La Russie a mis KO les néocons : l’accord secret Washington-Moscou pour la paix
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Pascal Lottaz soutient que le sommet d’Anchorage marque un léger dégel prudent entre Washington et Moscou, motivé par des intérêts pragmatiques plutôt que par un triomphalisme occidental. Il souligne que les longues déclarations préparées de Poutine — en grande partie ignorées par les médias occidentaux — ont fixé l’agenda : la recherche d’un cadre de sécurité global traitant des causes profondes, des liens pragmatiques « de nature commerciale », et l’insistance de la Russie pour que ses préoccupations en matière de sécurité soient reconnues. Les propos brefs et improvisés de Trump attirent une attention disproportionnée, mais les deux dirigeants présentent la rencontre comme le début d’un processus, non comme la conclusion d’un traité. La réunion, préparée par une diplomatie secrète, a exclu les Européens et Kyiv, suscitant l’ire européenne et la crainte d’être écartés. Lottaz interprète l’engagement de la Russie comme une prise de risque calculée : maintenir la pression militaire tout en rouvrant la diplomatie pour gérer le conflit dans le cadre d’un équilibre multipolaire des forces. Il avertit que l’Europe peut encore jouer les fauteurs de trouble, mais il voit dans le sommet l
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## Un tournant symbolique : la paix comme processus et non comme signature
Ce qui émerge de la discussion autour du sommet entre Washington et Moscou, tel que restitué dans la conversation, est moins un accord formel qu’un basculement dans la manière dont deux grandes puissances envisagent la paix. L’échange suggère que la rencontre n’a pas été conçue comme l’instant solennel d’une signature réparatrice mais comme l’amorce d’un processus de réconciliation pragmatique : « poursuivre la paix » plutôt que « faire la paix ». Cette nuance n’est pas sémantique. Elle traduit une conception où la stabilité se construit progressivement, en combinant pression militaire, intérêts stratégiques et diplomatie continue — un retour, sous une forme contemporaine, à l’équilibre des puissances.
La conversation insiste sur le fait que la confiance se reconstruit par des gestes et des routines : dialogues directs, visites réciproques, rencontres entre équipes, et—plus subtilement—le choix des mots et des symboles. Dans ce cadre, l’absence d’un cessez-le-feu immédiat ou d’un traité final n’est pas nécessairement un échec. Elle peut être l’indication qu’on renonce aux solutions rapides et artificielles pour privilégier une stratégie durable, où la diplomatie sert à encadrer et à contenir un conflit déjà engagé.
## Une rencontre soigneusement chorégraphiée et préparée dans l’ombre
La discussion rappelle que, derrière la courte fenêtre publique du sommet, s’est déroulée une diplomatie de coulisse étendue. Les éléments d’organisation — décision du lieu à la dernière minute, préparatifs en secret, délégations complètes et échanges préliminaires sans interprètes — affichent une méthode : minimiser la théâtralité pour maximiser l’efficacité. La présence conjointe des équipes et le fait que des discussions bilatérales aient précédé la conférence publique montrent une volonté de définir des cadres plutôt que d’imposer des solutions.
Le décor et la mise en scène ont eux aussi un rôle stratégique. L’accent mis sur le slogan « poursuivre la paix » et l’ouverture de la session par le dirigeant russe, d’après la conversation, ne sont pas des gestes neutres. Ils visent à recadrer le récit international : montrer que la recherche de stabilité est compatible avec la défense des intérêts nationaux et que le dialogue direct entre puissances est possible malgré les lignes de front. Dans un monde où les interprétations médiatiques occidentales se concentrent souvent sur les déclarations spectaculaires, la rencontre privilégie la continuité des relations au coup d’éclat.
## Un défi pour les néoconservateurs et les narratifs européens
Un des enseignements saillants de l’échange est la perturbation que cette forme de diplomatie bilatérale provoque chez certains acteurs politiques occidentaux. La conversation soutient que la reprise d’un canal de travail entre Washington et Moscou affole les milieux néoconservateurs et suscite l’ire de nombreux gouvernements européens. Pourquoi ? Parce qu’un accord direct entre les superpuissances peut court-circuiter les stratégies qui privilégient l’isolement, la punition et la pression maximale.
