moyen de résolution des conflits régionaux. L'exemple du Haut-Karabakh et des tensions en Géorgie illustre la fragilité et le coût humain des tentatives de « régler » des différends par la force. Les intervenants insistent sur la dimension historique et culturelle partagée entre certains groupes — soulignant que, sur le long terme, les rapprochements sont plausibles lorsque fondés sur la reconnaissance mutuelle et le compromis. La diplomatie de proximité, le dialogues entre communautés et la médiation multilaterale sont présentés comme des voies à la fois plus viables et plus légitimes. La paix négociée est asymétriquement plus exigeante, car elle demande investissement politique, concessions mutuelles et construction d'institutions de confiance, mais c'est la seule option durable dans une région où la coercition externe et la militarisation ont déjà montré leurs limites. ## L'économie, l'industrialisation et les illusions d'adhésion Un autre point saillant est le constat d'un déficit de développement industriel et économique durable en Géorgie et en Arménie, et la remise en question de l'idée que l'adhésion à l'UE résoudrait mécaniquement ces problèmes. Les expériences méditerranéennes, comme celles de la Grèce et de l'Italie, sont mobilisées pour montrer que l'intégration formelle n'offre pas automatiquement des trajectoires de prospérité : les conditions d'accès aux marchés, les politiques de cohésion, et l'alignement bureaucratique jouent un rôle crucial. L'échange appelle ainsi à une réflexion lucide sur la manière de créer une base industrielle et des chaînes de valeur locales, plutôt que de compter uniquement sur l'attraction symbolique d'un label européen. Sans une stratégie économique autonome, l'intégration est susceptible de reproduire des déséquilibres et d'accroître la dépendance. ## Perspectives pour 2025-2026 : entre prudence et opportunisme régional En regardant vers l'avenir proche, ce qui émerge de la discussion est un mélange de prudence et d'opportunisme. La fin de la « fin de l'histoire » offre une fenêtre pour que les États du Caucase repensent leurs doctrines : renforcer la résilience, diversifier les partenariats, et développer des politiques publiques axées sur l'éducation, l'industrialisation et la cohésion sociale. Mais la période à venir reste incertaine. Des facteurs externes — rivalités entre grandes puissances, crises économiques mondiales, pressions migratoires — peuvent réintroduire des tensions. Les scénarios les plus favorables reposent sur des politiques nationales claires, une diplomatie régionale active et une volonté de résoudre pacifiquement les contentieux. Les scénarios défavorables voient un retour des logiques de polarisation où les États externes cherchent à instrumentaliser à nouveau la région. ## Conclusion : praticabilité d'une indépendance stratégique La conversation articule une proposition simple mais exigeante : l'indépendance stratégique n'est pas synonyme d'isolation, mais de capacité à agir selon ses intérêts nationaux en tirant parti d'un monde multipolaire. Pour les États du Caucase du Sud, cela signifie cesser de parier exclusivement sur un seul protecteur et investir sérieusement dans la diplomatie, la sécurité collective régionale et le développement industriel interne. Le démantèlement du mythe européen et le recul des interventions occidentales ouvrent une opportunité pour reconfigurer des politiques publiques plus adaptées aux réalités locales. La tâche est ardue, mais la trajectoire semble désormais claire : construire des solutions internes, dialoguer avec les voisins,

