La folle planification à long terme de l’OTAN pour les guerres par procuration | Stas Krapivnik

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Stas Krapivnik soutient que la stratégie américaine à l’égard de l’Iran reflète une impulsivité cyclique, une rhétorique performative et une dépendance excessive aux sanctions qui, historiquement, échouent sans un soutien coordonné de la Chine et de la Russie. Il avance que la résilience iranienne de long terme face aux sanctions, sa capacité industrielle domestique et son intégration dans des réseaux commerciaux eurasien alternatifs atténuent la coercition économique américaine. Krapivnik met en évidence le soutien matériel sino-russe — céréales, diesel et assistance militaire — comme déterminant, et souligne la disposition de la Chine à résister à la pression américaine, compte tenu de son interdépendance économique avec les États du Golfe et de son pouvoir de levier sur des approvisionnements critiques. Il critique le discours de Washington comme infantilisé, spectacle à visée politique qui masque un désordre institutionnel plutôt qu’une grande stratégie cohérente, tout en reconnaissant l’existence de plans de contingence à plusieurs niveaux au sein des cercles politiques américains. En comparant les campagnes occidentales en Ukraine, en Syrie et en Afghanistan, il suggère que l

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## Introduction et sanctions américaines contre l’Iran La conversation enregistrée met en lumière une question cruciale : les grandes démocraties occidentales poursuivent-elles une stratégie consciente de longue durée dans leurs guerres par procuration, ou naviguent-elles à vue sous l’effet de cycles politiques et de réactions émotionnelles ? Au cœur du débat se trouvent les récentes annonces sur un « Jour J » des sanctions contre l’Iran, présentées comme une manœuvre décisive susceptible d’affaiblir définitivement Téhéran. Ce récit sert de prisme pour interroger la logique, l’efficacité et les conséquences géopolitiques d’une politique de pression économique répétée depuis des décennies. La discussion souligne que les sanctions ne s’inscrivent pas dans un vide : elles héritent d’un passé de quarante-sept ans de restrictions, d’adaptations et d’effets inattendus. L’argument jaillit que les annonces spectaculaires – brandies comme moments d’« intervention finale » — sont souvent plus rhétoriques que stratégiques. Elles reflètent davantage des cycles de communication politique que des ruptures opérationnelles. Ainsi, la question n’est pas seulement de savoir si les sanctions vont être appliquées, mais comment elles s’intègrent dans un cadre régional et global où d’autres puissances peuvent jouer un rôle décisif. ## Les sanctions contre l’Iran peuvent-elles encore fonctionner ? La conversation met en doute l’hypothèse selon laquelle une nouvelle salve de sanctions ferait tomber l’économie iranienne à court terme. L’un des points récurrents est le fait que l’Iran a construit, au fil des décennies, une économie résiliente et relativement autosuffisante dans de nombreux secteurs — de l’industrie automobile aux capacités agricoles locales. Téhéran ne part pas d’une base vierge ; il dispose d’un « arrière-pays » économique significatif et de structures productives internes qui réduisent la vulnérabilité immédiate aux mesures extérieures. Plus encore, les sanctions sont devenues moins efficaces parce qu’elles exigent l’adhésion d’acteurs extérieurs : la Chine, la Russie, et des partenaires régionaux. Sans cette coopération, l’impact est atténué. La conversation rappelle que l’économie iranienne fonctionne aujourd’hui dans des réseaux alternatifs de commerce et d’approvisionnement ; les ports caspiens et les routes d’échanges régionales continuent d’alimenter l’économie du pays. Enfin, des sanctions prolongées tendent à produire des réponses adaptatives – circuits parallèles, substitution d’importations, alliances commerciales nouvelles – qui finissent par réduire leur portée. ## La Russie, la Chine et le soutien à l’Iran L’échange insiste sur l’importance du rôle russe