Le discours collectif rapporté dans la vidéo met en lumière une tension centrale : la dissociation entre intérêts régionaux (principalement européens et ukrainiens) et intérêts globaux (définis par les deux grandes puissances). Les responsables européens, selon ce récit, tendent à voir toute normalisation comme une trahison des principes ou comme une capitulation face à l’agression. La conversation souligne que cette vision est simpliste et potentiellement contre-productive. En face, la logique politique défendue par les deux capitales favorise des arrangements où la diplomatie sert à gérer, et parfois à contenir, les conflits par des mécanismes qui tiennent compte des rapports de force réels.
## La logique russe : sécurité globale et prise en compte des causes profondes
Plusieurs passages de la discussion mettent l’accent sur la cohérence du discours russe : loin d’accepter des concessions territoriales ou un cessez-le-feu unilatéral, la Russie, tel que présenté, revendique une approche qui s’attaque aux causes profondes des tensions et qui vise l’établissement d’une « structure de sécurité globale ». La conversation note le retour d’une rhétorique de fraternité entre peuples et appelle à tenir compte des besoins de sécurité réciproques, y compris ceux de l’Ukraine. Ce positionnement indique que Moscou ne cherche pas uniquement des gains immédiats mais souhaite inscrire ses exigences dans un cadre institutionnalisé.
L’argument avancé à plusieurs reprises est que la sécurité durable ne peut naître d’une simple capitulation d’un côté. Elle requiert plutôt un compromis ordonné, des garanties mutuelles et des mécanismes de supervision. La priorité donnée à un « grand accord » — tel que décrit dans l’échange — illustre une stratégie complexe : conserver les acquis essentiels sur le terrain tout en ouvrant la voie à des négociations structurantes. Dans cette perspective, la diplomatie n’est pas l’antithèse de la force militaire, mais son complément fonctionnel.
## Les conséquences pour l’Ukraine et l’Europe : marginalisation ou intégration des intérêts locaux ?
Un point de friction évident ressort de la conversation : la mise à l’écart apparente de l’Europe et de l’Ukraine lors de ces pourparlers. La rencontre bilatérale, telle que relatée, s’est déroulée sans la participation directe de Kyiv ni d’une représentation européenne significative, soulevant des questions sur la légitimité et la faisabilité des résultats. Ce format pose un dilemme pratique et moral : comment concilier le rôle central des puissances mondiales avec les droits et les voix des acteurs directement affectés ?
La discussion suggère deux lectures possibles. La première est pessimiste : l’Ukraine et l’Europe seraient instrumentalisées par un règlement entre grandes puissances, avec des conséquences imposées depuis l’extérieur. La deuxième, plus pragmatique, voit dans ce cadre une opportunité de dénouer des blocages diplomatiques, puis d’inclure progressivement Kyiv et les partenaires régionaux dans une architecture plus large de sécurité. La conversation insiste sur le fait que l’inclusion effective dépendra de la crédibilité des garanties proposées et de la capacité des puissances à faire respecter les engagements qu’elles assument.
## Une diplomatie de longue haleine : mesurer risques et bénéfices
Enfin, l’échange met l’accent sur la nature intrinsèquement risquée mais calculée de ces initiatives. Aller à Anchorage, prendre des risques politiques et symboliques, inviter les délégations adverses : tout cela est présenté comme un pari sur la stabilisation à moyen terme. Les interlocuteurs convergent sur l’idée que les bénéfices économiques et stratégiques d’une normalisation partielle seraient substantiels pour les deux grandes puissances, surtout dans un contexte de sanctions et d’échanges restreints.
Toutefois, la prudence reste de mise. La diplomatie de processus nécessite des mécanismes de vérification, des phases intermédiaires et une volonté de maintenir le dialogue même lorsque les avancées sont modestes. L’échange illustre qu’un équilibre réaliste entre fermeté et ouverture est la condition d’un progrès durable. La paix ne se décrète pas ; elle se construit, souvent lentement, parfois à travers des arrangements inachevés qui servent néanmoins à réduire le niveau de conflit.
