L'Occident s'effondre encore plus vite après ça !

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Le Dr Jan Oberg et Ian Proud soutiennent que la structure politique européenne et l’hégémonie occidentale sont en déclin systémique, alimentées par un militarisme croissant, un conformisme politique et l’érosion de la diplomatie. Ils situent la crise dans l’expansion de l’OTAN, les défaillances institutionnelles au sein de l’UE et le réflexe occidental de parier sur la force plutôt que de privilégier la négociation — en particulier au sujet de l’Ukraine — tout en réprimant la dissidence et la recherche sur la paix. Tous deux alertent sur le fait que les tensions économiques, l’emprunt massif conjoint pour l’armement et l’influence croissante des complexes militaro-industriels vont affaiblir les politiques sociales, l’innovation et la responsabilité démocratique. Proud met en avant la rotation des dirigeants, la perte de clarté stratégique et la dépendance excessive à des instances supranationales peu démocratiques ; Oberg insiste sur la stagnation culturelle et intellectuelle, le tabou autour de la paix et le risque d’une Europe glissant vers la fragmentation et une position mondiale diminuée. Ils observent des changements concomitants dans la diplomatie mondiale — des acteurs non

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## L’effondrement occidental : diagnostic et portée historique La conversation met en avant une lecture radicale mais cohérente : l’« Occident » est engagé dans une dynamique de déclin structurel qui se manifeste par une militarisation accrue, une crise politique interne et une perte de crédibilité internationale. Ce n’est pas une simple crise conjoncturelle, mais le symptôme d’un basculement macro-historique où des institutions et des récits jadis hégémoniques — économiques, diplomatiques et moraux — se désagrègent sous le poids de décisions prises dans l’urgence, de choix stratégiques erronés et d’un aveuglement collectif. L’échange plaide pour voir la situation actuelle comme la conséquence d’un long processus, et non comme l’effet d’un seul événement. Ce diagnostic refuse les lectures simplistes qui réduisent tout à une seule cause. Selon la discussion, la perte d’influence économique, la dépendance militaire, et l’obsession idéologique envers certains récits — en particulier l’anti-russisme sans nuance — convergent pour fragiliser le projet occidental. L’enjeu n’est pas seulement la survie d’alliances ; il s’agit de savoir si l’Europe et ses partenaires peuvent encore produire une politique étrangère autonome, réfléchie et orientée vers la stabilité plutôt que vers l’escalade permanente. ## Une Europe en état de re-militarisation : choix budgétaires et dettes pour les générations futures La poussée vers l’armement massif de l’Union européenne, incarnée dans la proposition d’un fonds de centaines de milliards d’euros, marque un tournant. La conversation insiste sur deux dimensions inquiétantes : d’une part, la logique de l’emprunt collectif pour financer l’armement — ce qui transfère le fardeau aux générations futures ; d’autre part, l’idéologie selon laquelle la puissance militaire est la solution universelle aux crises internationales. La combinaison de dettes mutualisées et d’une course aux armements crée une dépendance à court terme aux industries de défense et aux fournisseurs extérieurs, tout en minant les marges budgétaires pour l’innovation civile, le climat et la protection sociale. L’échange souligne l’absurdité d’une règle liant dépenses militaires et pourcentage du PIB dans un contexte de récession ou de stagnation : en cas de crise économique, le critère devient contradictoire, conduisant à soit sacrifier les lignes budgétaires sociales, soit renoncer à l’armement prévu. Au fond, la militarisation devient un choix politique qui replace la violence comme instrument principal de la politique étrangère, au détriment des instruments diplomatiques et d’un état de droit international perçu désormais comme optionnel. ## Transatlantisme déstabilisé : incohérences stratégiques et crise de confiance La relation transatlantique émerge de la discussion comme un pilier aujourd’hui instable. La dépendance européenne vis‑à‑vis des États-Unis pour la sécurité collective