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La réalité frappe l'Europe : l'échec catastrophique de l'UE dévoilé ! Aujourd'hui, je parle avec Pietro Shakarian et Lasha Kasradze. Mes deux collègues viennent de la région du Caucase du Sud, Pietro d'Arménie et Lasha de Géorgie. Ils vivent tous deux à l'étranger, Pietro est historien à la Higher School of Economics à Saint-Pétersbourg, en Russie, et Lasha est analyste en relations internationales travaillant aux États-Unis en tant qu'officier de liaison pour l'Université d'État de Sokhumi en Géorgie. Nous discutons tous les trois de la situation géostratégique du Caucase dans le cadre de la nouvelle multipolarité que même les États-Unis semblent désormais adopter. #M3 Je veux dire, en temps réel, nous voyons le mythe du rêve européen se démanteler parce qu'il y a toujours cette croyance en Géorgie et en Arménie que, vous savez, l'Europe est comme une panacée, n'est-ce pas ? Mais il y a une sorte de déconnexion entre ce mythe et la réalité. Et je ne parle pas seulement de maintenant, récemment, quand nous regardons, vous savez, Frau von der Leyen, et nous regardons, vous savez, Borrell et Michel et tous nos Eurocrates préférés faire leurs remarques et leurs déclarations et crier et hurler et tout ça. Je veux dire, cela reflète une crise. Mais même avant, quand nous revenons à 2009, revenons à 2010, regardons la crise de la zone euro. Les Arméniens et les Géorgiens ont une longue histoire avec le monde méditerranéen, la Grèce avec l'Italie, n'est-ce pas ? Donc, quand nous voyons la Grèce et l'Italie souffrir, n'est-ce pas, à cause de ces politiques eurocratiques, alors peut-être que cela devrait vous faire réfléchir. #M2 Bonjour à tous. C'est Pascal des Études de Neutralité. Et aujourd'hui, je parle avec Pietro Shakarian et Lasha Kasradze. Mes deux collègues viennent de la région du Caucase du Sud, Pietro d'Arménie et Lasha de Géorgie. Ils vivent tous les deux à l'étranger. Pietro est historien à la Haute École d'Économie de Saint-Pétersbourg, en Russie, et Lasha est analyste en relations internationales travaillant aux États-Unis en tant qu'officier de liaison pour l'Université d'État de Soukhoumi en Géorgie. Nous voulons discuter de la situation géostratégique du Caucase et de la nouvelle multipolarité que même les États-Unis semblent désormais adopter. Pietro, Lasha, bienvenue à nouveau. #M1 Merci, Pascal. -- 1 of 23 -- #M3 C'est un plaisir d'être ici. Merci beaucoup, Pascal Lottaz. #M2 Je suis heureux de vous avoir tous les deux sur le même podcast car vous avez des perspectives uniques sur votre région. Et, vous savez, le Caucase du Sud a connu de nombreux développements ces dernières années. Il y a eu cette guerre entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan et toute la situation de nettoyage ethnique au Haut-Karabakh. Ensuite, nous avons vu une pression extrême sur la Géorgie de la part de l'UE et des États-Unis pour un changement de régime et des modifications des lois nationales, etc. Peut-être Pietro d'abord, puis Lasha. Pensez-vous que la période la plus intense pour le Caucase du Sud est maintenant terminée ? Ou vous attendez-vous à plus de volatilité, disons, en 2025, 2026 ? #M3 Je pense qu'il y a un certain relâchement de la pression parce que, surtout quand on regarde l'administration américaine précédente, l'administration de Joe Biden, il y avait des efforts intenses pour vraiment utiliser cette région contre la Russie afin d'ouvrir un deuxième front de la guerre en Ukraine dans cette région. Et il y avait différentes manières par lesquelles ils essayaient d'y parvenir. L'une d'elles serait certainement à travers le Haut-Karabakh ou l'Arménie-Azerbaïdjan. Maintenant, il y a cette question avec le Zangezur, le Syunik, la province de Syunik en Arménie que l'Azerbaïdjan veut revendiquer. Mais aussi même pour essayer d'utiliser la Géorgie comme une arme contre la Russie pour activer un nouveau conflit avec l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud. Et, oui, je pense qu'au moins la pression est retombée dans cette région, ce qui est une très bonne nouvelle. Je ne peux pas dire, cependant, je veux dire, malheureusement, dans le cas de l'Arménie, il y a encore ce... ce Premier