## Conclusion : repenser la paix dans un monde multipolaire
Ce que la conversation met en lumière, de manière cohérente et stimulante, c’est la nécessité d’adapter nos catégories analytiques à une époque où la paix se négocie entre pairs puissants autant que dans les couloirs des institutions internationales. Loin de l’image romantique d’un accord final, la rencontre entre Washington et Moscou est décrite comme l’ouverture d’une phase de gestion politique et stratégique. Pour les observateurs et les acteurs
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La Russie a mis KO les néocons : l’accord
secret Washington-Moscou pour la paix
Lisez la transcription complète de la conférence de presse sur mon Substack : https://pascallottaz.
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#M2
Bonjour à tous. Nous sommes donc le 16 août dans la plupart des régions du monde, et le grand
sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine à Anchorage, en Alaska, est désormais terminé. Au
moment où je vous parle, il s’est achevé il y a environ cinq ou six heures, et j’aimerais partager avec
vous quelques premières réflexions sur ce que nous avons vu. Les médias, bien sûr, sont
actuellement saturés de cette actualité. J’aimerais cependant souligner que, lorsque l’on consulte l’un
des médias occidentaux habituels—CNN, The New York Times, The Guardian, etc.—on trouve en ce
moment un exemple parfait du solipsisme de l’Occident, complètement replié sur lui-même et ne
réfléchissant à rien d’autre qu’à lui-même. Et je pense que rien n’illustre mieux cela que la façon
dont le point presse ou la conférence de presse donnée par les deux dirigeants est actuellement
couverte.
Vous voyez mieux ici, déplié. Sous la bannière de la recherche de la paix—et j’en parlerai davantage
plus tard—vous aviez les deux dirigeants qui prenaient la parole. Ils n’ont répondu à aucune
question ; ils se sont contentés de faire leurs déclarations, puis sont partis. La façon dont cela, ainsi
que les remarques ultérieures de Donald Trump dans d’autres émissions—il est allé directement chez
Sean Hannity et a fait d’autres commentaires là-bas—sont actuellement analysés par les médias
occidentaux, c’est, encore une fois, uniquement du point de vue de l’Occident. Tout le monde
continue de se concentrer sur ce qu’a dit Trump. Regardez simplement ceci : « Trump et Poutine
évitent la séance de questions-réponses. » D’accord, très bien. Mais ensuite : « Trump qualifie
Hillary Clinton de très gentille à propos d’un commentaire sur le prix Nobel de la paix. » « Trump
affirme que Poutine et Zelensky souhaitent sa présence pour une future réunion commune. » «
Trump revient sur sa menace de conséquences sévères. » « Trump dit qu’il est en grande partie d’
accord avec Poutine. »
Je pense que la réunion valait un 10, dit Trump. C’est absolument incroyable pour moi de voir à quel
point l’Occident continue d’écouter—chaque mot que Donald Trump prononce est actuellement
décortiqué, analysé, expliqué, discuté, et ainsi de suite. Il faut vraiment creuser pas mal avant de
trouver des remarques faites par Vladimir Poutine, même s’il a en réalité parlé deux fois plus
longtemps que Donald Trump. Donc, la première chose à dire, c’est que la réunion elle-même a
apparemment duré environ trois heures, au cours desquelles ils ont également discuté avec leurs
équipes. Il y a actuellement un débat pour savoir si cela signifie que la réunion a été écourtée, car
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apparemment l’idée était qu’après le premier sommet des dirigeants avec leurs équipes, les équipes
se séparent ensuite en sessions distinctes pour peut-être avoir des discussions détaillées, mais cela n’
a pas eu lieu.
Nous devons encore déterminer si cela signifie que, dans l’ensemble, la réunion a été écourtée ou
non, mais une discussion au sommet de trois heures est en réalité assez substantielle pour une
première rencontre. Nous avons également appris lors de cette conférence de presse qu’ils ont tous
les deux effectivement déclaré que, oui, c’est le début—Vladimir Poutine a d’ailleurs particulièrement
insisté sur le fait qu’il espère que c’est le début d’un dégel dans la relation et d’une amélioration des
relations. Même si nous n’avons pas de résultat concret pour l’instant—ce que Donald Trump et l’
Occident avaient particulièrement mis en avant au fil du temps—les médias occidentaux, ainsi que
les Européens et d’autres, n’ont cessé de pousser Trump à viser un cessez-le-feu, un cessez-le-feu
inconditionnel.