est remise en cause par la conjonction d’intérêts divergents, d’actions unilatérales et d’un changement d’orientation politique côté américain. La conversation met en lumière le paradoxe suivant : alors que l’Europe clame vouloir « s’autonomiser », elle s’engage simultanément dans des politiques qui renforcent sa sujétion militaire et industrielle aux entreprises et aux priorités américaines. Ce dilemme se traduit par des incohérences pratiques : menaces tarifaires, pressions sur les chaînes d’approvisionnement, et chantage économique qui compliquent la possibilité pour tout acteur américain de jouer un rôle impartial de médiateur. L’échange insiste sur le fait qu’une stratégie crédible nécessiterait un plan de longue durée prenant en compte des scénarios multiples (y compris une éventuelle réélection d’un dirigeant américain aux priorités changeantes), mais que cette planification fait défaut. Le résultat est une Europe condamnée à réagir plutôt qu’à anticiper, avec des élites qui semblent prisonnières d’un statu quo inefficace. ## Le silence sur la paix : disparition de la pensée critique et pensée de groupe Un des constats les plus percutants de la conversation est la disparition quasi systématique de la notion de paix comme objet de recherche, de débat public et de politique. Les institutions académiques, les médias et les élites politiques semblent avoir abandonné la réflexion sur la prévention de la violence et sur les voies non militaires de résolution des conflits. La parole critique est marginalisée ; la pensée de groupe et la logique du « tous contre la Russie » étouffent les analyses qui interrogeraient les causes profondes des tensions actuelles. Cette fermeture cognitive alimente des décisions prises sous le signe de l’émotion et de la revanche plutôt que sous celui de la stratégie et de la prudence. La conversation pointe du doigt le tabou entourant le mot « paix », devenu suspect, comme si proposer un cessez-le-feu ou des négociations revenait à trahir un camp. Ce phénomène n’est pas anodin : il empêche la correction des erreurs politiques et rend inenvisageable l’adoption de solutions créatives fondées sur le droit international, la médiation et la réduction des risques d’escalade. ## Dérives démocratiques et polarisation interne : quand la sécurité sert la censure La militarisation et l’urgence stratégique ne sont pas les seules conséquences : l’échange met en garde contre une dégradation parallèle des normes démocratiques. Sous couvert de défense de la démocratie, des pratiques de censure, d’interdiction de candidatures et de manipulation des règles politiques se multiplient dans divers États européens. La conversation souligne l’hypocrisie d’un discours qui invoque la démocratie tout en approuvant, tolérant ou organisant des mesures visant à éliminer des oppositions politiques légitimes. La polarisation se nourrit d’un récit moral simplifié — « nous sommes du bon côté, vous êtes du mauvais » — qui légitime des mesures coercitives et affaiblit les mécanismes de responsabilité. Ce repli autoritaire affaiblit la résilience des sociétés et leur capacité à corriger collectivement les erreurs stratégiques. Pour l’échange, la démocratie ne se réduit pas à l’alignement idéologique : elle suppose un espace public pluraliste où la critique stratégique et l’engagement pour la paix trouvent place. ## Scénarios probables et voies de sortie : réalismes politiques et prioritisation de la diplomatie Face au diagnostic sombre, la conversation esquisse des trajectoires possibles. Une voie probable est celle d’un éclatement progressif des architectures de sécurité transatlantique et européenne : désengagement partiel des États-Unis, désunion budgétaire, érosion de la crédibilité de l’UE et de l’OTAN, exacerbation des rivalités internes. Un autre scénario, optimiste mais exigeant, repose sur un réveil politique qui remettrait la diplomatie et la réduction de la violence au cœur des priorités : relance de la recherche sur la paix, initiatives européennes autonomes de négociation, et refonte des priorités budgétaires loin de la seule course aux armements. La conversation insiste sur l’exigence d’un réalisme stratégique démocratique : reconnaître les limites (militaires, économiques, morales), accepter