ministre, Nikol Pashinyan, qui est vraiment, vous savez, terrible pour l'Arménie. Je veux dire, il n'y a pas d'autre façon de le décrire. Je veux dire, nous en parlerons plus, j'en suis sûr, dans cette conversation et de son orientation géopolitique et de sa vision du monde. Mais il est, je pense, une force très déstabilisatrice pour le Caucase. Et il a mis en danger la sécurité arménienne, vraiment aussi la sécurité russe, la sécurité iranienne. Il a en fait renforcé la main de la Turquie. Nous avons parlé de la Turquie la dernière fois dans ce podcast. Donc, oui, non, ce serait mon avis. Je laisse plus la Géorgie à Lasha pour expliquer cela. #M1 Merci, Pietro. C'est super. Vas-y, Pascal. #M2 -- 2 of 23 -- Alors, qu'en penses-tu, Lasha ? Partages-tu cette évaluation ? #M1 Oui, oui. Je pense que je vais... Je suis d'accord avec ça. Avec Pashinyan, oui. Je ne comprends pas l'aventurisme avec la France et l'Occident. Et, vous savez, c'est plus de la même chose, je veux demander. Mais laissez-moi revenir au point général que Pietro a soulevé. Je pense qu'avec le changement dans le système international, je pense que vous seriez tous les deux d'accord avec moi. Vous savez, avec ce retour à la multipolarité, je pense que cela a en quelque sorte relâché la pression régionale dans le Caucase du Sud. Je pense que ce qui s'est passé, c'est que le monde unipolaire, vous savez, une sorte de voie à sens unique, une approche absolutiste du Caucase du Sud est, en termes relatifs, au moins, terminée. Et la Géorgie est soulagée, vous savez, de ne pas se sentir sous pression, comme l'a dit Pietro, car il n'y avait pas que des allégations. Mais je pense qu'à ce stade, nous savons tous qu'il y avait une énorme pression sur la Géorgie pour ouvrir le deuxième front, en gros. Avec différentes méthodes, j'entends dire que l'ambassade des États-Unis parlait de la Géorgie utilisant ou fournissant d'anciens arsenaux soviétiques à l'Ukraine, restes de la guerre de 2008, quelque chose dans ce genre. Donc, vous pouvez imaginer, si tout cela est quelque chose que les États-Unis et le collectif poussaient, ce que la Géorgie traversait. Et donc, oui, vous savez, pour répondre au point de Pietro, la pression de l'Occident collectif s'est atténuée, mais vous savez quoi, plus que cela, je pense que le mythe a également été brisé. Les récits ont été éclatés, et vraiment, dans une large mesure, je pense que la vérité est sortie sur ce que tout ce projet avait été. Je remonterais avant 2008, l'invasion de la Géorgie par la Russie, et tout ce récit de propagande et d'expansion de l'OTAN au milieu du Caucase du Sud. Donc je pense que nous arrivons à la fin de cela. #M2 Est-ce la fin de cela, ou... je le formulerais comme la fin de la fin de l'histoire. #M3 Ce que nous voyons, c'est vraiment la fin de la domination de ce genre d'idéologie à la Fukuyama, de cette vision déterministe de l'histoire. Et je pense que lorsque nous regardons spécifiquement la région du Caucase du Sud, et que nous regardons l'Arménie et la Géorgie, en temps réel, nous voyons le mythe du rêve européen se démanteler. Il y a toujours eu cette croyance en Géorgie et en Arménie que l'Europe est comme une panacée, n'est-ce pas ? Mais il y a un décalage entre ce mythe et la réalité parce que si les Arméniens et les Géorgiens suivaient réellement les nouvelles en provenance d'Europe—et je ne parle pas seulement de maintenant, récemment—lorsque nous regardons Frau von der Leyen, Borrell, et Michel, et tous nos Eurocrates préférés faire leurs -- 3 of 23 -- remarques et leurs déclarations en criant et en hurlant et tout ça, cela reflète une crise. Mais même avant, quand nous revenons à 2009, revenons à 2010, regardons la crise de la zone euro. #M3 Lorsque vous regardez des crises aussi profondes, maintenant l'Arménie et la Géorgie sont des pays anciens, ce sont de vieux pays. Les Arméniens et les Géorgiens ont une longue histoire