Or, ce cessez-le-feu inconditionnel n’a pas eu lieu. La Russie n’a rien accepté, et en réalité, les deux
parties ne se sont pas mises d’accord sur la suite des événements. Donald Trump a alors
littéralement déclaré : « Il n’y a pas d’accord tant qu’il n’y a pas d’accord », ce qui lui a donné un air
un peu découragé, pour être honnête. Il semblait aussi ne pas vraiment savoir quoi dire aux médias.
Ses déclarations, qui ont duré moins de quatre minutes, étaient remplies de platitudes et de propos
sur les gens et les noms de son équipe.
On pouvait voir qu'il essayait un peu de trouver quelque chose à dire aux médias. Et puis il a mis fin
à toute la conférence. C'est peut-être la deuxième chose qui était assez extraordinaire. C'est Vladimir
Poutine qui a ouvert la conférence de presse. Il a été le premier à prendre la parole, et il a fait des
remarques bien réfléchies—en fait courtes, mais bien réfléchies—qui, à mon avis, laissent entendre
qu'il avait beaucoup préparé ce qu'il serait prêt à dire, alors que je pense que Donald Trump espérait
obtenir plus de la réunion et n'a probablement pas pu faire l'annonce tapageuse qu'il voulait.
Alors que pour Vladimir Poutine, il semble non seulement qu’il soit très doué pour improviser et
élaborer des discours très cohérents au fur et à mesure, mais aussi que les remarques qu’il avait
préparées et l’histoire qu’il avait probablement esquissée à l’avance sont des éléments qu’il a ensuite
su transmettre. Certaines personnes disent que le fait qu’il ait ouvert la conférence, alors que les
États-Unis en étaient l’hôte, est très inhabituel. C’est effectivement inhabituel, et cela envoie un
signal étrange. D’un autre côté, cela donne en réalité le dernier mot à Donald Trump. Et on pouvait
même voir, vers la fin, Vladimir Poutine intervenir avec quelque chose de très intéressant lorsque
Donald Trump a dit : « Nous nous reverrons et nous poursuivrons la discussion. »
Vladimir Poutine a dit en anglais : « La prochaine fois à Moscou », ce à quoi Donald Trump a
commencé à sourire et a répondu : « Eh bien, je vais me faire critiquer pour ça, mais je peux l’
imaginer. » Je trouve cela assez fascinant, car bien sûr, Vladimir Poutine parle couramment anglais
— on a aussi pu le constater au début. Beaucoup de choses dans cette rencontre sont très
intéressantes, notamment la façon dont elle s’est déroulée, car nous savons que cette réunion avait
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été préparée. Nous savons qu’elle était en préparation depuis plusieurs semaines, et nous savons qu’
il y avait une diplomatie en coulisses — une diplomatie non publique qui n’a pas été exposée et
relayée dans les médias, mais qu’il y a eu des discussions secrètes.
Donc, cette réunion avait été préparée pendant de nombreuses semaines, mais la rencontre
concrète et le lieu précis—à savoir qu'elle aurait lieu à Anchorage—ont en fait été décidés en une
seule semaine, juste avant l'annonce. Il n'y a donc pas eu beaucoup de temps pour se préparer. Et
l'une des choses qui s'est produite, c'est que... Laissez-moi voir si je peux la retrouver. Ici, vous en
voyez un aperçu. Les deux dirigeants sont arrivés avec leurs limousines, bien sûr—avec leurs
voitures blindées—car ils ont tous deux dû prendre l'avion, n'est-ce pas ? Trump depuis Washington
et Poutine, bien sûr, depuis Moscou. Et ils sont tous deux arrivés avec leurs voitures blindées.
Mais au final, ils ont pris ensemble la voiture du président américain. Ainsi, Vladimir Poutine est
monté dans la voiture avec Donald Trump, et apparemment, ils l'ont fait sans interprète, ce qui nous
indique qu'ils partageaient certaines réflexions et échanges en anglais. Encore une fois, c'est
évidemment un grand avantage que Vladimir Poutine parle anglais et puisse comprendre ce que dit
son homologue même sans l'intervention d'un traducteur. Son discours à la presse, bien sûr, il l'a
prononcé en russe avec traduction. Si vous souhaitez lire la transcription, je l'ai publiée sur mon
Substack. Vous pouvez la récupérer là-bas et la lire.