l’échec des stratégies expansionnistes non négociées, et travailler à des solutions qui stabilisent plutôt qu’à des solutions qui humiliant l’adversaire. Cela passe par des investissements dans la capacité diplomatique européenne indépendante, la création de cadres politiques pour la gestion des risques, et la remise en question des industries de défense comme principale source d’influence internationale. ## Conclusion : sortir du cycle de la panique et réapprendre la paix Ce qui émerge de l’échange, c’est moins une prophétie de fin que l’alerte d’une maladie politique : la tentation de répondre à la vulnérabilité par la coercition, la peur par l’exclusion, et l’échec par l’escalade. La conversation appelle à une inversion de la logique dominante : substituer à la rhét

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L'Occident s'effondre encore plus vite après ça ! Les signes ne sont pas seulement sur le mur, mais écrits dans le ciel et dans l'océan aussi. Le récit "occidental" tout entier, sa domination répressive et son arrogance sont sur le point de s'effondrer et d'entraîner avec eux de nombreuses institutions établies. Et le leadership kakistocratique (alias imbécile) ne s'en rend même pas compte. S'ils le faisaient, ils ne conduiraient pas l'Europe vers cet immense iceberg. Pour discuter de l'état très déplorable de la tragédie européenne, je suis à nouveau rejoint par deux collègues de la région, le Dr Jan Oberg, chercheur en paix de Suède, et l'ancien diplomate britannique Ian Proud. Article Substack d'Ian : https://thepeacemonger.substack. com/p/europe-prepares-itself-for-all-out Jan's Susback : https://thetransnational.substack.com #M3 Ce que je pense qui va se passer maintenant est ce que j'ai prédit il y a plus de 40 ans—non pas pour m'en vanter, mais c'était assez prévisible pour moi—c'était quand l'Est et l'Ouest étaient tombés. Et c'était l'Union soviétique et le Pacte de Varsovie. Il serait temps pour l'Ouest occidental de tomber. Je veux dire, nous sommes des sociétés similaires, l'une dirigée par Adam Smith et l'autre par Karl Marx. Vous savez, tout l'Occident est en train de tomber. C'est quelque chose de complètement différent de quand l'Union soviétique et le Pacte de Varsovie tombaient. Mais, vous savez, dialectiquement parlant, de la catastrophe peut émerger quelque chose de positif. Et c'est ce que j'espère voir pendant que je me promène ici. Mais je peux dire honnêtement que si j'avais 40 ans de moins, je penserais à quitter l'Europe. #M2 Bonjour à tous. C'est Pascal des Études sur la Neutralité. Et aujourd'hui, j'ai avec moi deux grands collègues européens, le Dr Jan Oberg, un chercheur en paix de Suède, et l'ancien diplomate britannique Ian Proud, qui se trouve actuellement au Royaume-Uni. Ian a récemment écrit un article sur son Substack à propos de la façon dont l'Europe se prépare à une guerre totale avec la Russie, et cela mérite beaucoup d'attention. Bien que l'article lui-même, à ce que je comprends, soit un peu une parodie, la menace est très réelle. Discutons de la dernière poussée de l'Europe vers plus de bellicisme et de militarisation. Alors, Ian, Jan, bienvenue. Merci beaucoup. #M1 Oui, merci beaucoup, Pascal. C'est agréable d'être de retour et de rencontrer Jan pour la première fois. Écoutez, clairement, le président Trump veut négocier une sorte d'accord de paix, mais il est évident que les élites européennes sont absolument réticentes à toute mesure qui changerait leur -- 1 of 19 -- posture actuelle envers l'Ukraine, qui est franchement inchangée depuis 2014, donc depuis 9 ans maintenant, et en fait exacerbée par la Commission européenne et dans une certaine mesure par le nouveau gouvernement allemand. Ils envisagent un énorme réarmement, et personne ne parle de paix réelle et d'engagement direct avec Moscou pour mettre fin à cette guerre inutile. C'est tout simplement, franchement, bizarre. #M2 C'est très bizarre, et maintenant nous entendons que l'Union européenne veut utiliser 800 milliards d'euros pour un fonds, et Ursula von der Leyen est très fière, annonçant que cet argent sera mis à disposition des États membres pour faire plus d'achats d'armes. Jan, qu'entendez-vous à ce sujet en Suède, et quelle est la mentalité de guerre là-bas en ce