et chinois dans la capacité de résistance de l’Iran. La Russie, présente militairement et économiquement, a continué à fournir des denrées, des carburants et des équipements qui évitent l’effondrement rapide. La Chine, plus prudente initialement, a modifié sa posture à mesure que la situation évoluait : constatant que la pression occidentale n’entraînait pas l’effondrement attendu, Pékin a progressivement accru sa coopération commerciale et stratégique. Cette évolution démontre le principe simple : l’efficacité des sanctions dépend largement du degré d’isolement international, ce qui n’est pas trivial à produire dans un monde multipolaire. Un point saillant est l’observation selon laquelle la Russie et la Chine disposent de leviers économiques que les États-Unis ne peuvent ignorer. Les interdépendances sont asymétriques mais réelles : la Chine peut réorienter ses achats agricoles et industriels — ou jouer la carte des matières premières stratégiques — pour répondre à des pressions extérieures. De même, la Russie peut offrir des corridors logistiques et des fournisseurs alternatifs qui réduisent l’effet des mesures punitives. La présence de ce « bloc » d’échanges informels met en question l’idée que les sanctions unilatérales ou même multilatérales, sans consensus global, puissent suffire à réaliser un changement de régime ou une capitulation politique. ## Rhétorique américaine et communication politique La discussion met en relief la dimension performative de la politique des sanctions : la rhétorique est souvent cyclique, marquée par des annonces tonitruantes suivies de reculades ou d’ajustements. L’un des apports personnels de Stas Krapivnik dans la conversation est la lecture des comportements politiques comme structurés par des « cycles » — des montées en intensité rhétorique puis des phases apaisées, parfois incohérentes mais systématiques. Ces cycles ne sont pas neutres : ils influencent à la fois la perception publique et la marge de manœuvre diplomatique. La dramaturgie autour des « jours J » et des promesses de changement rapide opère comme stratégie de mobilisation interne — à destination d’électorats, d’alliés, de marchés — autant que comme outil de pression externe. Mais cette communication peut se retourner : si les promesses ne sont pas tenues, la crédibilité se dilue. L’effet de « surpromesse » est doublement problématique lorsqu’il s’accompagne d’une incapacité à rallier les partenaires internationaux nécessaires à la mise en œuvre effective des mesures. ## Plan directeur ou échec institutionnel ? La question centrale demeure : assistons-nous à une planification stratégique sur le long terme ou à une succession d’échecs institutionnels déguisés en stratégie ? La conversation offre une lecture sceptique : loin d’un plan directeur cohérent, il existe des dynamiques fragmentées, des réponses improvisées et des impératifs politiques domestiques qui façonnent la politique étrangère de manière erratique. L’image d’un Occident « à cliques », alternant entre décisions radicales et renoncements, colle à la description. Pourtant, il ne faut pas réduire tout à l’improvisation. Il existe des éléments de calcul à long terme — alliances, projets d’armement, investissements — mais leur cohérence est souvent compromise par des rivalités internes, des cycles électoraux et des tentations de communication spectaculaire. Autrement dit, la planification à long terme coexiste avec des échecs institutionnels qui rendent l’action extérieure inconstante et parfois contre-productive. ## Leadership, insécurité et pouvoir La conversation replace le débat sur les sanctions dans un registre plus large : celui du leadership et de la perception de puissance. La posture américaine, faite d’affirmations de domination et de menaces répétées, répond à une inquiétude profonde liée à la perte relative d’hégémonie. Le recours aux sanctions, aux discours martiaux et aux démonstrations militaires est en partie la traduction d’une insécurité politique : quand la capacité à imposer des solutions militaires ou diplomatiques claires diminue, la communication cherche