avec le monde méditerranéen, avec la Grèce, avec l'Italie. Donc, quand vous voyez la Grèce et l'Italie souffrir à cause de ces types de politiques eurocratiques, cela devrait peut-être vous inciter à réfléchir. Mais maintenant, nous voyons ce mythe se démanteler en temps réel. Et j'espère, je veux dire, que le peuple, je peux dire, d'Arménie le voit. Mais je ne sais pas pour Pashinyan. Et c'est une toute autre affaire, pour utiliser l'expression anglaise. #M2 Mais le fait est que, comme cette crise et la façon dont la Grèce a été traitée par son propre club de pays, n'est-ce pas ? Comment elle a été martelée et pressée jusqu'à la mort, une fuite des cerveaux de millions de personnes quittant un navire en train de couler. Cela en soi n'était pas suffisant pour convaincre beaucoup, n'est-ce pas ? Toute cette manie de l'occidentalisation, de l'occidentalisation, de l'européanisation, a continué. Et il semble vraiment que seule la deuxième administration Trump y mette fin pour de bon. Je veux dire, cela s'estompe peut-être avec le temps, mais est-ce que cela... Parce que d'une certaine manière, il y a ce danger, n'est-ce pas, que nous surinterprétions ce que Donald Trump fait ou inaugure. Mais d'un autre côté, il y a tellement de changements structurels qui se produisent et qui sont probablement irréversibles. Pouvez-vous peut-être en parler, peut-être Pietro d'abord et Lasha ? #M3 Eh bien, je pense que nous voyons déjà des tendances même avant l'arrivée de Trump. Donc, je veux dire, si vous suiviez de près l'actualité, vous aviez déjà vu des éditoriaux de Bloomberg, ou peut-être même du Wall Street Journal, ou du New York Times, où ils parlaient déjà de la nécessité pour les États-Unis de se retirer de l'Europe, n'est-ce pas ? Il y avait déjà aussi une sorte de réaction contre l'excès de politiquement correct qui avait été une signature de l'administration Joe Biden en particulier. Et donc, vous pouviez voir que, au sein de l'establishment, au sein de l'État profond, pour ainsi dire, quand nous utilisons ces termes, il y avait déjà des tendances à, vous savez, avoir une sorte de, je suppose que vous pourriez dire, un retrait. Et Trump, à bien des égards, est l'instrument pour le réaliser. Je veux dire, c'est la personne idéale pour le réaliser en tant que perturbateur, comme on l'appelle souvent dans les médias. Donc, je pense qu'il y a eu une sorte de précurseur à cela. Mais, oui, je veux dire, ce que nous voyons maintenant, c'est que les États-Unis ne peuvent en supporter que tant. Vous savez, tant d'argent a été gaspillé dans tous ces projets pour influencer les sociétés, -- 4 of 23 -- comme nous le voyons avec l'USAID, avec le changement de régime, avec ces guerres catastrophiques et atroces de l'Irak à la Libye, à la Syrie, à l'Ukraine, qu'à un moment donné, cela allait mener à un point de basculement où les États-Unis devraient finalement rentrer chez eux ou avoir leur moment de retour. Peut-être pas complètement, mais nous voyons tout de même un mouvement dans cette direction. #M1 Oui, absolument. Donc je me souviens, juste pour élargir un peu cela d'un point de vue personnel, quand le Kosovo est arrivé, et le bombardement serbe et tout. C'était une sorte de, juste pour utiliser l'expression de Pascal ici, psychose, une psychose collective. Les gens pensaient, oui, c'est un peu mal, mais pas vraiment. Donc c'était ça, si c'est l'Amérique qui le fait, comment cela peut-il être mal ? Vous savez, nous sommes, vous savez, en train d'éliminer un tas de méchants et de dictateurs quelque part là-bas. Je me souviens de ces moments et de cette sorte d'humeur sociale, si vous voulez. Et pourtant, il y avait quelque chose de fondamentalement mauvais dans tout cela. Et c'est ce quelque chose qui a fini par éclater et émerger. Et, vous savez, en gros, le président d'aujourd'hui, Trump, l'a en fait appelé. Mais quoi qu'il en soit, oui, juste pour revenir à la ré