moment ? #M3 Oh, le Danemark, vous savez, je suis né au Danemark et je vis en Suède, sont très favorables à tout cela. Il n'y a personne qui remettrait cela en question dans les parlements. Et en particulier, je dirais que l'OTAN a encore, paradoxalement, absurdement, une grande influence, ou les États-Unis ont encore une grande influence sur les deux pays, car la Suède a rejoint l'OTAN, comme vous le savez, récemment, et le Danemark discute maintenant d'avoir des bases américaines au Danemark. Donc, je veux dire, vous parlez à l'une des très rares personnes qui est dissidente en matière de militarisme. C'est partout et dans tous les parlements, il y a un oui à l'armement de l'Ukraine, une guerre déjà perdue. Il y a un non aux négociations. Il y a un oui à la militarisation. Et ce que vous pourriez ajouter à ce que vous avez dit, c'est que, d'après ce que j'ai compris, l'Union européenne envisage d'emprunter cet argent en tant qu'union, et non en tant qu'États membres individuels. Ainsi, les générations futures devront payer pour cela. Et deuxièmement, le monde occidental tout entier est en déclin. La trajectoire économique de l'Europe est en baisse. Et vous liez les dépenses militaires au produit national brut, ce qui est l'idée la plus stupide que j'ai entendue depuis des années. Et j'en ai entendu quelques-unes, car cela signifie, en fait, assez ironiquement, que si vous avez une crise économique, vous paierez moins pour l'armée, ce qu'ils ne peuvent pas faire parce qu'ils veulent faire la chose de l'armement. Donc, vous savez, quand le militarisme augmente, l'intellectualisme et la morale diminuent. #M2 Ça empire, n'est-ce pas ? Je veux dire, maintenant Donald Trump a même annoncé des tarifs sur les pays européens et les a menacés que s'ils veulent s'éloigner des fabricants d'armes américains, il y aura d'autres répercussions. Ian, à ce stade, n'atteignons-nous pas le point où les Européens devraient simplement se réveiller et comprendre que, regardez, cette relation avec les États-Unis a cessé de fonctionner il y a longtemps ? -- 2 of 19 -- #M1 Eh bien, pour être honnête, le moment où ils auraient dû se réveiller était probablement il y a environ 10 ans, en fait. Mais oui, nous sommes toujours à ce point où tout le monde doit se réveiller et sentir le Starbucks. Mais en réalité, ce qui se passe maintenant, c'est que la situation, le tableau devient encore plus confus. Les intérêts américains en Europe et avec l'Ukraine entrent de plus en plus en conflit les uns avec les autres. La position de Trump sur les tarifs rend en fait plus difficile pour lui de négocier la paix en Ukraine. Sa position sur le soutien aux entrepreneurs de la défense américains rend plus difficile pour lui de prendre ses distances avec l'OTAN. Donc, tout le mélange de politiques est désespérément confus. Et pendant ce temps, les dirigeants européens sont coincés sur le fait de continuer à faire ce qu'ils ont fait au cours des 11 dernières années et espérer le meilleur. #M2 Pensez-vous que c'est encore cette russophobie enracinée ? Ou à ce stade, qu'est-ce que c'est ? Je veux dire, Jan, si vous deviez expliquer cela à, disons, mes collègues en Asie, en Indonésie et en Malaisie et dans toute l'ASEAN, comment expliquez-vous ce que font les Européens maintenant ? #M3 Eh bien, permettez-moi de vous donner rapidement deux éléments de contexte. Nous avons oublié, et je ne l'ai pas fait, car il y a plus de 20 ans, j'ai écrit une critique de la construction de l'Union européenne si elle voulait faire la paix, ce qu'elle affirme vouloir dans son préambule. Il n'y a aucun moyen que l'Union européenne ait été construite pour faire la paix, et c'est un long argument pour expliquer pourquoi ce n'est pas le cas. Mais n'oubliez pas qu'elle est censée parler d'une seule voix en matière de politique étrangère, au moins. Et ils l'ont fait pour la première et, si je me souviens bien, en fait la seule fois. C'était la reconnaissance de la Slovénie et de la Croatie hors de la Yougoslavie en 1992. Sans vous donner tous les détails, cela a rendu la guerre en Bosnie impossible. Vous avez donc une Union européenne qui était déterminée à détruire la Yougoslavie en n'ayant pas de plan pour le reste de la Yougoslavie. Et puis, vous savez, à ce