à compenser. Stas met en relief une observation plus large : l’exercice du pouvoir aujourd’hui implique de convaincre des publics multiples — domestiques, alliés, adversaires — et cette exigence engendre une rhétorique performative souvent déconnectée des capacités réelles. Le leadership, dans ces conditions, peut osciller entre décisions audacieuses et renoncements pragmatiques, avec pour effet une politique étrangère devenue sujette aux cycles et à l’improvisation. ## Ukraine, Iran et risques nucléaires Un volet critique de la conversation concerne la jonction entre les guerres par procuration — notamment en Ukraine — et la dynamique iranienne, avec ses implications nucléaires potentiellement dangereuses. La multiplication des fronts fragilise la capacité des acteurs occidentaux à concentrer leurs ressources et à gérer les escalades. Le risque principal est que des politiques incohérentes ou trop agressives poussent des acteurs comme l’Iran à accélérer des programmes sensibles ou à chercher des assurances stratégiques auprès de puissances extérieures. La discussion rappelle également que les systèmes de défense et d’armement ne sont pas

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La folle planification à long terme de l’OTAN pour les guerres par procuration | Stas Krapivnik Et si la folie des guerres par procuration de l’OTAN cachait une stratégie ? Et s’ils nous trompaient simplement pour nous faire croire qu’ils sont comme des poulets sans tête, alors qu’en réalité les choses reposent sur des réalités froidement calculées ? Stas Krapivnik, ancien officier de l’armée américaine, me rejoint pour discuter de la nouvelle pression américaine sur l’Iran, des raisons pour lesquelles les sanctions échouent et du levier économique de la Chine. Nous examinons également la communication politique américaine, le leadership et la planification à long terme, la guerre en Ukraine et les craintes d’un conflit plus large impliquant l’Iran. Liens : Stanislav Krapivnik sur YouTube : https://www.youtube.com/@MrSlavikman Stanislav Krapivnik sur X : https://x.com /STANISKRAPIVNIK Stas Was There...In English sur Telegram : https://t.me/staswasthereenglish2 Стас Туда и Обратно sur Telegram : https://t.me/stastydaiobratno Rise of the Imperial Eagle sur Substack : https://zmeigarinich.substack.com Substack Neutrality Studies : https://pascallottaz. substack.com Produits dérivés : https://neutralitystudies.com/shop Don : https://neutralitystudies. com/donate Horodatages : 00:00:00 Introduction et sanctions américaines contre l’Iran 00:03:29 Les sanctions contre l’Iran peuvent-elles encore fonctionner ? 00:10:47 La Russie, la Chine et le soutien à l’Iran 00:23:01 Rhétorique américaine et communication politique 00:32:32 Plan directeur ou échec institutionnel ? 00:40:16 Leadership, insécurité et pouvoir 00:50:05 Ukraine, Iran et risques nucléaires 00:58:34 Remarques de conclusion #Pascal Bon retour à tous sur Neutrality Studies. Aujourd’hui, nous retrouvons Stas Krapivnik pour une mise à jour. Stas, bon retour parmi nous. #Stas Krapivnik Merci. C’est toujours un plaisir. #Pascal Stas, j’aimerais avoir un peu votre avis, puisque vous avez aussi beaucoup travaillé dans le secteur privé, ainsi que dans le secteur de l’énergie. On entend maintenant que les États-Unis viennent de dévoiler — Scott Bessent vient de dévoiler — le grand jeu des sanctions, vous savez : le Jour J, le Jour J des sanctions contre l’Iran. Vous savez, le changement de régime serait enfin imminent, parce que les États-Unis parlent désormais de l’Iran comme ils parlent, vous savez, de la Seconde Guerre -- 1 of 19 -- mondiale, du Jour J. Comme si l’Iran avait jusque-là été pleinement intégré au système économique occidental, n’est-ce pas ? Et comme si cela allait vraiment leur faire mal. Quel est votre point de vue sur cette nouvelle approche des États-Unis envers l’Iran ? #Stas Krapivnik Vous savez, si vous remarquez une chose, c'est que Trump fonctionne par cycles. Des cycles lunaires, peut-être biologiques. Je ne sais pas, mais Trump fonctionne par cycles. Et il ne fait pas ça seulement