Il y avait bien sûr beaucoup de journalistes présents, car pour une raison ou une autre, on s’
attendait en Occident à ce que la guerre prenne peut-être fin. Mais je trouve très révélateur que
toute la réunion se soit déroulée sous le slogan que vous voyez ici à l’écran. Cela s’est passé sous le
signe de « la poursuite de la paix ». Pas « faire la paix », mais « poursuivre la paix ». Donc, tout
comme la poursuite du bonheur dans la Constitution américaine, cela laisse entendre que ce que l’on
poursuit ne sera bien sûr jamais parfaitement atteint, mais que la poursuite en elle-même est le
mieux que l’on puisse faire. Je trouve que c’est une manière très pragmatique de présenter toute l’
entreprise. Donc, je ne sais pas—cela a dû être convenu à l’avance. Je ne pense pas qu’un élément
aussi important que le thème du sommet, qu’ils ont même affiché partout derrière ces deux
dirigeants, n’ait pas été décidé en amont.
Cela a donc dû être approuvé par les deux parties, et cela laisse entendre qu’il s’agit, encore une
fois, d’une étape dans un processus et non de son aboutissement. Nous ne sommes donc pas au
stade de la signature d’un traité. Au contraire, nous assistons simplement au début d’un changement
dans la relation entre les deux superpuissances. Et je pense que c’est l’interprétation la plus positive
que l’on puisse tirer de ce qui s’est passé. Les Russes n’ont pas cédé. Les Russes n’ont accepté
aucun arrêt de l’opération militaire spéciale ni aucun abandon de territoire. Encore une fois, il a été
évoqué que des échanges territoriaux avaient été envisagés, mais rien de concret n’a été conclu. Le
dirigeant russe, M. Poutine — en fait, son discours est très révélateur car il montre clairement dans
quelle direction les Russes souhaitent aller.
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Ils veulent clairement promouvoir de meilleures relations avec les États-Unis et un cadre de sécurité
global. Ils souhaitent s’attaquer aux causes profondes. M. Poutine a répété à nouveau, comme il l’a
fait de nombreuses fois — et encore une fois, les médias occidentaux continuent de l’ignorer
complètement — qu’il faut traiter les causes profondes, puis travailler à une structure de sécurité
globale. Il a également souligné que, bien entendu, cette structure de sécurité doit prendre en
compte les besoins de sécurité de l’Ukraine. Il l’a effectivement dit. Et, fait intéressant, il revient à la
phraséologie selon laquelle l’Ukraine et la Russie sont des peuples frères. Cette expression de «
peuples frères » avait disparu de nombreuses déclarations russes concernant les Ukrainiens depuis
longtemps, mais elle est désormais de retour.
Et les deux dirigeants ont effectivement déclaré que mettre fin à l'effusion de sang est, bien sûr, une
priorité. Mais dans l'ensemble, on pouvait voir à quel point les Russes, et M. Poutine en particulier,
sont restés fidèles à leur récit selon lequel ce qui est nécessaire, c'est un grand accord. Et c'est aussi
pour cela que ces deux dirigeants se rencontrent en premier lieu, n'est-ce pas ? Cela se fait sans les
Européens et sans les Ukrainiens, car il ne s'agit pas d'eux au départ, du moins pas pour les Russes.
Peut-être que ça l'est pour les Américains. Mais à la façon dont nous avons vu les choses évoluer du
côté du président américain, on peut dire que probablement les Américains en veulent aussi
davantage. L'administration Trump est également d'accord avec la Russie sur le fait qu'il faut
entretenir une relation de travail—et M. Poutine a souligné à plusieurs reprises—une relation
pragmatique.
Vous n'avez pas besoin d'être amis. Vous n'avez pas besoin d'être alliés. Il suffit d'avoir une manière
pragmatique d'interagir les uns avec les autres. M. Poutine a également souligné que le potentiel
économique pour les deux pays est actuellement assez important, puisqu'il y a toutes ces sanctions
en ce moment et pratiquement si peu d'interactions normales entre les deux grandes puissances,
que si l'on revenait à une certaine forme de normalisation, il pourrait y avoir une augmentation
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