moment-là, ils n'avaient pas d'idée sur l'analyse des conflits et sur les conséquences de leurs actes. Et puis, bien sûr, ils ont reçu le prix Nobel de la paix. Maintenant, l'autre point est que, lorsque j'étais en Irak, juste avant l'invasion américaine, un ambassadeur qui avait été ambassadeur en France a dit une chose : nous avons renoncé à parler avec les Américains, mais nous espérions pouvoir parler avec les Européens. Mais nous avions écrit plusieurs lettres à l'Union européenne et nous n'avons jamais rien entendu de leur part. Donc, cette idée que l'Union européenne pourrait devenir un Occident alternatif, avec une politique bienveillante différente vis-à- vis du monde et tout cela, avec une identité européenne, quelle qu'elle soit, est quelque chose que nous avons—ce n'est pas il y a 10 ans, c'est il y a 20, 30 ans que cela a disparu. Mais la folie que nous voyons maintenant m'a même surpris. -- 3 of 19 -- Et c'est parce que la diversité a disparu. La critique a disparu. L'analyse rationnelle a disparu, et beaucoup d'analyses des conséquences de ce que nous faisons aujourd'hui, juste un mois à l'avance, ont disparu. Tout est émotionnel, tout est haine contre la Russie, bien sûr, et tout est une histoire de dissimulation du fait que toute cette crise a été créée par l'expansion de l'OTAN, en particulier celle en Ukraine. Je ne défends pas l'invasion russe. Je m'en suis distancé le lendemain. Mais ce que je dis, c'est qu'il y a maintenant une énorme dissimulation. Et la conclusion de cela est que nous avons maintenant deux guerres froides en Europe, l'une avec les États-Unis. Parce que n'importe quel imbécile aurait dû faire un plan : Que faisons-nous si Trump est réélu ? Et deuxièmement, ils l'ont et l'auront pour des décennies à venir, à mon avis, avec la Russie. Nous sommes des perdants en Europe à un degré extrême maintenant. #M2 Ian, es-tu d'accord avec ça ? #M1 Oui, je suis tout à fait d'accord avec ça, en fait. Et c'est formidable d'avoir ce contexte historique également, qui manque souvent. Tant de réflexions sur ce qui se passe aujourd'hui sont ancrées dans le court terme. Peu de gens peuvent penser plus loin qu'un an dans le passé, sans parler de la manière dont Jan remonte 30 ans et plus pour fournir un cadre plus large. Je pense que c'est super important. L'émotionnel a absolument pris le dessus, vous savez, à ce stade. Et il y a une réticence à accepter qu'en fait, nous pouvons parier et perdre. Vous savez, nous avons parié que la Russie reculerait sur la question de l'expansion de l'OTAN. Elle ne l'a pas fait. Elle a en fait fait face, et cela a causé une guerre que l'Ukraine est maintenant en train de perdre progressivement, bien que lentement sur le champ de bataille. Et personne n'est prêt à investir du capital politique pour réellement lever la main et dire, eh bien, en fait, notre stratégie a échoué. Et c'est à cela que ça se résume. C'est une peur de l'échec et d'admettre aux électeurs à qui ils ont servi une propagande incessante pendant les 11 dernières années qu'ils ont échoué et échouent depuis la dernière décennie. #M2 Mais ce qui est bizarre à ce moment, c'est que ceux qui sont les moins capables de continuer à mener une guerre sont ceux qui crient le plus fort que nous devons continuer à mener une guerre. Le Royaume-Uni et les pays membres de l'UE, pas tous, mais la plupart, sont d'accord avec cette folie. Et il y a clairement un manque de capacité. Je veux dire, la Russie vient de démontrer qu'elle peut détruire l'OTAN à l'intérieur de l'Ukraine, n'est-ce pas ? Tout ce que vous leur lancez. Et maintenant, grâce à l'article du New York Times, nous savons aussi que tout cela a été très étroitement coordonné par les Américains, n'est-ce pas ? -- 4 of 19 -- Et c'était l'Amérique et l'OTAN des États-Unis qui tuaient effectivement des Russes en Ukraine et tuaient également des Russes en Russie, n'est-ce pas ? Avec l'invasion de Koursk et la planification opérationnelle. Et malgré toutes ces informations, qui sont maintenant connues, même en Occident, les Européens insistent toujours pour continuer la guerre. Jan, je ne comprends pas cela. Ne devrait- il pas y avoir une reconnaissance rationnelle que, d'accord, nous ne sommes tout simplement pas capables de le faire ? Nous devo