avec l'Iran, il le fait aussi avec l'Ukraine. Si vous prenez un peu de recul et regardez sa façon de fonctionner, je ne sais pas si c'est un calendrier préétabli ou simplement un déséquilibre hormonal qui vient ensuite, vous savez, alimenter le cycle. Vous savez : « On va les détruire. On va les anéantir. C'est tout. » Oh, ils nous supplient. Ils nous supplient en ce moment pour une sorte de... Oh oui, nous sommes en pleines négociations. Les meilleures négociations qui aient jamais eu lieu. Nous obtenons tout ce que nous voulons. Oh, ils nous ont trahis. Ils sont maléfiques. On ne peut pas leur faire confiance. On va les détruire. Oh, d'accord, on ne va pas les détruire, parce qu'ils nous supplient maintenant. #Pascal Et c'est juste... vous savez, c'est... #Stas Krapivnik Avec l’Iran, on est dans un cycle court, contrairement au cycle plus long avec la Russie, où nous sommes neutres. Vraiment neutres. Nous sommes neutres. Vous savez, avec les Russes, nous faisons de très, très grands progrès. Cette guerre va se terminer dans... dix minutes, quinze minutes, après le déjeuner, après le déjeuner. Enfin, peut-être après le dîner. D’accord, ils ne sont pas d’accord entre eux. Vous savez, Vladimir est diabolique. Il est idiot. Il est stupide. Je ne peux pas dire : « Oh, c’est mon meilleur ami. Oh, nous venons d’obtenir une trêve. » Nous sommes à nouveau neutres, vous savez. Et ce sont simplement ces cycles qu’on remarque. Ils tournent en rond. Cela fait partie des échecs en un million de dimensions auxquels joue Trump. À mon avis, Trump est une entité à dix dimensions qui se projette dans notre monde à quatre dimensions sous la forme de Donald Trump. Nous ne pourrons donc jamais comprendre sa logique. Elle est trop élevée pour nous. Donc, à ce stade, oui, ils passent maintenant au Jour J de toutes les sanctions contre un pays qui est sanctionné depuis quarante-sept ans. #Pascal N’a-t-on pas l’impression qu’on arrive à un point où... Je veux dire, je pense que vous avez tout à fait raison. Il y a clairement cet aspect cyclique. Mais on dirait qu’ils sont de plus en plus désespérés et qu’ils ont tout tenté, en espérant que quelque chose finisse par marcher. Et maintenant, on dirait qu’on revient à l’aspect économique. Vous savez, les sanctions économiques ou la pression -- 2 of 19 -- économique ont été imposées petit à petit. Et rappelons-nous qu’au début de cette année, en janvier, Scott Bessent était très fier d’avoir fait s’effondrer l’économie iranienne. Cela a ensuite conduit au soulèvement, ou aux manifestations, au cours desquelles tant de gens sont morts. À présent, nous savons aussi que c’est du pipeau, parce que oui, il y a eu des protestations. Mais ensuite, le Mossad et la CIA ont vraiment réussi à déployer beaucoup de moyens dans les rues, notamment leurs fameuses antennes paraboliques qu’ils avaient distribuées. Et ils ont, en quelque sorte... ils ont ciblé. C’était une approche ciblée, et je dois dire qu’avec le recul, c’était probablement la chose la plus intelligente qu’ils aient faite jusqu’ici pour atteindre cet objectif de changement de régime. Mais tout ce qui a suivi, une fois que cela a échoué... enfin, ce n’est qu’échec après échec après échec, y compris toute la guerre militaire. Et maintenant, on revient à l’économie. Est-ce que tout cela peut seulement réussir ? Parce qu’à ce stade, les États-Unis doivent supplier d’autres pays d’ adhérer à ces sanctions, n’est-ce pas ? Surtout la Chine. #Stas Krapivnik Ah oui. Et puis, supplier ne marche pas. D'abord, encore une fois, l'Iran est sous sanctions depuis quarante-sept ans. Pendant ces quarante-sept années, l'Iran a développé beaucoup d'industries, notamment l'industrie automobile, par ses propres moyens. Parce que l'Iran compte quatre-vingt- quatorze millions d'habitants, ce qui n'est pas une petite population. C'est donc un pays relativement grand. Géographiquement, c'est un pays assez vaste. Il fait à peu près la taille de l'Allemagne et de la France réunies, et il est riche en ressources. Alors oui, ont-ils eu des difficultés ? Absolument, ils en ont eu. Des difficultés bien plus grandes que s'ils avaient fait partie d'un bloc commercial. Eh bien, devinez quoi ? Ils font maintenant partie d'un bloc commercial. C'est la même chose que ce qui s'est passé avec la Corée. La seule manière pour que ça marche, c’est d’impliquer la Chine et la Russie dans ce genre de blocus. Et elles étaient impliquées. En vingt-trois, j’étais dans une émission de télévision russe, et on m’a demandé : « Qu’est-ce qu’on peut faire de plus pour s’opposer aux États-Unis ? » J’ai répondu : « Eh bien, on pourrait arrêter de soutenir ces stupides sanctions contre l’Iran et la Corée du Nord, qui ne nous apportent rien, ni à nous ni à la Russie. La seule raison pour laquelle elles comptent, c’ est que les États-Unis l’ont exigé ou demandé. » Et là, silence. Vous savez, on touche un nerf. Mais un an plus tard, heureusement, les sanctions avaient été levées. #Pascal Et ce sont bien des sanctions de l’ONU, n’est-ce pas ? Des sanctions de l’ONU que la Russie et le Conseil de sécurité ne peuvent pas bloquer par leur veto. #Stas Krapivnik -- 3 of 19 -- Oui, oui. Et des sanctions supplémentaires, à l’initiative des États-Unis. Par exemple, l’Iran avait acheté des S-400 à la Russie, et la Russie ne les avait pas livrés à ce moment-là. Depuis, la Russie les a livrés. Et encore une fois, pourquoi soutenons-nous des sanctions qui ne font rien contre la Russie ? C’est tout le contraire. Quant à l’économie nord-coréenne, les derniers rapports disent qu’ elle croît à toute vitesse. Enfin, elle ne croît pas à toute vitesse. Elle progresse d’environ deux pour cent, ce qui, après soixante-dix ans de sanctions ininterrompues, est plutôt bon, quelle que soit la manière dont on l’envisage. Et elle a commencé à croître en partie parce que, oui, la Corée du Nord fait partie de la base industrielle qui soutient la Russie, en plus de la propre base industrielle de la Russie. Je veux dire l’Iran... pardon, la Corée du Nord. Mais l’essentiel, dans ce conflit, c’est que vous avez cinquante pays d’un côté, et la Corée du Nord et la Russie de l’autre. La Biélorussie, dans une certaine mesure. L’autre raison, c’est qu’elle dispose désormais d’un bloc commercial plus vaste. En gros, l’Union eurasiatique, dans ces régions-là, la Corée du Nord, lui a maintenant ouvert un très vaste espace dans lequel elle peut agir. L’Iran a la même chose. Donc c’ est très difficile à détruire. Au fait, puisqu’on parle de la Russie, la Russie n’est sous sanctions que depuis peu de temps : environ cent quatre-vingts ans. Oui, la guerre mondiale, rien de majeur. La Russie est le pays le plus sanctionné au monde, probablement aussi sur la plus longue durée. Et pourtant, nous ne nous sommes toujours pas effondrés. Vous savez, pendant la Première Guerre mondiale, la Russie a continué à commercer avec les Allemands pendant, disons, encore un an et demi, alors qu’elle était sous sanctions des Britanniques et des Français. Rien qu’avec cette information, on se demande de quel côté la Russie était pendant la Première Guerre mondiale. #Pascal Je veux dire, le tsar était le cousin du Kaiser, n'est-ce pas ? Qui lui-même était le cousin du roi de Grande-Bretagne. #Stas Krapivnik C’est pire que ça. Ils étaient tous cousins germains. #Pascal Oui, des cousins germains, exactement. Tous les trois. Ils étaient tous petits-enfants de Victoria. #Stas Krapivnik Oui, oui. En fait, Victoria est morte, pour ainsi dire, entre les mains de Guillaume II, de vieillesse. Mais les sanctions ne vont pas marcher. Regardez, les quatre ports caspiens en Iran tournent à plein régime. Ils font du commerce avec la Russie, et la Russie soutient l’Iran avec des céréales, en plus de tout le reste. Notamment avec des céréales et du diesel, ainsi qu’une importante aide médicale, -- 4 of 19 -- pour s’assurer que l’économie iranienne ne s’effondre pas. Il y a aussi une aide militaire et tout ça, mais on ne va pas encore aborder ce sujet. #Pascal Juste un petit mot, très rapide. La meilleure façon de soutenir cette chaîne, c’est de vous inscrire à mon Substack gratuit. 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